Le choc’ des titans

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Je suis pas plombier (bier, bier, bier) mais j’ai un beau métier. Celui qui consiste – aussi- à passer ma soirée à bafrer  goûter du chocolat et picoler déguster du vin. Plaignez-moi.

Un exercice que j’aime particulièrement, les séances d’accord: parce qu’on a toujours des surprises, ce qu’on avait imaginé, construit « intellectuellement » s’effondre ou se révèle, parce que c’est l’occasion aussi de se remémorer qu’en matière de goût il existe une et une seule personne qui a raison: vous. Toujours, vous, quel que soit ce qu’on vous serine (vieille syrah) ou la manière dont on tend à vous influencer. Lire la suite

Jeux de mains*

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*jeux de vilaines

Parfois je me dis qu’il y a lieu de se réjouir pour les femmes dans le monde du vin. Je discute avec des vigneronnes engagées, passionnées, j’en vois évoluer de ci de là, apprendre, se faire des cals aux mains, hésiter, douter. Y a du progrès, elles sont là, partout, elles font. Je vois des cavistes s’épanouir, faire ce dont elles ont envie, sans personne pour les freiner. Travailler en collaboration ou non avec des hommes, les exemples sont légion et tous différents. Lire la suite

Hummer de mai: j’écris ce qui me plait

Ce billet d’humour et d’humeur va être complètement décousu (de fil blanc). Je pose en vrac mes idées là, pour pas qu’elles se barrent à Kouda. 

Je regardais ces petites meufs, iphones à la main, selfiant à tour de bras, gloussant pour les beaux yeux d’un Kevin ou d’un Kendji, dans leurs jeans savamment troués. Comme un réflexe m’est venu: « Pfff, je portais les mêmes à 15 ans » avant de me souvenir que ma mère m’avait dit exactement pareil à cette époque. Rien ne change au fond, on évolue, le mascara quand il coule s’enfonce un peu dans les rides, on continue à glousser pour les beaux yeux d’un Laurent ou d’un Thierry, sauf qu’on ne porte plus de jeans troué.

Le temps passe. Le temps file. Le temps fait tout: il apaise, rassure, colle une furieuse part de doute aussi: comment je serai dans cinq ans, dans dix ? Lire la suite

T’as la frite? j’ai la patate!

Pour les trois dans le fond qui n’ont pas suivi, l’auteure de ces lignes est belge.  Trois infos capitales dans cette phrase:

  • Je suis une femme
  • Je n’ai pas d’accent
  • Alain Delon m’a tout piqué

Et pourquoi aujourd’hui parler de ma nationalité? Parce qu’on touche un peu trop souvent à mon trésor, qu’on bafoue ma patrie, qu’on foule aux pieds des millénaires d’exigence gastronomique. J’en ai gros sur la patate! Après vous avoir instruit sur la carbonnade, vous avoir évoqué les fameuses poires cuites et leur sirop divin, il est temps de mettre les points sur les -i de la frite. Lire la suite

Toutes quilles dehors, c’est le printemps!

wheterJe crois que c’est la première fois de l’histoire de ce blog que je reste si longtemps muette. Ça ne veut pas dire que je n’écris pas, bien au contraire. Juste que je n’ai plus trouvé de temps pour ici. C’est comme ça, dans les longues relations on a besoin de souffler un moment, de se poser ou de carrément voir ailleurs. Pour mieux revenir ensuite.

Et je suis là! Pas de billet construit, désolée, ça reviendra. Mais un panorama de quelques unes des bouteilles bues, hop. J’affirme encore plus fort mon amour pour le Jura, mon coeur bat la Chamade. Oui, je le redis: Philippe Bornard est un grand vigneron, surtout quand on lui laisse la place de s’exprimer en magnum. Lire la suite

Parler d’amour ou de vin, pareil

Comme personne ne me demande mon avis, je vais vous le donner. Cette phrase pourrait être un gimmick de blog, tiens: après deux ans et demi -déjà? hé oui- de billets il est peut-être temps de changer, re-nouveller, évoluer? Mais ce n’est pas, pas encore, le sujet.

Je lis de ci de là, qu’il est tellement difficile de parler de vin. Je n’ai jamais eu cette impression: pour moi, il suffit d’en boire et puis d’en parler. A des potes, des gens qu’on estime. Ou bien de prendre son clavier, à quatre doigts (j’ai progressé) et d’y planter des mots. Rien de sorcier. Le blog a ceci de merveilleux: il suffit d’y écrire, comme on veut. Pas de contraintes d’espace publicitaire, pas de ligne édito à respecter. Personne ne demande de faire plus concis, d’y mettre moins d’humour. Les chroniques -ta mère- y vivent leur vie, imparfaites et pourtant tellement vivantes. Lire la suite

Sur les marchés: le doc formidable!

Une fois n’est pas coutume je vais dire du bien d’une émission de télé. Ouais, tout arrive.

Je suis tombée dessus par hasard, et c’était formidable. Pas moins. Le pitch n’est pas compliqué, il s’agit d’aller sur les marchés. D’où le titre du doc, pas con. Sur les marchés donc, mais pas seulement. De l’échoppe-scène de théâtre du maître-fromager Sten Marc du marché de Morlaix, on passe au pré où paissent en quasi liberté les pies noires de Ronan, jeune agriculteur bio. Sten a un rêve: composer un plateau de fromages 100% breton. D’où l’idée d’emmener ces agriculteurs passionnés avec lui, et de les aider à produire des fromages de qualité. Bien sûr, c’est bucolique. Et ça fait rêver. Les petits cochons gratouillés sous le ventre qui se font bomber la panse avec le petit-lait.

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