La positive attitude

Qu’est-ce que vous n’aimez pas chez vous?

Les cons!

Oui, mais chez vous?

Y a parfois des cons qui viennent chez moi

On pourrait penser qu’avec Internet, le monde du vin serait plus libre: de goûter ce que bon lui semble, de donner son avis, de critiquer. Après tout, puisque désormais il est très facile de mettre en ligne ses impressions, pourquoi se contenter de les partager seulement avec un cercle restreint d’amis? Lire la suite

Petite douceur (dans un monde de brutes)

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Revenons un peu au vin, voulez-vous? Mais en douceur, en douceur et profondeur.

Nicolas est un drôle d’énergumène à cheveux longs et idées pas si courtes: poète, jardinier, dessinateur, il est avant tout vigneron au château de Reignac, domaine bordelais dont j’ai déjà un peu parlé ici: c’était en 2013, j’en change pas un mot. Lire la suite

chat.
Le cerveau est quand même très bizarrement foutu. En lisant « attentat au Mali » j’ai de suite eu ce truc qui fuse « Et encore, on n’est pas dimanche, c’eut pu être jour de mariage à Bamako ». Comme s’il n’encaissait pas l’info, et faisait diversion. Comme si tant de morts partout, tout le temps, c’était trop dur à encaisser. Alors on développe des parades. Moi c’est la dérision: un héritage, je suppose. Une carapace, sûrement.
Et puis y a eu ce réveil, avec des messages qu’on m’adresse sur mon téléphone: « tu vas bien? », « t’es à l’abri? » (révisez votre géo, les choupis)
Bruxelles. Ma Belgique. Et pareil mon cerveau qui me souffle « je préférais quand on nous connaissait pour les frites et Plastic Bertrand » (surtout que bon, Plastic, il est luxembourgeois, et que c’est même pas lui qui chante ses chansons). « L’humour c’est la politesse du désespoir », il parait. Des messages un peu pudiques, un peu empruntés, en souhaitant de toutes ces forces que…
Alors après avoir eu des news de tout ceux qui comptent, poussé le soupir de soulagement égoïste de ceux qui ne sont pas touchés directement, on est restés très polis.
On a vu affluer de partout du soutien, de l’amour, de l’affection.
Polis.
Parce que désespérés. Que ça se passe ici, mais partout dans le monde. Qu’il y ait autant de victimes, partout tout le temps. De toutes les couleurs de peaux, sans distinction. Musulmanes, chrétiennes, juives, athées, agnostiques… Des femmes, des hommes, des mômes.
“Les morts ont tous la même peau” comme dirait mon pote Boris.
Hier, j’ai vu de la colère, de l’incompréhension mais malgré les messages de haine, malgré les propos gerbants de quelques-uns, malgré les appels à la force, au meurtre, à l’exclusion j’ai aussi vu l’unité et l’empathie.
L’union fait la force, l’oignon fait la farce.
Je me sens très belge: parce que ce qui nous tient, c’est cette faculté à chanter encore même les deux pieds dans la merde.
Je me sens très belge, parce que ce pays, cahin-caha, va, continue, persiste.
Notre auto-dérision, notre humour, notre politesse du désespoir les gars.
Je me sens très belge: pas pour les frites, la mayo, les moules, Tintin, le Manneken, les brusseleirs, et tous ces symboles, juste parce c’est ainsi.
Je me sens très belge parce que je ne suis d’aucun pays: je suis de partout.

Manger bio n’est pas un choix

J’ai tapé « bouffe » dans google❤

*du moins pas au sens premier

Cet article ne va pas spécialement parler de vin, mais de bouffe, de cuisine, et de tous ces trucs de bonnes femmes (sarcasme inside).

Hier, je lisais dans un papier que si environ 80% des français soutiennent les agriculteurs en colère contre la pression sur les prix, 80% des français continuent à fréquenter les grandes surfaces. Cherchez l’erreur: avec un raisonnement simpliste, on pourrait se dire « il suffirait de ne plus acheter pour que ça ne se vende  plus ». Lire la suite

Blabla et vin

Ce matin, l’oeil encore à moitié dans le coussin, l’autre sur twitter, je tombe sur un tweet posté par mon camarade Manu, qui parle de l’inanité d’un commentaire vin.

Bam, mon œil s’ouvre en grand – l’autre l’était déjà, suivez un peu – et je vais voir. Effectivement, l’assemblage de mots est imbitable: il utilise des adjectifs qui objectivement ne peuvent pas qualifier des noms. Un sillage ne peut pas être soyeux, par exemple, pour la bonne et simple raison qu’il s’agit d’une odeur. Et que par nature, elle est impalpable. Difficile donc de lui attribuer un qualificatif qui concerne le toucher. Lire la suite