Une Humeur, Pascal*

*dis, est-ce que tu Blaise?

C’est curieux comme, avec internet, et les smileys dégoulinants de partout, les Lol, PTDR et autres MDR, pratiquer l’ironie sans eux ou même la légèreté devient compliqué. Prenez une phrase toute simple.

Au hasard, celle-ci:

(c’est un métier, journaliste. De branleur, certes, mais c’est un métier)**

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Sauv(ignon) qui peut*

troll, troll, troll

 

Le sauvignon.

Le lecteur attentif du blog aura  noté que j’avais promis de parler plus de / goûter davantage ce cépage.

Alors, camarades, en avant, soyons vaillants et à l’abordage.

Si je dis sauvignon, il y a de fortes chances qu’on me réponde "France, États-Unis, Afrique du Sud,  Australie et  Nouvelle-Zélande". Mais savez-vous qu’il est aussi très présent en Italie, en Espagne, en Suisse, en Grèce, au Chili et dans pleins de pays de l’est? Le sauvignon est un des cépages les plus connus au monde, et parfois pour de mauvaises raisons. Le sauvignon, c’est un peu la fille facile des blancs: légère, inconséquente, fraiche, volubile et pas franchement inoubliable, du moins c’est ce qu’on peut en penser quand on ne le connait pas bien. On lui prête des caractéristiques telles que l’arôme de pipi de chat, de buis, de genêt, mais aussi d’agrumes et de plus ou moins fortes acidités. Lire la suite

Voyage au bout de la nuits*

*ce titre n’a aucun rapport, Karamazov

L’humeur du week-end revient, en douceur et profondeur.

Je ne sais pas pourquoi j’ai en tête depuis quelques jours les filles du bord de mer, version Arno. Envie d’évasion, peut-être. J’aime bouger, voir, sentir, découvrir, rencontrer.

A défaut, je bois varié.

faugeres

chateau des Estanilles, faugères 1998

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Belgappétit et Belgaboiraussi*

*j’ai jamais fait pire.

"ça te dirait de venir présenter trois-quatre vins belges lors d’un week-end culinaire ?"

Moi, on commence à me connaître, pour les conneries trucs farfelus je suis toujours partante. Surtout quand c’est demandé gentiment par Fabienne, un bout de bonne femme électrique à laquelle tu ne peux rien refuser. Lire la suite

Aix que les gens naissent égaux en droit?*

*à l’endroit où ils n’Aix.

Zou, partons en Provence.

Les cigales, le soleil brûlant, la lavande, les chats à trottin menu sur les pierres trop chaudes, les pins et les rosés.

Les imageries cartes-postales marchent du tonnerre, tellement qu’on oublie parfois que la Provence est aussi une terre de blancs splendides, pouvant présenter des gardes longues et des rouges.

Ha les rouges provençaux. Lire la suite

VDV #65: on va tout peter ! *

*ponk, ces belges 

Bien cher peuple des vendredistes, bonjour!

En cette merveilleuse journée d’avril, c’est avec émotion que je saisis le sceptre des mains du Doc… Quoi y en a pas? Remboursez!   Je me souviens comme si c’était hier -bon, c’était hier, mon étourderie n’étant pas que légendaire, j’avais complètement zappé que j’étais maitre du monde des VDV (j’ai bien essayé de féminiser ce terme, mais "maitresse" non. Tyranne ou despotesse, ça marchera jamais. Et on se demande pourquoi il n’y a pas ou si peu de femme dictateure). Anybref. Lire la suite

Boire sans grossir, le bouquin *

Il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées ni même de bonnes intentions pour faire un bon bouquin. Dit comme ça, c’est à la fois un peu lapidaire et évident.

Mais voilà.

On ne peut pas dire que j’attendais beaucoup d’un ouvrage comme celui-ci:

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D’abord parce que les guides d’une façon générale m’ennuient, parce que les régimes m’ennuient, parce que la modération m’ennuie.

Mais je pensais y apprendre des choses, voire réviser mon jugement sur certaines habitudes.

Je l’ai donc commencé l’esprit ouvert, ne sachant pas au juste ce que j’allais y trouver.

L’auteure, dans l’intention manifeste de promouvoir le vin, et pour contrer les méchants emmerdeurs prohibitionnistes tend à démontrer que le vin est un aliment, et même un aliment bon pour la santé.

Bonne idée. On découvre donc -bon, j’exagère, on le savait déjà- que le vin contient des minéraux, des polyphénols, des acides, des tanins, de l’eau, du sucre et de l’alcool. Que c’est probablement l’alcool qui joue le plus grand rôle dans les effets bénéfiques (à petite dose) du vin, les minéraux présents y étant en quantités tellement infimes qu’ils ne peuvent pas avoir une incidence réelle. C’est un nutritionniste qui le dit.  Ou alors il faudrait en boire des litres. Sauf qu’on ne peut pas, et pas uniquement pour préserver son foie.

