Paris, Paris, combien*

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L’esprit d’escalier qui m’a fait rigoler bêtement devant cette station de métro. Indice: le soufre.

*j’ai une faiblesse coupable pour Marc Lavoine, pardon du dérangement.

Une fois n’est pas coutume, un billet 3615 mylife, et name dropping en plein. Avec un peu de vin dedans aussi, faut pas déconner. Ceux que ça n’intéresse pas sont priés de descendre ici, et de prendre garde à ne pas oublier leurs affaires.

Bon.

Ce blog m’apporte bien plus que ce que j’aurais imaginé: en tout premier des échanges avec des gens que probablement j’aurais zappé toute ma vie (merci les internets et la proximité qu’ils créent, à défaut d’être géographique elle permet le débat, voire l’affrontement ou la communauté d’idées, bref, comme on dit en djeuns: c’est grave cool).

Rire régulièrement, voire me taper le front sur la table à la lecture des mails reçus via le blog.

Tu es RP? Ceci te concerne: lis attentivement!

D’abord, mon petit poulet, ou ma cocotte en tout premier, avant de cliquer sur envoyer, fais un truc: LIS LE BLOG.

Oh, je t’assure, t’es pas obligé de tout te fader, mais lis au minimum la page de contact comme ça tu sais à qui tu parles, ça m’évitera de recevoir des mails en-têtés « cher auteur » ou « Madame Lapinard ». Bien que ce dernier n’ait pas fini de me faire hurler de rire. Après, lis quand même un ou deux articles. Je sais, c’est fastidieux, t’as pas que ça à foutre mais ça me fait du bien à mon égo. Ou alors c’est peut-être que c’est le minimum de savoir à qui on s’adresse avant de lui demander des trucs.

Notamment de faire de la pub pour la grande distribution. Mon petit cœur se brise quand je lis ça. Et après je deviens méchante, au fond personne n’aime ça.

Ne te transfigure pas pour faire cool, djeuns, ou que sais-je? C’est pas la peine de truffer tes mails de smileys ou de Lol, j’arrive à déchiffrer le français, je t’assure.

Sache aussi que je suis allergique aux mots: « payé en visibilité », qui cachent le plus souvent un vrai travail non rémunéré et « échanges de liens » parce que c’est sale. Les liens que je publie ici, sont des blogs que je lis, dont je respecte les auteurs et leurs avis respectifs. Il me viendrait pas à l’idée de quémander un lien réciproque, mais bon, chacun sa dignité.

Les invites pour des « bouffes décomplexées », « grignotes hypes » etc, tu peux franchement les réserver à d’autres: je n’ai ni le temps ni l’envie de me retrouver à faire la pancarte pub ici, je laisse ça à d’autres qui font ça mieux que moi de toute façon, mon âme n’est pas (encore) soldée.

Tant qu’on est à tout se dire: chaque fois que tu envoies un communiqué de presse transmis tel quel, même pas un peu drôle ou bien écrit, un chaton se fait éviscérer au tracto-pelle.

Dernière chose: quand tu proposes un truc à un blogueur mets-toi ceci dans le crâne.Le blogueur c’est une concierge: il PARLE. Avec d’autres blogueurs. A priori. Donc c’est pareil que quand tu trompes ta femme, évite de puiser dans le vivier de ses copines, même si elles sont bonnes sexy. Ou alors propose la même chose à tout le monde. Ça t’évitera le retour de nuages de sauterelles.

Ceci posé, et avant de me faire détester par toute la profession des communicants: y en a qui font bien leur boulot.

En étant sympa, honnête, en avouant qu’on ne lit pas le blog depuis la première heure mais que ce qu’on y lit est sympa: du coup, ça me rend curieuse.

Voilà donc comment hier je me suis retrouvée dans le Thalys, direction Paris. En sortant du train, je tombe sur un vigneron champenois. Certains rencontrent des anicroches, moi c’est des faiseurs de pinards, c’est comme ça. Bref, Pierre est très sympa, je n’ai toujours pas goûté ses champagnes (mea maxima culpa) mais au moins on a eu une conversation surréaliste d’une dizaine de minutes sur l’opportunité de planter des trèfles entre les rangs de vignes (et si oui quelles espèces)  dans la file d’attente pour les taxis.

