David dans la brume *

Photo @ David Large

Photo @ David Large (même que tu peux aller voir sur son site http://www.davidlarge.fr)

*brume, brouillard…

J’aime bien les vins qui me prennent par surprise. J’adore ouvrir une bouteille, après l’avoir tâtée, observée, soupesée, imaginé comment le liquide serait, et puis… Bam, aouch, uppercut, pas le temps de riposter. T’es un peu sur le cul, tu te poses des questions. C’est bon. Lire la suite

Gold champagne !

cuveor

Cuve « Goldorak ». Image @Champagne Leclerc-Briant

On croirait l’objet tout droit sorti d’un James Bond, issue du cerveau génial mais néanmoins machiavélique d’un super-méchant stylé. Fan de l’espion, vous vous souvenez sans doute de Shirley Eaton, la « femme en or » de Goldfinger? Beaucoup de légendes ont accompagné ces images mythiques. L’or! Plus que tout autre métal, il fait rêver et fantasmer… shir Pour vinifier et/ ou élever le vin, on connaissait le fût (barrique, tonneau, foudres), la jarre ou l’amphore en terre cuite de toutes tailles, le verre, les cuves époxy, inox ou ciment mais pas encore le métal précieux. Et pourtant…
Nous sommes en Champagne, et Frédéric Zeimett, le Boss des champagnes Leclerc-Briant n’a pas de sombres desseins pour le monde, tout juste l’ambition d’élaborer les meilleurs vins possibles. Pour les avoir déjà goûtés plusieurs fois, c’est de la belle ouvrage (et en biodynamie).
Goldorak, comme il surnomme cet ovni est une barrique tout inox, et or, de 228 litres.  Pas question de bling-bling: la beauté est intérieure.
Il ne s’agit pas d’une feuille d’or qu’on aurait apposé mais d’une « aurification par electrolyse ».
 Nous avons testé la terre cuite l’an dernier, l’immersion de bouteilles au large de l’île d’Ouessant (un résultat magnifique!!), et cette année c’est l’or
Au delà de la symbolique liée à ce métal depuis la nuit des temps, et sans aucune référence aux alchimistes de la Renaissance (quoique, la transmutation du raisin en or est un objectif louable, non??), nous recherchons toujours dans nos divers tâtonnements la concentration de l’énergie dans nos cuvées (vins vivants et vibrants!). Il nous parait évident que l’or, symbole à la fois du feu et de la lumière, et en même temps parfaitement neutre en terme de matériau, a un pouvoir capturant d’énergie pour le liquide qu’il va contenir….
A première vue ils seraient parmi les premiers  à utiliser un tel contenant. Celui-ci a fait l’objet d’un brevet.
« L’or est un métal très pur et très neutre qui ne migrera pas dans le vin », assure Frédéric.
Prochaine étape, le choix de la cuvée qui aura le privilège d’être vinifiée et élevée dans cette barrique « hors du commun », et la dégustation au printemps prochain….
Info amusante: en valeur, il y en a à peu près pour un lingot.
To be continued

J’ai lu: Entre les vignes

wp-1473494209586.jpegC’est la rentrée littéraire !

Et c’est plutôt une bonne nouvelle: hors des guides traditionnels ou moins il y a aussi des bouquins traitant de vins d’une autre façon, plus sensible.

J’ai reçu cette semaine « Entre les vignes » opus à trois signatures: Guillaume Laroche, Henri Annoni, Frédéric Henri.

« Conversations libres avec des vigneronnes et vignerons de Bourgogne » en est le sous-titre. Lire la suite

Mission Sauternes !

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vignes du domaine, photo de Daniel

Au départ, il y a une bonne fée. Rousse. C’est elle qui me glisse: « je connais quelqu’un dont les vins – et la personnalité – devraient t’intéresser. Écris-lui, ou téléphone, tu verras ».

La curiosité me perdra. Ce que je sais de cet homme? Trois fois rien. Ancien marin, devenu vigneron. Caractère bien trempé. Des vins  parait-ils délicieux. Fins. Précis. Lire la suite

Teste-moi ça: le coravin et moi

Aujourd’hui, reportage de l’extrême et énorme prise de risque, j’ai testé pour vous… le Coravin.  Pour la transparence: je n’ai pas acheté l’appareil, c’est la personne qui gère presse et blogs chez Coravin qui me l’a envoyé. Sans échange de liens, ou de demande d’article, d’ailleurs.

