Perfect (day)

En démarrant une nouvelle histoire d’amour, à moins d’avoir 10 ans, on apporte son passif. Les erreurs, les doutes, les échecs. Ce qui a marché dans les précédentes relations aussi. Le quotidien rassurant. Bref, l’expérience.

L’expérience, c’est ce qui fait de moi une personne différente d’il y a dix ans, ou quinze. Je suis probablement- sans avoir fondamentalement changé, non plus- dans une autre réflexion. Je pense qu’on nait bloc de terre glaise, puis que les expériences diverses, les autres, nous façonnent. Sans compter le véritable travail sur soi qu’on peut effectuer.

Très éloigné du pinard, tout ça?

Pas tant. Lire la suite

Never mind the bojo!

*merci Remy, pour le titre

Ha, Novembre, ses premiers brouillards matinaux, son crachin, les trottoirs mouillés dans les villes tentaculaires, et son bojo nouveau. Paf !

Le bojo nouveau, porté au pinacle par certains, honni par d’autres, ne laisse jamais indifférent. C’est sûr.

C’est la semaine où, accessoirement je souffre -pas toujours en silence- tant le journaliste lambda s’en donne à cœur joie, à coup de micro-trottoir et d’interviews de comptoir à rabâcher des clichés mille fois éculés. On en écrit à son sujet, de kilomètres de commentaires, le plus souvent désagréables.

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Et Ludes, et moi*

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*on est heureux comme ça.

Pour ne pas changer, je vais encore vous parler d’un petit producteur, dont les bouteilles se font rares. Pas par snobisme. Pas par effet de mode. Pas que pour contrecarrer les grosses maisons, ou faire de la langue de bois, brosser dans le sens du poil les quelques électrons bobos de la toile, qui ne jurent que par le confidentiel et l’introuvable (à condition que ce soit estampillé vu sur facebook, faut pas déconner. D’ailleurs, à ce propos, il est amusant de constater parfois comme certaines cuvées censées « inatteignables » garnissent avec une régularité métronomique chaque semaine le fil d’actualité. Bref).

Si j’en parle, ce n’est pas (que) par philosophie, c’est surtout parce que c’est bon. Bon. Point barre.

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Les closeries, sans s’faire mousser*

390Aujourd’hui, c’est particulier. Le vigneron est une femme! Plutôt deux fois qu’une, même. Un duo de vigneronnes, ça ne court pas forcément les rues (ça préfère arpenter la vigne).

Je ne sais plus comment j’ai eu des Closeries des Moussis sur le bout de la langue, j’ai égaré la source. Peu importe: j’ai aimé leur vin, et ayant discuté avec une des deux au moins, j’ai supputé qu’aller les voir, chez elles, serait une bonne idée. Lire la suite

Rousset-Peyraguey, l’ilot pirate

278Et un vigneron de plus à croquer ici. Une visite complètement imprévue, en réalité. Je ne voulais pas « charger » mon programme de vacances, laisser des plages de liberté pour les gosses.

Sauf que, d’où je logeais je n’étais qu’à 10 minutes de sauternes.

Tentant. Sans réfléchir trop, une évidence s’est imposée: sil y a un bonhomme à aller voir à Sauternes, c’est lui. Lire la suite

Le farfadet de Cahors*

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*merci la RVF

Voilà déjà le deuxième portrait de vigneron du bordelais. Bon, ok, je triche un peu: cahors n’est absolument pas une appellation bordelaise, même si elles ont un cépage en commun, le malbec.

Mais voilà, l’occasion était trop belle: à peine deux heure trente de bagnole aller pour voir sur ses terres (sic) Fabien! 200Trente ans tout juste, Fabien est un type très calme, discret mais généreux. Je ne vous refait pas le couplet sur le plaisir d’aller fouler les parcelles, d’aller voir les chais, les cuveries, bref le décor naturel du vigneron. Certes, en salon, on échange, on discute. Mais c’est incomparable. Avant de sauter dans vos carrioles, je vous raconte un peu? C’est parti!

