Mission Sauternes !

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vignes du domaine, photo de Daniel

Au départ, il y a une bonne fée. Rousse. C’est elle qui me glisse: « je connais quelqu’un dont les vins – et la personnalité – devraient t’intéresser. Écris-lui, ou téléphone, tu verras ».

La curiosité me perdra. Ce que je sais de cet homme? Trois fois rien. Ancien marin, devenu vigneron. Caractère bien trempé. Des vins  parait-ils délicieux. Fins. Précis. Lire la suite

Teste-moi ça: le coravin et moi

Aujourd’hui, reportage de l’extrême et énorme prise de risque, j’ai testé pour vous… le Coravin.  Pour la transparence: je n’ai pas acheté l’appareil, c’est la personne qui gère presse et blogs chez Coravin qui me l’a envoyé. Sans échange de liens, ou de demande d’article, d’ailleurs.

Coravin, c’est quoi? Un appareil qui permet de prélever une (petite) quantité de vin sans enlever le bouchon de la bouteille au moyen d’une aiguille. Celle-ci ponctionne le vin, puis sert à diffuser de l’argon (un gaz neutre) pour remplir le vide créé et éviter les oxydations. Lire la suite

Ma semaine en clichés (2)

Le resto de la semaine:

Après une journée de balade, nous arrivons à Durbuy. Et nous posons au bord de l’eau, à la taverne 1331. Nous commandons nos plats, du vin, et un apéro. Nous le sirotons tranquilles trois minutes environ: c’est là qu’on nous amène nos assiettes – sans accompagnement de pain, d’ailleurs – au lance-pierre. Aucune excuse « vous n’avez pas fini l’apéro? ». Aucun empressement à au moins s’occuper du vin commandé. Souhaitions-nous de l’eau, peut-être? On ne nous l’a pas demandé. Et on n’a pas eu l’occasion de le faire, les serveurs disparaissant mystérieusement après être passés à notre table. La bouteille de vin, commandée à l’apéro, est  arrivée alors que nous finissions nos truites. Décidés à ne pas nous énerver, puisqu’il faisait si beau, nous envisagions de finir le vin tranquille, puis de commander un dessert. Les trente minutes – au bas mot – d’attente pour débarrasser nos assiettes, puis la disparition de tous serveurs (donc impossible de passer commande du moindre dessert) nous a découragé. Point d’orgue? Nous avons du nous lever pour aller chercher un serveur en salle afin de régler l’addition. Plats corrects, mais service qui fait plouf. Ballot, quand on est au bord de l’eau.

Taverne 1331

Rue du Comte Theodule d’Ursel 14

6940 Durbuy

Le chenin de la semaine:

saven

Comme quoi, tout n’est pas tout blanc tout n’est pas tout noir: bu à l’adresse au-dessus, ce très joli chenin à pleine maturité, pile à la bonne température (sûrement pas fait exprès). Le nez te bourre le pif de poire et de safran, avec un côté légèrement oriental. Puis la bouche reprend un peu de tenue, plus fruit, moins d’épices, et une finale clapante. 2007 n’étant pas l’année la plus dégueu qui soit pour ce genre de vins, mais ça n’explique pas tout.

Le test de la semaine:

tomates

Je n’avais jamais fait de tomates confites, bien que grande fan de ce genre de grignotes. Et c’est super simple:  on coupe en 4 les tomates (plus ou moins de la même taille), on enlève le trognon (?!), on épépine avec les doigts. On place face bombée contre la plaque du four, huilée. On saupoudre de sel, de sucre, et d’huile + les épices que l’on souhaite (romarin, sauge, basilic, ail haché… moi j’ai mis du thym et une feuille de laurier) => au four à 100° pendant au moins 5h, 6h si les tomates sont grosses. On laisse refroidir puis on met en bocal (préalablement bouilli 5 min, puis refroidi) et on couvre de ce qui reste d’huile de cuisson + huile d’olive. C’est prêt! Je réfléchis à en faire une prochaine fois aromatisées au gingembre. Ma passion coupable.