Coravin, c’est quoi? Un appareil qui permet de prélever une (petite) quantité de vin sans enlever le bouchon de la bouteille au moyen d’une aiguille. Celle-ci ponctionne le vin, puis sert à diffuser de l’argon (un gaz neutre) pour remplir le vide créé et éviter les oxydations. Lire la suite

Ma semaine en clichés (2)

Le resto de la semaine:

Après une journée de balade, nous arrivons à Durbuy. Et nous posons au bord de l’eau, à la taverne 1331. Nous commandons nos plats, du vin, et un apéro. Nous le sirotons tranquilles trois minutes environ: c’est là qu’on nous amène nos assiettes – sans accompagnement de pain, d’ailleurs – au lance-pierre. Aucune excuse « vous n’avez pas fini l’apéro? ». Aucun empressement à au moins s’occuper du vin commandé. Souhaitions-nous de l’eau, peut-être? On ne nous l’a pas demandé. Et on n’a pas eu l’occasion de le faire, les serveurs disparaissant mystérieusement après être passés à notre table. La bouteille de vin, commandée à l’apéro, est  arrivée alors que nous finissions nos truites. Décidés à ne pas nous énerver, puisqu’il faisait si beau, nous envisagions de finir le vin tranquille, puis de commander un dessert. Les trente minutes – au bas mot – d’attente pour débarrasser nos assiettes, puis la disparition de tous serveurs (donc impossible de passer commande du moindre dessert) nous a découragé. Point d’orgue? Nous avons du nous lever pour aller chercher un serveur en salle afin de régler l’addition. Plats corrects, mais service qui fait plouf. Ballot, quand on est au bord de l’eau.

Taverne 1331

Rue du Comte Theodule d’Ursel 14

6940 Durbuy

Le chenin de la semaine:

saven

Comme quoi, tout n’est pas tout blanc tout n’est pas tout noir: bu à l’adresse au-dessus, ce très joli chenin à pleine maturité, pile à la bonne température (sûrement pas fait exprès). Le nez te bourre le pif de poire et de safran, avec un côté légèrement oriental. Puis la bouche reprend un peu de tenue, plus fruit, moins d’épices, et une finale clapante. 2007 n’étant pas l’année la plus dégueu qui soit pour ce genre de vins, mais ça n’explique pas tout.

Le test de la semaine:

tomates

Je n’avais jamais fait de tomates confites, bien que grande fan de ce genre de grignotes. Et c’est super simple:  on coupe en 4 les tomates (plus ou moins de la même taille), on enlève le trognon (?!), on épépine avec les doigts. On place face bombée contre la plaque du four, huilée. On saupoudre de sel, de sucre, et d’huile + les épices que l’on souhaite (romarin, sauge, basilic, ail haché… moi j’ai mis du thym et une feuille de laurier) => au four à 100° pendant au moins 5h, 6h si les tomates sont grosses. On laisse refroidir puis on met en bocal (préalablement bouilli 5 min, puis refroidi) et on couvre de ce qui reste d’huile de cuisson + huile d’olive. C’est prêt! Je réfléchis à en faire une prochaine fois aromatisées au gingembre. Ma passion coupable.

Le malbec  de la semaine:

cahors

C’est du malbec, certes, mais c’est avant tout un super cahors. Remettre l’église au milieu du village, et l’AOP à sa juste place. Ceci dit, le vin, c’est aussi fait pour être bu, sans chichis, parce qu’il y en a marre des salamalecs. Parce qu’on a beau faire toute la comm’ qu’on veut, le dernier qui a parlé c’est le vigneron, et c’est lui qui a raison. C’est du chouette vin d’appellation, ça ne coûte pas dix balles, c’est juteux à souhait, déclinaison de cerises noires et de mûres. Et moi j’dis, quand je lis tout ce que je lis,  la grande sagesse c’est: la fermer, et reprendre un verre de ça!

La syrah de la semaine:

cayas

On parle trop peu des vins suisses. On dit rarement leur grande originalité, leur finesse et leurs cépages parfois très étonnants. Ici, ce n’est pas le raisin qui fait l’OVNI, puisqu’il s’agit d’une syrah, une habituée des bonheurs divers, mais le vin en lui-même. Riche, velouté, presque caractériel: ce jeune freluquet a besoin d’un bon coup de carafe sur le pif pour se discipliner, pour faire fondre ses dernières résistances. Car une dizaine d’années de cave ne l’a pas assagi, il est fougueux, comme un étalon. Sa robe sombre et  son nez annoncent la couleur, sa bouche est poivrée, le fruit derrière se fait prier, puis apparait, mordant. Très belle syrah, pas besoin de tortiller du cul pour admettre ça.

Alerte canicule

basa

ça c’est de la joie dans ta bouche: super cidre du pays basque, c’est bon, c’est Bordatto

Comme je suis d’une mansuétude qui n’a d’égale que ma modestie, aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire un cadeau.

C’est l’alerte canicule: tels de petits porcelets en quête d’ombre, nous suons de concert. Et donc, nous déshydratons! Halte-là, il faut y remédier. Lire la suite