Il faut que je vous dise un truc, d’abord: je n’avais pas rendez-vous qu’avec Fabien. Non, il y avait un deuxième homme au programme. Il me faut bien ça.

Cet homme-là, contrairement à Fabien, c’était une première. Oh, on a discuté/ rigolé nombre de fois virtuellement, son humour douteux me l’a rendu sympathique, son penchant pour la bonne chère et le vin en chair a achevé de me convaincre, j’ai fait abstraction de  son obsession étrange pour Dirk Frimout -personne n’est parfait, surtout pas un toulousain. Lire la suite

Gombaude, la force tranquille*

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*quand t’as maté les épaules, t’oses plus moufter.

Inaugurons la série de portraits avec Olivier. Je ne sais pas s’il est encore utile de le présenter, tant il a crevé l’écran en arrachant les poteaux dans Vinobusiness. Mais si, vous savez, le jeune ébouriffé de Pomerol. J’aime beaucoup ce type-là: son discours est clair, cohérent. Il a de l’humour. Et il n’est jamais avare d’explications.

Gombaude-Guillot est donc une propriété familiale à Pomerol. Lire la suite

Initials B.B (beautiful Bordeaux)*

201*bioutifoul bordowwww qu’on dit.

Il est des bonheurs inracontables. Heureusement, ce n’est pas le cas ici, sinon je n’entamerai pas une série qui je l’espère s’avérera intéressante, amusante, passionnante, biffez les mentions inutiles.

Bordeaux, c’est une ville: c’est ballot, je n’y ai pas mis les pieds, malgré les plus de 4500 kilomètres parcourus en 10 jours.

Bordeaux, c’est aussi – surtout- une région viti-vinicole. Mais pas que.

Ce que j’ai envie de vous raconter, ce n’est pas forcément le bordeaux dont on parle à grand bruit, petits souliers et gants blancs. Non, moi je préfère vous emmener dans les jolis bistrots, chez quelques vignerons authentiques, loin des « grands ». Ceux dont je vais vous parler méritent peut-etre encore plus ce qualificatif de « grand ».

Si la petitesse de leurs exploitations, si la petitesse aussi parfois de leurs moyens ne les portent pas au pinacle des classés et autres toqués du tocsin, ils font de ce métier exigeant qu’est la vigne une passion, une gageure, parfois un exploit. Je deviens carrément dithyrambique? Et alors? Lire la suite

L’Hummer noir*

*noir, c’est noir (et pis c’est classe)

Vous êtes nombreux et réguliers à me demander des adresses de (bons) cavistes. Et ça me fait très plaisir de vous confier aux mains de Paco, Philippe, Olivier,  Hervé, Martin, Alexandre, Pascal, .. . j’en passe et non des moindre, puis vous pouvez en retrouver plein ici. Parce que oui, il existe encore de supers cavistes, très compétents un peu partout en France.

Un caviste compétent, c’est outre le fait qu’il t’accueille  convenablement et t’écoute quelqu’un qui ne dit pas de conneries.

C’est pas si évident que ça de prime abord, je vous assure. Cette semaine, test d’un caviste spécialisé « Italie ». C’est juste un crochet parce que dans le coin, le bouclard avait bonne réputation, j’y ai trainé pas mal mes guêtres à un moment. Sauf que de l’eau a coulé sous les ponts.

« Vous auriez un vin, un peu original, bio de préférence? »

« Oulah, on n’a pas ça. Puis en Italie le vin bio, ça n’existe pas! » Lire la suite

La crème du gratin*

*sous vos applaudissements

L’amour est une chose compliquée: bien sur, on pense à ses débuts. On se voit, on se plait, on se tourne autour. On hésite, et puis grande inspiration: on se lance!

Ah, le délicat objet de notre affection pourrait bien ne pas partager la délicieuse ardeur que l’on ressent, il pourrait d’un geste, d’un mot faire tout capoter.

Ce premier écueil évité, quand il/ elle a dit oui, nous nageons telles des écrevisses soules dans un bouillon de félicité. Cette phrase ne veut rien dire, c’est pas grave, je suis un artiste contemporain. Lire la suite