Le malbec  de la semaine:

cahors

C’est du malbec, certes, mais c’est avant tout un super cahors. Remettre l’église au milieu du village, et l’AOP à sa juste place. Ceci dit, le vin, c’est aussi fait pour être bu, sans chichis, parce qu’il y en a marre des salamalecs. Parce qu’on a beau faire toute la comm’ qu’on veut, le dernier qui a parlé c’est le vigneron, et c’est lui qui a raison. C’est du chouette vin d’appellation, ça ne coûte pas dix balles, c’est juteux à souhait, déclinaison de cerises noires et de mûres. Et moi j’dis, quand je lis tout ce que je lis,  la grande sagesse c’est: la fermer, et reprendre un verre de ça!

La syrah de la semaine:

cayas

On parle trop peu des vins suisses. On dit rarement leur grande originalité, leur finesse et leurs cépages parfois très étonnants. Ici, ce n’est pas le raisin qui fait l’OVNI, puisqu’il s’agit d’une syrah, une habituée des bonheurs divers, mais le vin en lui-même. Riche, velouté, presque caractériel: ce jeune freluquet a besoin d’un bon coup de carafe sur le pif pour se discipliner, pour faire fondre ses dernières résistances. Car une dizaine d’années de cave ne l’a pas assagi, il est fougueux, comme un étalon. Sa robe sombre et  son nez annoncent la couleur, sa bouche est poivrée, le fruit derrière se fait prier, puis apparait, mordant. Très belle syrah, pas besoin de tortiller du cul pour admettre ça.

Alerte canicule

basa

ça c’est de la joie dans ta bouche: super cidre du pays basque, c’est bon, c’est Bordatto

Comme je suis d’une mansuétude qui n’a d’égale que ma modestie, aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire un cadeau.

C’est l’alerte canicule: tels de petits porcelets en quête d’ombre, nous suons de concert. Et donc, nous déshydratons! Halte-là, il faut y remédier. Lire la suite

Be Causse the night *

*belongs to lovers

J’ai parlé de Cahors, il n’y a pas longtemps vous vous souvenez? Et depuis, hasard, coïncidence, un truc rigolo (not) se passe. Ma boite mail déborde de choses comme ceci:

cock

Et ça ne s’arrête plus: champagnes sur-mesure pour servir avec des glaçons, cocktails au muscat-de-rivesaltes, frosé (oui oui, vous lisez bien, de « frozen » et « rosé », une sorte de sorbet réalisé avec du vin rosé )… Faut-il ne pas aimer le vin pour lui faire subir ça? Lire la suite

VDV #86: vins racinaires

ob_302d8f_racinesC’est vendredi, c’est le bordel et c’est aussi « Vendredis du vin ». Chaque mois, il nous est ordonné, nous petit peuple de la blogo, de plancher sur un thème choisi par un président volontaire. Ce mois-ci, c’est le Doc qui s’y colle. Le Doc, comment vous dire? C’est une sorte d’ogre foutu comme un hobbit, le chainon manquant humoristique entre Patrick Sébastien et Kant. Bref, un personnage attachant, énervant, qu’il  critique des restos, ou rende hommage à la bibine.  Son thème est le suivant: les vins racinaires. Wtf, me direz-vous? Lire la suite

Cahors K.O? Merci l’interpro

IMG_3902Je n’aime pas trop qu’on me prenne pour un jambon. On peut me dire que je suis grasse – c’est vrai! – ou que mon humour est gras  – c’est vrai aussi –  mais je ne supporte pas qu’on me prenne pour un lapin de trois semaines. Cette image cuniliculturée n’est pas là par hasard: en effet, même si la semaine dernière un infâme gourgandin m’a fait comprendre avec un subtil « oh vous savez des vieux, entre trente et quarante ans quoi » que je n’étais plus de première main, j’estime qu’on peut encore m’inclure dans le groupe « jeunes ». Lire la suite