Méga-surprise: pour ne pas grossir, il ne faut pas se priver de vin, mais ne pas en boire beaucoup (1 verre à 1 verre et demi pendant le repas).

Boire en dehors des repas, c’est mal, grignoter c’est mal, les chips c’est mal…

Pondre plus de deux cent pages pour révéler ça c’était un peu light, non?

Du coup, l’auteure évoque une théorie assez fumeuse de groupes sanguins, sans s’appuyer sur rien de scientifique, elle l’affirme elle-même. Moi, ce genre de pseudo-science alimentaire me fait doucement rigoler.

A ce sujet, sa théorie sur l’explosion (sic) des ventes de vins rosés est très rigolote: on boit du rosé parce que c’est plus léger en couleur donc moins alcoolisé, moins nocif, moins caloriques (idées reçues, bien sûr) et parce que le rose, couleur pimpante est un remède anti-crise.

Toujours aussi étranges, les vertus des vins selon leurs couleurs et régions:

Le champagne fait péter, le vin blanc est à éviter pour les sportifs, le vin jaune est antibactérien, le côtes-du-rhône est riche en calcium, le sud-ouest antioxydant…

Bref, on n’apprend pas grand chose, mais s’il le fallait on se déculpabilise d’aimer le vin. Ou de ne pas l’aimer, puisque d’après l’auteure, notre corps sait instinctivement si nous en avons besoin ou pas (les groupes sanguins).

Bon:

  • cette histoire de groupe sanguin me turlupine un max: on sait que génétiquement, certains individus sont hypersensibles à l’alcool, et ça n’a rien à voir avec leur groupe sanguin, mais plutôt avec une mutation génétique en rapport avec une origine ethnique .
  • faire une analyse de ce que contient le vin (acides, minéraux, etc) sans parler une seconde des pesticides me semble assez biaisé, pour le coup. C’est encore bon pour la santé, si c’est blindé de pesticides, dites?
  • les vins natures en prennent pour leur grade: mal maîtrisés selon l’auteure, effaçant le terroir, faits trop rapidement, ne pouvant pas vieillir, voire carrément mensongers. Heureusement qu’elle est trop polie pour parler de leur goûts de poneys … enfin "c’est une mode, une étiquette, un signe de reconnaissance qui permet aux jeunes consommateurs de se rallier à un groupe et ainsi de se rassurer". Et puis, d’après l’auteure il contient moins de polyphénols (sic). Bref, ne buvez pas de vins naturels pour votre santé, en plus ils sont même pas tous bios (re-sic). wpid-DSC_3627.jpg
  • les vins bios sont parfois très très méchants aussiwpid-DSC_3628.jpg
  • la liste de vignerons par région en fin de bouquin, s’apparentant à un mini-guide, est surtout pas mal pour dégraisser… le porte-feuille. Beaucoup des vins présentés sont tout de même relativement onéreux (surtout sur le bordelais). Présenter des grands noms (qu’on ne présente plus d’ailleurs) c’était un peu court- jeune homme.

Voilà un bouquin que je n’achèterai pas -ça tombe bien, c’est la maison d’édition qui me l’a envoyé. Et je me demande à qui il est destiné au juste?

Les gens qui veulent maigrir n’y trouveront pas d’astuces autres que faites-vous plaisir mais en limitant les quantités et évitez les vins trop sucrés/trop alcoolisés.

Les gens qui cherchent du rationnel et du scientifique seront également très peu servis: beaucoup de choses floues, ou servies avec des "si". Affirmer que le champagne est "tonique" comme -oh étonnement- à peu près tous les vins, okay, mais sur quelles bases?

Bref, la seule chose qui ressort de ce bouquin, c’est que le vin est à prendre comme un plaisir, et que même si ses effets scientifiques ne sont pas prouvés de façon claire et précise, il a très certainement des effets sur la bonne humeur et la convivialité. Et ça, c’est bon pour la santé.

En revanche, si un vigneron nature me lit et veut prendre l’auteure en stage pour lui montrer deux-trois trucs, j’appuierai à fond l’initiative …

 Sur ce pour me remettre, j’en ai appelé au saines vertus d’un Hurluberlu, 100% cabernet franc, en carbonique.

wpid-IMG_20140331_214332.jpgC’est en bio, l’élevage est court, c’est tout fruit tout flamme. Je sais plus, c’est quoi déjà la vertu des vins de Loire?

