Et toi, tu brézème?

wpid-img_20140825_213745.jpgSept longs jours sans écrire. Bon, à vous, ça parait peut-être court: à moi, c’est intolérable. Mais un gros besoin, viscéral, de prendre du repos, et de couper le net, le flux d’infos, les turbulences.

Et me revoilà, avec quelques jolis vins dans les bagages: Alsace, encore, irrémédiablement. Et du riesling. Si on me demande mon cépage préféré, si je dois exclure tous les autres blanc, je le garde lui. Sans doute que mon cœur d’artichaut se souvient des cognements infinis à la découverte de mon premier "grand vin". Sans doute qu’il y a là un truc de l’ordre des réminiscences douces, qui fait que le riesling est mon partenaire particulier. Le riesling, tellement dur, secret, droit dans les bottes qui claquent. Rocailleux, roulant dans la bouche à grand bruit. Âpre. Difficile. Inconstant. Comme beaucoup, on a voulu en faire une caricature. S’il est génial pour révéler la minéralité, cette sensation étrange et fuselée, précise, saline, il n’est pas loin parfois d’un gros pataud, d’un albatros les ailes engoncées de pétrôle. Si le sauvignon doit sentir le pipi de chat, le riesling doit goûter le bitume.

Soupir Lire la suite

Here are the results: 12 points goes to…

tea

Et voilà, le concours #incollable de l’été est officiellement fini: il est donc temps d’annoncer le/ la grand(e) gagnant(e).

Mais avant, un immense merci: à vous qui avez joué le jeu, à ceux qui ont relayé, à ceux qui ont ricané avec moi… Merci à ceux et celles aussi qui ont pris le temps d’aller visiter la page sidaction, de faire le quizz. Plus que jamais, la prévention reste une priorité, et c’est très bien de continuer à diffuser le message: protégez-vous! Lire la suite

Après l’orage

Samedi matin. J’aime bien écrire le samedi matin sans doute  la fatigue de la semaine conjuguée à une certaine lumière propre aux samedis matins. Ou c’est l’orage de cette nuit qui a délavé le ciel, et rendu les trottoirs tout lisses. L’odeur d’après la pluie. Cette impression de nouveauté.

J’ai toujours vu la pluie comme cette possibilité de repartir de zéro, de tout laver afin que rien ne subsiste. Pour moi la pluie est comme une ardoise magique: un coup et hop, plus rien à voir circulez.

Depuis que je m’inquiète des vignes, évidemment c’est différent: je vois l’angoisse des vignerons, je la palpe, je l’écoute. Ce qu’ils voient dans ces orages, c’est aussi un rien, un néant. Mais c’est celui de leurs efforts, celui du raisin mis par terre, abimé, la pourriture, les branches cassées.

Du coup, après une nuit pareille, où l’eau en trombes n’a épargné personne, je me lève avec à la fois l’apaisement du à la fin de la pluie, ce sourire du début à nouveau possible, et cette curieuse boule au ventre d’aller vérifier si tout va bien. Je me dis qu’il faut espérer, regarder le bon côté, sourire à  la fin de l’eau.

Je sais que pour certains, ce sera la fin des gouttes mais pas celles des larmes.

On est au fond tellement rien quand la nature l’a décidé. Lire la suite

Vino, resto, dodo*

wpid-img_20140730_164418.jpg

allons jouer chez Isa, #relfie le concours de l’été de la Molière.

*le dodo, comme chacun sait, est une espèce disparue: d’où le niveau de mes jeux de mots

Pour ceux qui me suivent sur facebook ou twitter, ils n’ignorent pas LA grande affaire de cette semaine: je me retrouvais désespérée sans ordi suite à la merveilleuse idée de bébée d’éprouver sa résistance à l’eau. Conclusions:

  • Un bébé a beau être adorable, ne le laissons plus jamais approcher d’un clavier.
  • L’eau, si on devait encore le prouver est une belle saloperie: buvons donc du vin.

