Sexistes, les trophées du vin?

On évoquait la possibilité de faire un Trophée « Machos du vin » avec un tire-bouchon zizi en guise de récompense. Ça existe. Hé ouais

Hier, le monde de la bédé a été un peu secoué. En gros, pour la faire courte, au Grand prix de la bédé d’Angoulême, sur trente nommés, zéro femme. Tollé général, évidemment réaction immédiate des autrices (une centaine). Et défection d’auteurs masculins pour dénoncer le manque de représentation féminine. Angoulême a plié de mauvaise grâce concédant de nommer quelques femmes en plus des hommes déjà nommés. Lire la suite

Cadeau !

Vous n’avez pas eu assez de cadeaux au pied du sapin? Ou on vous a offert des trucs tous nuls -et vous osez pas le dire rapport que bon, c’est la famille quand même- ou pas du tout adaptés à vos goûts?

Pas de panique, je suis là pour vous gâter.cadeau

400 idées pour accompagner vos plats avec vin, bières, alcools même. C’est décalé, c’est beau, c’est cool.

Et j’en ai un exemplaire pour vous!

Oui, mais comment on fait pour le gagner?

Hyper simple: en quelques lignes, décrivez-moi votre accord mets-vin le plus pourrave (de votre fait ou de quelqu’un d’autre) et pourquoi ce livre vous serait indispensable. Envoyez à lapinardotheque@gmail.com . Les plus drôles seront publiées ici, et un tirage au sort déterminera le gagnant.

A vos claviers!dsc_5796.jpg

Paru chez Hachette vins, Olivier Bompas, et avec ça qu’est-ce qu’on boit? 19.95 €

 

Clôture des participations: le 6 janvier.

Champ’ à tous les étages

On y est presque: fin d’année, cotillons, danses syncopées, et … champagne, évidemment! Pour comprendre ce qu’est un (bon) champagne, c’est là. Pour vous aider à faire un choix de bulles cool et cohérent, voici ce que j’ai eu l’occasion de goûter le plus récemment. Ils sont classés par « accord » à table: bien évidemment, ce sont des suggestions, en aucun cas une Vérité. Le choix final VOUS reviens (t’as vu, jeune ou moins jeune ça fait grave « livre dont vous êtes le héros)(sauf que c’est plus court).
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Wonderland: l’autre pays des cavistes

Les fêtes, c’est une grosse grosse période pour les cavistes – et tant mieux- mais c’est aussi du coup l’occasion d’entendre un paquet de trucs rigolos souvent, parfois mignons, parfois un peu énervants.

Certaines questions peuvent désarçonner par leur incongruité parce que pour nous, c’est devenu tellement réflexe, parce qu’on baigne dans le vin sans arrêt, ça nous fait une très jolie peau d’ailleurs- mais on se remet bien vite en selle. Je veux donc bien qu’on rigole mais pas qu’on se moque.

So, avec une énorme pensée pour mes potes cavistes qui se reconnaitront forcément, bienvenue au Pays des Merveilles avec un best of de vraies phrases entendues…

« Je voudrais du vin, je ne sais pas quoi, ni quel budget, ni la couleur, que ce soit original mais un peu classique »

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« Nan mais de toute façon, le champagne, une heure au congel’ et c’est réglé »

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« Vous avez du vin sans alcool? »

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« Il faut un vin sucré mais pas calorique, c’est pour des femmes »

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« C’est un  wine snob »

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« On m’a dit que c’est pas du vrai whisky, que c’est une contrefaçon. Ben oui, il est écrit whiskEy avec un e »

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 » Une fois j’ai acheté du corbières en grande surface et il était dégueulasse. Il est bon le vôtre au moins? »

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« J’ai goûté dans un resto un super vin, c’était Clos quelque chose, ou chateau, je sais plus le nom avec une étiquette orange, ou bien verte je crois. Vous en avez? »

« Je viens juste en repérage, je viendrai chercher les vins pour le réveillon le 24 »

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« On est six: vous pensez que deux bouteilles pour l’entrée, trois pour le plat, deux pour le fromage c’est assez? Oui, c’est sans l’apéro »

« C’est pour un connaisseur: il prend des cours d’oenologie, une fois par mois. Depuis deux mois »

« J’adore la dinde farcie, vous avez de quoi l’arroser? »

« Vous avez du bon champagne pas cher du tout ? Mais il est bon au moins ? Ah oui de toute façon on risque de revenir le 4 janvier… Au revoir et bon courage pour les fêtes ! »

« Je viens pas acheter du vin, mais vous auriez des caisses bois à me donner? »

« Faites comme si c’était pour vous, je vous fait totalement confiance »

« Vous pouvez laisser le prix dessus, qu’on voie que c’est pas bon marché comme cadeau? »

« Je sais pas trop, les vins natures j’ai lu que ça puait le crottin »

« En dessous de vingt-cinq euros, y a rien de bien hein? »

« Ok, on va pas prendre de moelleux sur le foie gras, on vous écoute »

« Servir du rosé-pamplemousse sur le saumon, ça irait? Ma belle-sœur ne boit que ça »

Aux cavistes: courage les petits potes

A vous qui poussez leurs portes: merci de nous faire sourire, d’être là,  de nous faire confiance, et  de nous donner aussi l’occasion d’expliquer et de transmettre un peu de ce qu’on aime: le vin, le bon, qui fait du bien!

