Les portes de la (g)Loire #1 *

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Verre qui a beaucoup souffert

*belgitude, quand tu nous tiens

Comment on résume quatre jours de dégustation? Difficilement. Parce qu’on (mon acolyte et moi même) a goûté roots: des blancs, puis des rouges, des blancs à nouveau, des moelleux, des Loire, des pas Loire, des soufrés, des sans, des qui font souffrir (heureusement, assez peu)…

Donc, on reprend jour par jour, on fait le listing puis on secoue bien et on remet dans l’ordre. Pour que ce soit plus simple, j’ai entrepris de reclasser les vins dans leurs régions respectives même si je ne les ai pas goûté forcément au même endroit. Vu la masse de vins dégustés, on va se la jouer cool, en plusieurs billets, histoire de ne pas vous infliger un seul long et unique pensum indigeste.

Les chiffres pour 4 jours:

1 paire de baskets zèbres, ma foi fort utile. A la fois pour permettre de m’identifier à coup sûr pour me claquer la bise (hein @docadn) et de pouvoir affronter les souterrains troglodytiques de la dive sans faillir.

1600 kilomètres et des poussières de bagnole: la Loire, c’est beau mais c’est loinnnn.

– plus de 70 domaines dégustés (et donc, autant de vignerons rencontrés), ça en fait des poignées de main.

5 blogueurs bisés, et non des moindres. Le regret aussi de ne pas avoir pu plus discuter avec eux: les blogueurs, c’est comme les routiers: ils sont sympas.

10 cavistes alternatifs rencontrés autour d’un super repas. Studieux. Je jure qu’on a parfaitement étudié et sérieusement toutes les quilles qu’on a dégommées. HUM.

6 vignerons « découvertes ».

1 coup de cœur total.

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Ceci est un teasing

– plus de 1000 crachats de pinard. Pas parce que c’est pas bon, mais parce qu’il faut tenir la vague. Et le flot hissez haut.

354 « c’est bon ça ».

142 « mmmmmh »

19 « c’est obligé de cracher? »

2569 « purée ! » (bonjour, je m’appelle Sand et j’ai des tics de langage).

1 cascade dans les escaliers (AVANT d’aller déguster, je vous vois venir).

25 heures de sommeil. Pas assez donc. Mais un peu rattrapé au retour dans la bagnole (je ronfle pas, je fais de l’ambiance sonore, pff).

46 fous rires

17 « c’est quand qu’on mange » et autant de « c’est quand qu’on prend l’apéro ».

4 lieux de dégust. Les greniers saint-jean, magnifique salle où j’ai œuvré samedi et lundi. Plutôt très bonnes conditions de dégust, excepté la foule du samedi fin de journée qui rend certains vignerons quasi inaccessibles: rançon de la gloire.

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le grenier

Les souterrains du chateau de Brézé, où il s’agit de ne pas être claustro. Ni frileux. Mais eu égard à ce qu’on m’en avait dit, c’était beaucoup moins pire que j’imaginais, même si goûter les vins rouges, surtout les bien tanniques du sud s’est avéré sportif pour les gencives.

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Troglougloudytes

Le resto l’Hoirie, pour la dégust’ dite « contains sulfites mais pas trop », chouette ambiance plus intime pour découvrir ou revoir des tronches qui en ont dans le pinard.

Le salon officiel, où je n’avais plus mis les pieds depuis 10 ans. Première impression: ça a pas forcément évolué dans le bon sens. Peu de monde, une chaleur à cuire, des odeurs de bouffe partout qui piratent les arômes, trop peu de points d’eau, des verres sur les stands souvent mal adaptés, un coin « dégustation libre » à priori bonne idée mais mal géré: aucune gestion des températures de service et donc des blancs à 20 degrés, sans doute pas de dégustation préalable corrolaire des bouteilles à défaut, ce qui rend les dégustations de chaotiques à impossibles.

Bref, on fait pas toujours des métiers faciles.

Aujourd’hui, on va se faire une mise en bouche avec la Champagne, pour se mettre dans le bain(à bulles, vous suivez?):

Marie Courtin: Dominique exploite 2.5 ha à Polisot dans la côte des Bar. Les vins sont toujours monocépages, sans assemblage et non dosés. J’ai beaucoup aimé la cuvée Concordance, 100% pinot noir et sans soufre, très élégante.

Frison-Demarne: micro- domaine également, dans l’Aube. De l’aube viendra le renouveau? Carrément! Quelques très chouettes domaines se trouvent dans cette région moins « réputée ». Ici, c’est le rosé qui est épatant. Plein, charnu, séduisant, et non-dosé encore. Une constante chez beaucoup de vignerons champenois qui veulent du « pur ». Comme chez les suivants

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c’est pas flou, c’est artistique

Vouette-Sorbée là encore dans l’Aube, quasi pas de bouteilles à vendre tant les amateurs de vins nus se les arrachent. J’ai beaucoup aimé le 100% chardonnay. Attention, toutefois: ils méritent d’être un peu laissés de côté, histoire de perdre un peu l’acidité des débuts.

Tarlant: Benoit est aussi sympa que sa bouille ne laisse supposer.

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en plein boulot, le Benoit

La rigolote cuvée Bam!, pas encore très en place mais contenant l’anecdotique arbane me fait sourire, le zéro est assurément un super champ’ et la cuvée Louis impressionne par sa densité et sa richesse. Ce qui me plait par dessus tout, c’est la précision ici. Les vins sont nets, avec des caractères affirmés, sans oublier le côté gourmand.

La suite au prochain épisode.

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Une réflexion sur “Les portes de la (g)Loire #1 *

  1. La première fois que mon caviste m’a vendu une bouteille de Vouette et Sorbée ( cuvée Fidèle ) , il m’a dit  » à ce prix là , les grandes marques de champagne, c’est de la pisse avec des bulles » , je ne suis pas loin de penser qu’il avait raison.

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