Tous les chenins mènent en Loire*

*j’ai honte, mais la honte c’est bon.

Encore trois dodos et on y est!

Où ça? En Loire, pardi. Pour le salon des vins de Loire, et ses nombreux « off ».

Cinq jours, entiers, plongée dans le pinard jusqu’au cou. Des blancs, des rouges, effervescents, des ligériens et pas que, des rosés, des sans soufre, des conventionnels, des vins de coop et d’artisans, du vin partout partout partout. A mille et un visages.

Autant dire que je suis excitée comme une puce, que je ne tiens pas en place et que vraiment, elles seront longues ces quelques journées avant d’y arriver.

Du coup, je vais avoir plein de choses à raconter, ici.

L’appareil photo bichonné, les carnets de notes prêts (que je n’utiliserai bien sûr pas, comme toujours), vitamines prises,  les baskets confortables nécessaires et puis le palais au taquet.

baskets

Quand je pense qu’il y en a qui croient que je vais m’amuser!

Je ne vous le cache pas: un salon, ou son pendant anar’, le « off », c’est un peu Disneyland pour un amateur de vins: possibilité de goûter un nombre incalculable de vins sur quelques jours (du moins, tant que c’est humainement possible) (et on crache, TOUJOURS, du moins avant 20h), et de serrer la paluche de plein de vigneron(ne)s.

Mais c’est vraiment du boulot. Lever aux aurores, petit dèj ultralight, pour garder les papilles attentives et go!

On peut y aller roots total, au petit bonheur la chance et dégotter des gueules qui nous plaisent. Ou juste revoir des qu’on connait déjà. Mettre un sourire sur une cuvée qui nous a ému. Tomber sur un improbable qui sera le coup de cœur de l’année.

On peut aussi être organisé à faire peur, méthodique, avec une liste à cocher de qui il ne faut pas rater.

Je suis à mi-chemin: je fais toujours une pré-liste de ce que j’ai envie/ besoin de goûter puis je me laisse emporter, papilles énervées et nez aiguisé, et paf. Ça hume, ça grume, ça crache, ça pose des questions, ça rigole parfois. Même si au fond, tout ceci est très sérieux.

On fait, cavistes, un métier où le plaisir est au centre, celui qu’on ressent, celui qu’on partage et puis qu’on espère donner en sélectionnant telle ou telle quille, mais on le fait sérieusement.

Et oui, même si parfois je sens poindre un certain scepticisme quand j’en parle: goûter du vin toute la journée, c’est fatigant. Ça requière une énergie et une attention constante. Surtout quand on ne sait pas prendre de notes en même temps. Cassons le mythe: les femmes ne sont pas plus multitâches que les hommes, en tous cas pas moi. Je suis physiquement incapable de me concentrer, de goûter convenablement et de noter en même temps. Donc, je ne note plus.

Concrètement, les journées salons sont très longues: première dégust’ vers les neuf heures, et c’est parti jusque tard dans la journée, voire la soirée. On ne sent plus la fatigue, on la ressentira au retour, comme les courbatures d’après sport.  Le peu de sommeil, les jambes lourdes à parcourir les allées, le dos qui fait mal à rester debout des heures, les lèvres qui tirent parce qu’elles sont desséchées…

Les soirées, c’est la partie agréable du job. Là, on profite: être avec des gens qui aiment le pinard, au moins autant que vous, qui comprennent que vous en parliez des heures, ça n’a pas de prix. C’est aussi un des rares moments où je me tais (si si, ça existe) pour écouter.

Parce que plus encore que le vin, c’est les histoires de gens derrière qui sont passionnantes.

Des histoires parfois rocambolesques, ou baroques.

Admirez la transition.

tursan

Baroque? Pas à 100% pour ce Tursan, mais fortement majoritaire le cépage baroque s’acoquine au gros manseng pour donner un jus nerveux, qui claque sur la langue avec un petit goût de revenez-y tout à fait séducteur. On est dans le sud-ouest, terrain à jolis blancs s’il en est.

Petit crush de cette semaine. En attendant la Loire.

Advertisements

9 réflexions sur “Tous les chenins mènent en Loire*

  1. Tu vas certainement pouvoir déguster les productions de Catherine et Pierre Breton ?
    Si leurs vins sont à l’image de leurs étiquettes et affiches, ça doit forcement valoir le coup !
    Bonnes dégustations en Touraine.
    image

  2. Les Bourgueils de Catherine et Pierre Breton sont très bons, tout comme ceux de leurs voisins, la famille Caslot (Domaine de la Chevalerie) que je te conseille plus que chaleureusement de goûter, si tu ne les connais déjà !

  3. Je suis allé visiter mon caviste préféré à Narbonne, apparemment son séjour en bord de Loire l’a laissé un peu asséché ( traduire : il a pas arrêté de picoler pendant son séjour ).
    Quelques coups de coeur Sand ?

  4. Tu y étais cette année Sand’? J’avoue j’ai un peu scruté à la Dive pour te rencontrer… Bah entre belges, je peux aussi une fois passer à ton magasin. J’adore ton blog!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s