Vinobusiness: le débrief *

wpid-DSC_3006.jpg*et de fureur

Le docu Vinobusiness a agité la blogosphère vineuse et tout ce qui réseau-sociaute vins en tous sens. Vu, pas vu, tout le monde ou presque y est allé de son commentaire.  J’ai lu le bouquin, mon avis sur lui était clair: belles idées, bonnes intentions, mais mal dégrossi il n’atteignait pas son but selon moi. Ce qui m’a valu d’être classée peu ou prou comme faisant partie de l’axe du mal, soit. J’ai rarement vu un tel déchainement, des camps aussi nets: si tu n’es pas à 100% d’accord avec moi, tu es contre moi. On atteint ici aux limites du réseau social: à force de pouvoir interpeller les auteurs, on oublie leur œuvre et on finit par critiquer leur personne. Moi y compris: j’avais dit que je n’en parlerai pas, tant son auteure et ses diverses interventions m’ont agacée. C’est mal, je sais.

Alors j’ai visionné le film dimanche soir avec mon fils (mais bon, il est tombé dans le vin petit, braies en moins) puis une seconde fois avec l’Homme, lui aussi caviste. Je me suis fait mon avis, évidemment. Nous en avons discuté. Lire la suite

Les FAV, le vin et la féministe*

blida

Va donc voir là: Caro est caviste, Caro fait cave à manger, Caro est à Caen.Et Caen on n’a que l’Amour…

*un conte moderne

Re-vlà samedi, déjà. Les semaines filent à toute vitesse, on n’a même plus le temps de se poser qu’elles sont déjà finies. Dire que j’ai toujours un billet sur les vins de New-York sur le feu, et aussi des envies d’explorer le soufre… Ce sera pour plus tard, en attendant, concentré d’humeur. Lire la suite

Le vin des humains

Le métier que j’exerce a beau l’être par passion, il est chronophage, fatigant, usant parfois. Parce que tout le monde n’est pas forcément de  bonne humeur, pas forcément poli, parce que moi aussi parfois je suis irritée, fatiguée… Nerveuse.  Je me plains parfois, ne voyant que le verre à moitié vide (le comble de la caviste).  Parce c’est compliqué,  qu’il faut bien sur n’en laisser rien paraitre. Il faut garder une humeur égale, que le client de fin de journée n’ait pas à pâtir de mon humeur, qu’il soit accueilli et écouté comme le premier de la journée.

Écouter.

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Affrontons fronton !

Comme je crois très fort aux vertus de la démocratie (not) et que j’avais à faire un choix crucial s’il en est entre les diverses  idées de billet nageant dans mes brouillons, j’ai sondé le peuple. Alors vins de New-York ou plutôt fronton? A l’unanimité générale, le vote s’est porté sur le sud-ouest, ce qui nous prouve deux choses:

  • le français est uber-branché french touch, en tant que belge, c’est toujours amusant de voir à quel point vous êtes assez peu curieux de ce qui se passe ailleurs sur la planète viticole. Heureusement que je vous aime bien, arrogantes grenouilles.
  • le sud-ouest a un a priori assez favorable, ce qui ne peut que me réjouir et n’est que justice.

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Et ban! (des vendanges)

Normalement, en ne vivant pas sur Mars et étant connecté avec les infos, Internet etc nul n’est censé ignorer que la période des vendanges a débuté. Pas partout, mais ce sera le cas dans les prochains jours/ prochaines semaines.

Je ne vais pas vous refaire une journée-type de vigneron en vendanges, vous allez en voir partout dans les Jt, du type agenouillé et du sécateur rutilant, intéressons-nous plutôt à ce qui se passe niveau raisins. Vendanger, c’est quoi?

Cueillir du raisin, ben tiens. Si possible à maturité, c’est mieux. Comment on sait?

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Et toi, tu brézème?

wpid-img_20140825_213745.jpgSept longs jours sans écrire. Bon, à vous, ça parait peut-être court: à moi, c’est intolérable. Mais un gros besoin, viscéral, de prendre du repos, et de couper le net, le flux d’infos, les turbulences.

