Le 100 de Sand*

100*pardonnez ce titre un peu delonesque, mais c’est pour l’Art.

Et voilà. On y est. Centième billet. Pfiou. Ca fait un peu bizarre, quand même. Cent sujets différents, des énervés, des plus doux, des explicatifs et des rigolos… Pour moi qui me disais: allez, on ouvre un truc on verra bien ce que ça donne. Une dizaine de posts, et puis j’en aurais sans doute marre. Sauf que… Depuis juillet, je prends autant de plaisir à écrire qu’à lire les retours. Même les négatifs. Même les WTF (avouez, la drogue c’est mal). Plutôt que de faire un top 100 des vins que je préfère, forcément compliqué, voilà presque 100 anecdotes ou choses viniques à propos de moi ou du blog.

Ouais. PRESQUE.

Je suis chez moi, je fais ce que je veux, et je suis un artiste contemporain, d’abord.

C’est parti!

1. Le premier billet, ayant trait à l’amarone.  Normal. C’est un peu ma marotte, mon fantasme, mon amour absolu ce vin. Je l’aime d’ailleurs tellement que je n’ose plus en goûter, de peur d’être déçue. C’est toujours le souci quand on a atteint le nirvana: on craint  la chute.

2. Deux comme bi. Donc comme Bicéphale. Parce que. C’est tout.

3. On était trois quand j’ai choppé une bouteille de Marcel Deiss qui allait changer ma vie: mon amoureux, son pote caviste, moi. Parce que ces deux grands cons se sont fichus de moi en me disant que c’était un petit vin pour les moules quand j’ai ramené la bouteille au hasard total, j’y connaissais que dalle, juste j’avais une vague idée qu’ Alsace= vin français. Parce que c’est un souvenir impérissable. Parce que putain, ça déchirait sa race quoi.

4. 2004, soit à peu près l’année où j’ai rencontré la première fois Cédric Bouchard. Un type cool, qui arrive en vélo et jeans troué, et fait un pinot noir à bulles qui vous retourne le cerveau. Depuis près de 10 ans maintenant, peu de choses ont changé: bien sûr on a un peu vieilli, il fait un poil plus de cuvées, mais ses bulles ont toujours gourmandise et précision. Un grand!

5. Le nombre de verres que possède le Lapin de la Pinardothek. Pourquoi un lapin? Réfléchissez-bien … Et un gros smack à Laurent, le papa-crayon du totem en question.

6. La suisse. Parce que ça se dit presque pareil: les cornalin, diolinoir, humagne, arvine, amigne et tant d’autres… Dont cet extraordinaire païen par exemple.

7. Le troisième commentateur le plus actif sur la Pinardothek est Eric, dit Rico.

8.L’âge que va atteindre mon fils né sur l’excellent millésime 2005. Honte à moi, je n’ai pas encore mis de bouteilles de ce millésime dans ma cave: pourtant, le monstre promet d’être un bon vivant, (mais pas comme celui-là, un fameux zig d’ailleurs) qui aimera sans doute le pinard l’âge légal atteint. Bon, faudra y songer.

9. Deuxième commentateur le plus actif: une nana. Coucou Flore !

10. Premier des commentateurs les plus réguliers: Patrick l’étoile. Est-ce un hommage subtil à Bob l’éponge ou au vin du Jura, Patrick tu es sommé de t’expliquer, merci.

11. Nombre de bonds effectués quand un de mes tous premiers billets Jura fut lu par Oliv. Qui le trouvait même bien. On a les joies qu’on peut.

12. 2012, année cata pour la vigne presque partout. Bon.

13. Chiffre porte-bonheur ou malheur selon les croyances, 2013 commence plutôt pas mal pour moi. Et espérons qu’elle ne se révélera pas annus horribilis pour les vignerons, histoire de leur faire oublier 2012.

14. Nombre de convives à table à l’intronisation à la gilde des sommeliers, et premières gorgée de Kopar, vin hongrois qui tue absolument.

15. Nombre de recherche sur le blog avec les mots humour portugal. Lié sans doute à la série sur le Douro.

16. La cuvée impossible, inédite, et qui pourtant est grande pourvoyeuse d’émotion, la grenache pure Mazière évoquée ici.

17. « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans ». La preuve, à cette époque je ne buvais que de la bière et pas un pet de vin.

18. 18 commentaires, un billet qui fit couler de l’encre, et oui, sans conteste, je suis bien une belle emmerdeuse de féministe.

19. Comme 19 septembre, jour de publication de ce qui reste l’article le plus lu sur la PinardotheK. Et je ne suis pas peu fière que ce soit un billet coup de gueule, parce que c’est tout moi.