Aparté touristique: prendre le taxi à gare du nord, c’est exactement comme quand tu montes dans le Space mountain à Disneyland. Tu fais la file entre des barrières, puis des gars te comptent et t’envoient vers les voitures correspondantes.

Trop d’la balle. Quand je suis à Paris, j’ai cinq ans à peu près. Sorry.

Toujours est-il que ça confirme tout le bien que j’ai lu de Pierre jusqu’ici. Je ne sais pas encore pour les vins mais le bonhomme est rudement chouette, motivé et passionné. Du coup, ça augure du bon.

J’étais pas vraiment là pour tourister, dommage mais pour faire des vidéos de dégustation.

Des vidéos?

Hé ben oui. J’ai un poil tendance à adorer les expériences inédites, et comme je n’en avais jamais fait c’était l’occase rêvée.

Donc, très bientôt, vous pourrez entendre mes bêtises en plus de les lire. C’est pas top ça?

Comme c’est en montage, je ne vais pas vous dire précisément ce que j’ai goûté, vous découvrirez ça au fur et à mesure mais un m’a particulièrement scotché.

Un vin pâte d’amande, coing, miel avec une longueur de fou furieux fait par un Astérix balèze, qui tel le célèbre gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur (Tariquet pour ne pas le nommer). J’aime bien cette idée de résistance au vin techno, j’adore les mecs qui font des vins un peu barrés, en dehors des clous. J’ai kiffé la robe qui laisse penser que c’est un autre type de vin, le nez qui pourrait faire croire que ça vient d’ailleurs, et la bouche qui remet les choses en place avec une belle fermeté. Et puis la longueur… Haaaa. Un peu comme quand tu te tapes des longueurs de piscine et que la dernière est vraiment dure, tu vois le plongeoir de tellement loin là tout au fond, plus tu nages plus il s’éloigne. A peu près ça, sauf que c’est ultra kiffant. Limite tu t’en fous du plongeoir, tu restes dans l’eau à barboter. Bref. C’était juste WOW. On était à mille lieues de ruminer en goûtant à celui-là, en pleine panarditude** en fait.

Un poil de patience, et vous m’aurez quasi en chair et en os dans votre salon (et en gras, parce que le gras c’est la vie).

Last but not least, dans les bonnes choses apportées par le blog: les rencontres de gens. J’ai beau dire que j’aime pas ça, c’est un travestissement de mauvaise foi pour cacher ma timidité (que je soigne, juré). Vu en coup de vent, hier, Nicolas est vachement plus sympa qu’on pourrait penser. Même si on a des divergences sur pas mal de choses en matière de pinard (tu m’étonnes il adore les vieux bordeaux), j’ai toujours trouvé plus intéressant de discuter avec des gens en désaccord avec moi. A condition qu’on ne se foute pas sur la tronche gratos (c’est pas encore arrivé).

Notons bien que c’est peut-être parce que je buvais du coca light, crevette inside oblige. Prochaine fois, on boira du vin nature, hein Nicolas?

HINHIN.

Pour les vidéos, stay tuned. A vous Cognac-Jay.

**la panarditude: autrement dire prendre son pied pour changer d’orgasme qui devient un mot-clé un peu trop récurrent ces temps-ci. Le printemps?

Addendum: le blog est sélectionné par les Weekend blog awards. Donc, ça me fait un peu plaisir, parce que c’est belge, une fois. On peut voter etc. Nul n’est prophète en son pays, qu’on dit. OU pas?

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5 réflexions sur “Paris, Paris, combien*

  1. J’étais aussi content que toi, le talent des autres me fait un bien fou. Pour le vin « nature », tu m’as pas bien regardé ou bien ? T’es comme les RP, t’as pas bien lu mon blog HINHIN (comme tu dis)

  2. Oui, oui, oui, pour les gens en désaccord, le consensus n’est pas obligatoire, surtout quand il y a beaucoup d’intelligence.
    mais sinon, pas merci du tout, tu m’as collé la chanson de Lavoine, j’en ai pour la journée.

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