(j’ai eu un sourire de là, à là, mais en très mauvaise élève, je crois que je n’ai pas respecté le pas plus qu’un verre. C’était trop bon, chef).

 

 Boire sans grossir, sans excès, et sans nuire à sa santé, Laure Gasparotto, Flammarion 17 euros.

 

Le vin d’Anne

Depuis samedi 22 Mars en fin de journée, Anne a rejoint la Loire. A la Confluence de la Vienne et de la Loire non loin de Cande-St-Martin. Elle fut baignée, accompagnée de nos larmes. Elle est partie. Elle est devenue la Loire, avec juste ce qu’il faut de sauvagerie, de rires en vague, de clins d’oeil lorsque le soleil joue avec elle, de paix quand la lune, les étoiles la caresse. A qui voudra l’entendre et la voir, elle s’adressera encore… Ne serait-ce que par les pluies délicates nées du fleuve roi qui se déposeront sur ces vignes tant aimées. Elle fut, est et restera M’Amuses. Mais tout le monde n’est pas un buveur de poèmes. A celles et ceux qui la connaissaient, qui vont la découvrir, je vous invite à lire le texte joint. A celles et ceux qui voudront que l’aventure existe et prenne de l’ampleur, régale nos gosiers, juste ces précisions : Toutes les opinions seront entendues, les susceptibilités et individualités mise de côté, il n’ y aura que partage, travail et gaieté. Ce que vous allez faire sera pour Elle, pour la Vie qui doit continuer !

Franck Buveur de poèmes, juste un caillou sur cette terre.

Je suis caviste, personne ne l’ignore, je crois.  Ce qu’on sait peut-être moins, c’est qu’entre cavistes qui partageons la même philosophie (peu ou prou) on se parle.

Quand la nouvelle la semaine dernière est tombée, très vite, une initiative s’est lancée. Bruno a proposé de réunir une cagnotte, histoire d’adoucir un peu la peine des proches d’Anne, et je crois aussi de manifester notre soutien à tous. Pour elle. Pour Franck. De dire aussi combien la jolie personne qu’elle était a été ressentie, combien elle manquera sur la toile, en dehors, combien elle manque déjà.

Réunir des sous, oui, mais pour en faire quoi?

Ni fleurs, ni couronne: nous respectons cette volonté. Pas de plaque "à la mémoire de", non…

Quand soudain, germe une idée géniale (merci Stéphane)

Anne et le vin, Anne et la vigne, la terre, la vie.

Planter une vigne, en Loire c’est évident! Faire pousser du raisin, puis un jour un vin naîtra: un vin pour elle, pour ses enfants, son compagnon.

Faisons ça: on réunit des sous,  on convainc un vigneron … Pour le moment la plantation pose problème (droit de plantation, et temps pour produire), donc on va se diriger vers l’achat de raisins en 1er lieu, la plantation proprement dite viendra ensuite.

Chenin? Cabernet franc? On ne sait pas encore, mais l’idée va se peaufiner. Le vin, c’est ce qu’on a tous en commun.  C’est un geste qui au final réunit tout le monde, c’est une belle métaphore de vie, c’est poétique, symbolique et consolateur.

La vie, dans sa plus belle et simple expression.

Ce qu’on vous propose, c’est vous qui la lisiez, vous qui l’avez rencontré ou pas, cavistes, blogueurs, vignerons ou simples amateurs touchés par sa passion de participer à ce joli projet: Laurent Herlin, vigneron qu’elle affectionnait particulièrement est sur le coup, et grâce à Charlotte le "how to" est simplifié. Il suffit de cliquer là, et de permettre de donner vie à la vigne d’Anne.

Un simple geste, un sourire, une vigne.

 

 

VDV #64: Vin divin, ou devil?

J’aime bien le Doc. Non, mais vraiment. Il fait partie de ces quelques rares pour lesquels j’ai sympathie ET estime. Ceci dit, après m’être d’abord écriée "mais il est génial ce thème VDV" (rendons-nous à l’évidence: la drogue), au moment d’être face à face avec mon écran d’ordi désespérément vide- oh, toi interface blanche et nue, que n’auras-tu pas plissé mon front d’albâtre, ahem- je l’ai maudit. Sur quatre générations, au moins.

Qu’est-ce qu’il nous impose donc comme thème, ce fieffé coquin?

 Pour vous, que sera le vin de demain ?!

A quoi le vin de demain devra-t-il "ressembler" pour vous convaincre dans votre passion ?!

Y’a t-il à votre connaissance des vignerons qui font déjà le vin de demain ?!

Va-t-on dans le mur, ou passerons-nous à travers ?!

Hé ben, on a pas l’cul sorti des ronces, moi je vous le dis.

Quel rat! Le rat devil!

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