Et me revoilà, avec quelques jolis vins dans les bagages: Alsace, encore, irrémédiablement. Et du riesling. Si on me demande mon cépage préféré, si je dois exclure tous les autres blanc, je le garde lui. Sans doute que mon cœur d’artichaut se souvient des cognements infinis à la découverte de mon premier "grand vin". Sans doute qu’il y a là un truc de l’ordre des réminiscences douces, qui fait que le riesling est mon partenaire particulier. Le riesling, tellement dur, secret, droit dans les bottes qui claquent. Rocailleux, roulant dans la bouche à grand bruit. Âpre. Difficile. Inconstant. Comme beaucoup, on a voulu en faire une caricature. S’il est génial pour révéler la minéralité, cette sensation étrange et fuselée, précise, saline, il n’est pas loin parfois d’un gros pataud, d’un albatros les ailes engoncées de pétrôle. Si le sauvignon doit sentir le pipi de chat, le riesling doit goûter le bitume.

Soupir Lire la suite

Here are the results: 12 points goes to…

tea

Et voilà, le concours #incollable de l’été est officiellement fini: il est donc temps d’annoncer le/ la grand(e) gagnant(e).

Mais avant, un immense merci: à vous qui avez joué le jeu, à ceux qui ont relayé, à ceux qui ont ricané avec moi… Merci à ceux et celles aussi qui ont pris le temps d’aller visiter la page sidaction, de faire le quizz. Plus que jamais, la prévention reste une priorité, et c’est très bien de continuer à diffuser le message: protégez-vous! Lire la suite

Après l’orage

Samedi matin. J’aime bien écrire le samedi matin sans doute  la fatigue de la semaine conjuguée à une certaine lumière propre aux samedis matins. Ou c’est l’orage de cette nuit qui a délavé le ciel, et rendu les trottoirs tout lisses. L’odeur d’après la pluie. Cette impression de nouveauté.

J’ai toujours vu la pluie comme cette possibilité de repartir de zéro, de tout laver afin que rien ne subsiste. Pour moi la pluie est comme une ardoise magique: un coup et hop, plus rien à voir circulez.

Depuis que je m’inquiète des vignes, évidemment c’est différent: je vois l’angoisse des vignerons, je la palpe, je l’écoute. Ce qu’ils voient dans ces orages, c’est aussi un rien, un néant. Mais c’est celui de leurs efforts, celui du raisin mis par terre, abimé, la pourriture, les branches cassées.

Du coup, après une nuit pareille, où l’eau en trombes n’a épargné personne, je me lève avec à la fois l’apaisement du à la fin de la pluie, ce sourire du début à nouveau possible, et cette curieuse boule au ventre d’aller vérifier si tout va bien. Je me dis qu’il faut espérer, regarder le bon côté, sourire à  la fin de l’eau.

Je sais que pour certains, ce sera la fin des gouttes mais pas celles des larmes.

On est au fond tellement rien quand la nature l’a décidé. Lire la suite

Vino, resto, dodo*

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allons jouer chez Isa, #relfie le concours de l’été de la Molière.

*le dodo, comme chacun sait, est une espèce disparue: d’où le niveau de mes jeux de mots

Pour ceux qui me suivent sur facebook ou twitter, ils n’ignorent pas LA grande affaire de cette semaine: je me retrouvais désespérée sans ordi suite à la merveilleuse idée de bébée d’éprouver sa résistance à l’eau. Conclusions:

  • Un bébé a beau être adorable, ne le laissons plus jamais approcher d’un clavier.
  • L’eau, si on devait encore le prouver est une belle saloperie: buvons donc du vin.

On ne reparlera plus de l’affaire Tariquet et consorts, elle a fait couler beaucoup d’encre -y compris ici, au point de rédiger ce billet long comme un jour sans pain vin entièrement sur mon smartphone, hé ouais. Lire la suite