20. Le vin: un amour total, stakhanoviste, fondu, et irrémédiable. Pas de certitudes acquises au fil des années, si ce n’est qu’il rend humble, qu’il fait faire de jolies rencontres, et que par éthique personnelle je le préfère le plus propre et le plus proche possible d’une certaine philosophie qui est avant tout de faire plaisir. Exit les appellations ronflantes et les médailles tintinnabulantes: le vrai bon vin se boit plus qu’il ne s’écrit.

21. Mails où j’ai envoyé bouler plus ou moins poliment des attachés de presse/G.O/que sais-je. Parce que je n’ai pas envie de participer à des popotes branchouilles (sic) ou de servir de femme sand-wich à la grande distribution.

22. Vlà les flics: faire du vin sans alcool y a de quoi se faire embarquer direct tellement c’est un crime contre le Vin. Bah oui. Surtout effervescent.

23. Il y a eu en tout en ce jour 23 James Bond:  étant grande fan de l’espion brittanique et du style Bollinger, ça ne pouvait qu’être célébré là.

24. Même que des fois je défends le beaujolais. SI SI.

25. 25 mars, date où j’ai reçu ce court par mail, et puis j’ai oublié de partager. Voilà qui est réparé. L’auteur c’est Corentin.

Un Petit plat pour l’Homme from Onectin on Vimeo.

26. Et le 26 septembre, on avait déjà envie de tartiflette.

27. Une des jolies claques 2012: Pierre précieuse, Alexandre Bain un pouilly-fumé sur le millésime 2010, cher à la piquante Eva et ses ongles peints.

29. « Putain de merde c’est crevé bon »: soit les exclamations de l’année pour la Charpenterie du domaine du Collier, de l’herbe rouge d’Aline et Lucien, du champ d’orphée en braucol pur, de l’électron libre du domaine Sainte Croix, du petit champ du champs des Treilles, … et plein d’autres.

30. Bonne résolution pour 2013: cesser de dire « putain » toutes les trois phrases, ça n’arrange pas ma réputation.

31. Mon âge, canonique s’il en est. Et dans canonique il y a « canon », c’est dire si j’ai soif.

32. MON DIEU JE VAIS DÉJÀ AVOIR TOUT CA RENDEZ MOI MES DIX-HUIT ANS.

33. Dites 33! A glass of wine a day keeps the doctor away. Mantra perso. Et ça marche!

34. Trente-quatre pour cent de lectrices, d’après les stats officielles. Il va falloir faire mieux, les meufs.

de 35 à 45 ans: soit la tranche d’âge la plus representative des lecteurs de la PinardotheK. Vous êtes beaux, jeunes et virils, donc (tant pis pour les autres, hinhin).

38. Le nombre de quilles dégommées par Patrick lors de sa dernière dégustation. Un jour, je veux me glisser telle une petite souris pour observer comment ils font. Je veux dire, comment c’est humainement possible, en une seule soirée.

42. Il en est à 21 billets, gros défi David... T’arrives bien vite à 42?

46. Le nombre de fois où j’ai envoyé Guillaume « se faire bien cuire le cul ». Mais depuis j’ai arrêté, après une période glaciaire. Bien m’en a pris, depuis il aime les vins du Languedoc. Coïncidence? Je ne crois pas non.

49. L’âge du capitaine Vincent Pousson, qu’il est absolument recommandé de lire.

50. Le mi-parcours des 100 billets: avec une moyenne d’un billet tous les 2.7 jours. C’est pas mal, hein?

51. Première participation aux VDV pour moi: Mort à venir

52. Les VDV #52: faisez pas les zouaves.

53. Les VDV #53, dont je fus présidente avec un thème coloré qui en a perplexifié plus d’un.

54. Les VDV #54 avec un thème jouasse à souhait

55. Les prochains VDV, ceux de ce cher Bicéphale (j’ai encore aucune idée, c’est grave, doc?)

56. 56/100, ma note à l’examen final de chimie. Tout juste de quoi pas être busée. Quand on sait que je passe maintenant un temps de fou à chercher des explications chimiques pour mieux comprendre les mécanismes du vin. Ahem.

57. Ne pas oublier de pondre enfin un billet whisky, même si vaguement abordé, ça mériterait de la profondeur.

59. Comment boire un vieux vin 1959? Mot-clef qui a trouvé réponse ici.

64. Le colheita 1964 blanc qui m’a causé stupeurs et tremblements, avant de me cueillir comme une fleur sauvage, là.

65. Les lecteurs de plus de 65 ans représentent tout de même 1.3% du panel. Forza!

66. Rajoutez un 6 de plus, et c’est les chiffres du diable. Quoi de mieux donc que de se rappeler de j’en veux, une cuvée qui ne sent pourtant pas le soufre.