On ne reparlera plus de l’affaire Tariquet et consorts, elle a fait couler beaucoup d’encre -y compris ici, au point de rédiger ce billet long comme un jour sans pain vin entièrement sur mon smartphone, hé ouais. Lire la suite

Tar’ ta gueule à la récré *

Je suis extrêmement prévisible. Certains mots me font bondir, et il allait de soi qu’en lisant ceci j’allais réagir. Oui mais pourquoi ?
Parce que tout ceci n’est pas très grave au fond.
Parce que oh y a rien de mal à boire ce genre de vins. Et puis bon ça va deux secondes l’intelligentsia hippie-bobo-mélanchoniste-biffez les mentions inutiles. Comme je fais partie de ces intellos rétrogrades (sic) qui exhortent à surtout boire autre chose que du tariquet, je vais prendre le temps d’expliquer deux minutes. Pour ceux qui débarquent, en plus de ne pas être sympa, je suis caviste. Ce qui fait beaucoup pour une femme, I know. Ma petite expérience du monde du vin (15 ans que j’y bosse) me fait aller, et de façon naturelle, vers une sorte de militantisme.

Oui, je défends le bio, oui je défends l’artisanat: parce que je suis moi-même un maillon de cette chaine artisanale. Parce qu’indéniablement nous disparaissons, comme les libraires, comme les bouchers, comme les crémiers. Notre savoir-faire, notre savoir-expliquer passe à la trappe. Les gens ne veulent plus découvrir un vin, une histoire, un accord ils veulent consommer. De façon décérébrée, souvent. La transmission s’est perdue. Ne cherchons pas de vains coupables mais constatons. Nous avons perdu une grande partie de notre savoir gastronomique. Nous ne savons plus cuisiner, déchiffrer des mentions, des termes. Lire la suite

De l’ennui

Ennui: du bas latin inodiare, qui signifie « être odieux ».

Sentiment de démotivation et de désintéressement. Lassitude due à un manque d’intérêt ou à une activité monotone.

L’ennui c’est immanquablement ce qui nous guette parfois, quand en dehors de toute occupation notre esprit vagabonde. Celui-là, tous les psys s’accordent à le dire est excellent. C’est cet ennui, ce désœuvrement qui conduit à la création. C’est grâce à lui qu’on compose, qu’on écrit, qu’on peint. L’ennui n’est pas connu des sociétés qui luttent pour la survie. C’est un luxe, en soi de s’ennuyer. Lire la suite

Cet été, je suis #incollable

teaL’été… ses longues heures molles et alanguies par la chaleur, ces longues soirées chaudes et avec suites, bref l’été quoi.

Nonobstant la grisaille qui s’est abattue depuis 48heures sur la Belgique, on est toujours en plein dedans. Il est donc utile de parler protection.

Celle des raisins, c’est encore compliqué. Malgré tout le soin qu’on peut leur apporter, si la météo se déchaîne…

Celle du vin, c’est parfois le soufre: dosé justement, utilisé avec intelligence il permet d’éviter pas mal d’emmerdements.

Trop is te veel mais sans, c’est casse-gueule.

Si on peut laisser au vigneron le soin d’assumer cette prise de risque relative, il est un sujet avec lequel la prise de risque devrait être de l’ordre du zéro.

La santé, mes poulets.

Reprenons donc. L’été, il fait chaud: c’est cet inconnu au regard de braise qui vous offre un verre de saint-véran les pieds dans le sable. C’est cette blonde qui vous fait goûter à sa côte-rôtie.

Voyez où je veux en venir?

Pour se préserver des excès du vin, c’est simple:

-tant que faire se peut, on garde à l’idée qu’on est pas tous égaux face à l’alcool (sexe, âge, antécédents, santé, etc). Donc on connait ses limites et on essaie de ne pas trop les dépasser.

-on adopte le réflexe un verre = un verre. A chaque verre de vin, on avale un verre d’eau. Ce qui donne mal au crâne, les lendemains de soirées, c’est surtout la déshydratation due à l’alcool (et parfois un soufre excessif, bon).

Après, il existe un dommage collatéral un peu plus grave que la gueule de bois aux longues soirées arrosées: on fait des bêtises, on prend des risques avec ce joli brun/ cette belle naïade et bardaf, c’est l’embardée.

