My name is Bomb, James Bomb*

*le retour du jeu de mot approximatif, pour toi public.

Je dois bien le confesser, je l’adore, James.

James qui? Il n’y en a qu’un seul, voyons. Bond. L’agent 007, le mec au costard et au cheveu toujours impecc’, celui qui sirote un Vesper tout en sauvant le monde.

Que celle qui ne s’est pas pâmée au moins au fois devant son élégance britannique, que celui qui n’a pas envié sa maitrise parfaite des gros engins me jette le premier diamant.

Où je veux en venir? Simple.
J’ai une mémoire extrêmement subjective: je suis incapable de me rappeler de dates d’anniversaire, de chiffres mais par contre j’oublie rarement un vin.
Le rapport entre ma mémoire défaillante et Bond?
Simple: Bollinger.

Plus exactement Bollinger grande année rosé 2002, ouverte pour me faire pardonner d’avoir oublié une date importante.
Le problème avec ce genre de trucs, c’est que c’est comme le bouquet de fleur: il a intérêt à être assez balèze pour faire passer la pilule. Un rosé? Non, mais le champagne rosé c’est un truc de gonzesse à boire à la paille, ça. Tout juste bon à filer des migraines et des numéros de téléphones de freluquet dans la poche au Nikki beach.
HAHAHA.

bollinger Main sur la capsule, quelques torsions du poignet, et shhhhhhhhhhhhh. C’est le champagne officiel de Bond, s’agirait de pas ouvrir ça comme un bourrin. Alors on étouffe le Pop et tout doucement, on ôte le bouchon. Sa jupe se déploie, courbes libérées, voilà une belle matière sous les doigts. On dit qu’un bouchon juppone quand, après avoir été enserré dans le goulot de la bouteille de champagne (ou d’effervescent) il tend à reprendre sa liberté en s’évasant. Jolie image non, pour un vin qu’on aurait tendance à voir fripon?

Mais je m’égare.

Donc, verres prestement saisis, et lentement le vin qui y coule. Rose puisque c’est sa nature: pas de ce rose fluorescent qui plait tant aux minettes. Un beau saumon, classe. De la bulle, fine, évanescente quasi qui aiguise, aiguillonne: nez dedans c’est bourré d’un fruit rouge tout juste cueilli. Groseille qu’on déniche en fouaillant dans les arbustes à moitié sauvage, perlée d’humidité.
Et en bouche?

Crémeux presque, tant le vin est riche, elle se fait très voluptueuse au départ, nimbée de fumée. Le fruit se goûte du bout des lèvres, avant de remplir carrément son office: plaisir, plaisir, plaisir. On ne goûte pas juste une bulle, mais un vin. Un vrai vin. Il m’a toujours semblé absurde de qualifier un vin quel qu’il soit de « vineux ». Mais, voilà, on y est. Le coup de fouet apporté par l’amer de la finale n’en est que plus surprenant. Revenez-y mais ne tombez pas dans la vulgarité, ne mollissez pas. Tenez-vous droit. Pensez à l’Angleterre.

Est-ce que je me suis fait pardonner?

A suivre dans les tabloïds…

PS: je refuse catégoriquement qu’on parle des nouvelles habitudes houblonnées de James. C’est n’importe quoi, franchement.

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