67. L’année de naissance -à la grosse louche- du Doc Adn. Si c’est pas ça, je me mortifierai, promis.

68. Ou peut-être 1968 alors?

69. Érotique? Allez, go. Je ne connais pas encore le vin qui permet de pécho à tous les coups, mais je crois savoir que les bulles de Francis aident à la conception. A bon entendeur, chères nullipares (ou déjà mères qui veulent rempiler).

72. Nombre de fois où Olivier Legrand insista pour que je ponde un billet sur le Rhône, usant de tous les subterfuges possibles: menaces, vannes, chantage. C’est pas encore pour cette fois-ci, Olivier.

75. Comme 75 cl, la contenance normale d’une bouteille. Parfois longue comme un jour sans pain quand le vin nous emmerde, parfois bien trop courte. Un seul exemple? Le ploussard Point Barre de Bornard en Jura: devrait uniquement être vendu en magnum, en dessous, on commence tout juste à goûter.

81. Un millésime unanimement pourri. Son seul avantage: il m’a vu naitre. Enfin, j’exagère un poil: goûté de chouettes portos colheita sur 1981.

83. Selon la légende, 1983 doit être mon premier contact vin. Oui. On est précoces en Belgique (ou alors c’est moi, un fond de verre qui traine, et hop là).

84. L’année où est sorti When Doves cry de Prince, qui illustrait ce billet sur les vins natures.

85. Nombre de recherches sur le blog avec le mot pinardothek. Logique.

86. Nombre de recherches sur le blog avec l’acronyme BDSM. Ahem.

88. RT et partages facebook du blog par François (en vrai, beaucoup plus) (je le paie, rassurez-vous, il n’aime pas spontanément).

89. Domaine de Rancy 1989, rivesaltes ambré. Première fois que je reconnaissais un vin à l’aveugle, millésime compris. Grosse fierté.

90. Cos d’Estournel 1990. Une boutanche qui pétait pas plus haut que son cul, mais m’avait rétamée de classe intersidérale (ouais, du bordeaux, et je trolle même pas).

91. Crachages de pinard ratés et donc très souvent atterris dans le décolleté. Je vous tiens au jus des supposées qualités raffermissantes du vin sur les tissus  Ou pas.

92. Soit 1992, la grande année d’Alors regarde, Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiick (quoi? On avait dit des choses sur moi aussi, non?)

93. Orgasmes vinicoles (et ça se passe de commentaires).

94. Premier millésime où j’ai découvert le Languedoc. Mas Jullien, Mas cal demoura, Font Caude, plein d’autres… Un paquet de grand souvenirs.

95. Fous rires avec mister Antonin, qui est un dégustateur rock en plus d’être un auteur doué.

96. Pape clément 1996: j’ai pas encore goûté un vin qui aie la densité incroyablement fluide de ce vin. Aucun. Bien sûr, c’est cher. Évidemment, c’est du bordeaux. Mais grosse claque pour moi qui ait souvent trouvé pas mal de ses congénères surfaits.

97. « Non, mais je vais pas l’oser celle-là? Bon, tant pis j’y vais ». Et autant de blagues douteuses, voire graveleuses.

98. Jeux de mots en titre, tous plus foireux les uns que les autres. Pardon aux familles.

99. 1999 est l’année où j’ai décidé que le vin me plaisait plus que la littérature. Quatorze ans plus tard, j’y reviens grâce au vin. Comme quoi, les effets boomerang.

100. Cent fois sur le métier tu remettras ton ouvrage, autre devise personnelle. Parce que tout est toujours perfectible, et que c’est très bien ainsi.

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11 réflexions sur “Le 100 de Sand*

  1. ooh hé hoo, et 87 la!?? Rien à dire sur 87?? bon et bien comme c’est mon année de naissance à moi j’ajoute ma petite note : en Châteauneuf-du-Pape (parce que c’est de la d’où j’viens) c’était une catastrophe, ma bouteille de naissance on dirait du chocolat fondu…:=(

  2. Merci pour ces 100 billets et vivement les 100 prochains !
    Et surtout continue à travailler le #97, c’est mon petit pré ferré…
    😀

  3. bien joué Sand’ !! tu n’es pas tombée dans la facilité et le cliché des classements… trop subjectif ! je crois que je vais prendre mon après midi pour tout lire 😉 au moins on ne me reprochera pas de lire, c’est professionnel ! Uno bécot !

  4. Alors comme pour le 87, oh éh oh hé : il est où le 80 (prononcez huitante, siouplait on y aime en suisse) ?

    et le whisky pourquoi pas, mais le cognac surtout, c’est bien du raisin au départ le cognac, non ?
    😉

    Plus sérieusement, merci pour le style, merci pour les découvertes, et surtout merci pour les bonnes parties de rigolade que je me suis tapé tout seul derrière mon écran…

  5. Est ce qu’on pourrait savoir quel vin de Deiss c’était? Je vais chez lui demain d’ailleurs 🙂

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