Et bonnes fêtes!

Alors, ça bûche?

C’est bientôt Noël: période de crise de nerf, de tension familiale, de non-je-veux-pas-y-aller et de ma-mère-est-mieux-que-la-tienne.

Ou bien c’est parce que j’ai mauvais esprit: voilà, je suis le vilain lutin de Noel qui fait des croche-pattes aux enfants, vous saurez tout.

Ceci dit, tout n’est pas tout noir: Noël, ça reste aussi l’occasion de sortir de belles bouteilles, de tester des trucs, et de peut-être ENFIN conquérir sa belle-mère. Car on sait que ce sont elles les plus coriaces, voilà, c’est un fait établi.

Parce que Noël est déjà bien assez source de stress comme ça, saumon fumé ou huitres, pull en jacquard ou chaussettes à ponpon pour ton père, et les cadeaux au fait on le droit de les ouvrir avant minuit ou pas? Dans ma grande mansuétude, je m’étais déjà dévouée pour vous éclairer sur les champagnes, (j’annonce: dans deux-trois jours, y aura en plus une grande dégustation sur le blog), sur comment servir les alcools et voici quelques pistes histoire d’être au moins sur de bons rails question pinards. Déjà ça de pris. Lire la suite

Vini birre ribelli: instantanés

299C’était le weekend dernier et c’était bien; Patrick (et tous ceux qui l’accompagnaient dans le reste de l’orga) y ont mis beaucoup d’énergie, et du cœur à revendre. Il est comme ça le Pat’, entier: voilà bien une chose qu’on peut porter à son crédit. On peut se fritter avec, on peut un peu s’engueuler, on sait bien qu’au fond, c’est un « binamé » comme on dit chez moi. Un vrai type gentil. Et passionné.

Franchement chapeau bas: organiser un bazar pareil, avec les emmerdements, la pression, le niveau 4, etc mérite les bravo (bravi?).

Depuis le salon de l’année dernière, certaines choses ont évolué: le lieu est différent, ce qui facilite grandement le parking. Plus de vignerons, aussi, et massivement tous plutôt d’excellente humeur, ce qui ne gâche rien.

Et du monde, du monde, du monde, ce qui expliquera sans doute les seules petites choses qui fâchent: beaucoup de bruit, car la salle résonne, rendant parfois difficilement intelligibles les propos des vignerons.

Et du mal, à cause du monde à accéder aux crachoirs.

Parenthèse: oui, j’ai besoin de crachoir(s). Je sais, j’entends « bah, nous on crache pas, on est là pour écouter l’âme des vignerons, c’est pas de la dégust’ prout-prout ».

Sauf que je vais pas sur un salon pour picoler, ça je le fais très bien chez moi, ou dans un bar.

Du coup, je suis bien embêtée: l’idée du crachoir central au milieu des allées est pas mauvaise. Sauf quand lesdites allées sont encombrées, que des gusses tiennent meeting autour des crachoirs, qu’il faut, tel un hamster névrotique aux joues gonflées se frayer un passage, user de sa science du mime pour pouvoir accéder au crachoir, et se soulager sans éclabousser personne. Après quelques temps, j’étais devenue la Noureev du crachoir, la Pavlova du engagez, crachez, retirez.

Ceci dit, pour des raisons de confort, et de concentration, allez fieu, on dit que l’année prochaine y aura un crachoir sur chaque table? S’il-vous-plait?

Prise par le temps, je n’ai pas pu déguster beaucoup de vins, donc en instantanés:

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  • Claquer la bise à Fabien Jouves et goûté en vitesse son amphore 2014, un peu en réduction. On laissera le temps au temps pardi.
  • Enfin vu en « vrai » le Quentin du Sot de l’Ange, qui est encore plus barge qu’il n’en a l’air. Des vins d’une gourmandise réjouissante, encore encore!
  • Découvert le reste de la gamme du Chateau Bas, avec la joviale Marie, un peu au bout du rouleau après deux jours de salon mais gardant la banane.
  • Jura my love: les Bottes rouge avec une mention spéciale à leur superbe chardonnay.
  • Sarnin-Berux: bah c’est bon, qu’est-ce tu veux rajouter?
  • Elsass power: ça se bouge le cul du côté de l’Alsace, les gars! Un petit nouveau pour moi, chez Brand, dont j’ai adoré le pinot gris très mûr et pourtant très équilibré. Les vins des Hauser, qui ont gagné, d’après mes souvenirs en précision. Et le jeune Julien chez Kumpf Meyer, dont je suis ravie d’avoir regoûté le sylvaner restons nature, sur lequel j’étais très mitigée. Il a vachement bien évolué. Comme quoi, y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’est-ce pas?
  • Une tuerie, découverte de 2015: du prosecco. Gardez vos spritz loin de moi, hérétiques! Ce serait criminel de foutre quoi que ce soit dans les beaux effervescents chez Colleti. Et clap clap spécial au manzoni « rose »: c’est de la bombe bébé!

Je vous fait ça viteuf, parce que j’aurais pu aussi aller goûter des bières (plein), me faire dédicacer des livres (pleins, aussi) ou écouter des conférences. En décembre, je me transforme en lapin blanc, arf… Bref, j’ai passé un très bon moment: je n’ai qu’un seul regret, pas pu faire une bonne baise à Patrick, qui était débordé.

Vini Birre ribelli 2015, c’est fini! Vive VBR 2016.