IST, de bénignes à mortelles (on ne guérit toujours pas du SIDA, les gens).

Hé oui, on préfère désormais le terme IST à MST aka infections sexuellement transmissibles plutôt que maladies. Une maladie a forcément des symptômes contrairement à une infection or la plupart du temps dans le cas des IST il n’y a ni pus qui coule du gland ni autres bubons suspects. D’où l’intérêt du suivi gynéco  entre autres et d’aller se faire dépister au moindre doute sur un rapport.

Pour ne pas en arriver là un seul réflexe: la capote. Toujours. On n’oublie jamais.

Sidaction organise cet été l’action "je suis #incollable et vous?" en s’aidant notamment d’un quizz   à tenter ici (sans vous mettre la pression belge, haha la meilleure, j’ai fait sept sur sept). Et en demandant de relayer un maximum l’info sur réseaux sociaux, blogs, etc avec lien vers le site. En parler autour de soi, c’est bien aussi n’est-ce-pas?

Comme je suis décidément une nana over sympa, je vous propose de gagner ce petit kit de Sidaction (comprend trois bracelets à messages, des préservatifs ainsi que du gel lubrifiant. Du "lubrifiant" hahaha, pas besoin de ça vous disiez-tu? En fait, consommation d’alcool aidant une meuf  peut avoir des soucis de lubrification naturelle, et pour éviter que la capote ne chauffe et/ou craque, ce qui est aussi inconfortable que dangereux, il ne faut vraiment pas hésiter à rajouter du lubrifiant – pas de l’huile, pas du beurre, pas de la crème solaire, du vrai lubrifiant qu’il est fait pour).

Comme, nom de dieu, nous sommes sur un blog vin, j’y ajoute du pinard surprise! Non pas une, ni deux mais trois quilles* pour tomber les filles/ les gars/ les ornithorynques.

Je récapitule:

  • trois jolis bracelets à garder pour soi ou à offrir
  • des capotes (pareil)
  • du lubrifiant (vous avez compris)
  • trois bouteilles de vin surprise
  • si on est hyper sage, j’ajoute une dédicace, même.

Oui, mais comment on fait pour gagner?

Très facile.

On poste ici en commentaire, ou sur la page FB de la Pinardothek un beau selfie d’été avec sa bouteille de vin préférée, mais attention, protégée ! Pas forcément avec une capote, hein. Ça peut être métaphorique, poétique, de toutes les façons que vous voulez (faites-lui porter le chapeau, mettez-lui des lunettes, que sais-je mais mouillez-vous).

Faites appel à votre imagination, surtout !

Un jury d’experts indépendants désignera la photo la plus sympa/ drôle et tadam! A lui la folle soirée **

Si le/la gagnant/e n’est pas trop loin géographiquement, il/elle pourra venir retirer son prix à la cave. Sinon, je lui envoie par la poste :)

* sélection de trois coups de cœur x 75 cl de moi.

**blogueuse non inclue dans le lot

 *** évidemment, pour participer, 18 ans minimum requis, hein.

 

 

 

 

Happy Blogday: deux ans déjà

cropped-the.png

Vous avez échappé à ce relook là, remerciez-moi

Comme vous l’aurez peut-être remarqué, le blog a *légèrement* changé d’aspect.

Hé oui, ses deux ans approchent à grand pas (c’est lundi, mais comme je serai occupée, on fête ça avec un peu d’avance): je voulais donner un coup de frais. Certains m’ont déjà fait part de leur surprise: plus sobre que le design précédent, il étonne. Lire la suite

Les souris (d’agneau) dansent *

wpid-img_20140713_221048.jpg* okay, ce ne sont pas des souris, mais sinon, le jdm marche pas.

Je crois que ce qui m’a séduite le plus chez Lorni outre son humour ravageur (quelle autre personne au monde peut rire à la simple évocation du mot "truite"?) c’est sa cuisine de la flemme. J’aime ça, plus que tout au monde

je veux te l’entendre diiiiire.

Anybref, trêve d’Obispo (je retiens très fort "est-ce que tu blaise, Pascal?"). Lire la suite