You gotta fight, for your right temperature!

Il a chaud, monsieur, je crois.

*to paaaaaaaarty! Imagine un combo entre Sean Paul et les Beastie Boys, ça claque hein. Ou pas.

Le billet précédent vous a plu, bande de coquins. Ne mentez pas, ne racontez pas de carabistouilles: les stats sont impitoyables et ne mentent pas, elles. Je suis le pornographe-heu de l’ampélographe-heu, le polisson, de la boisson.

Je me dois de faire baisser la température, parce qu’après on sait bien comment ça va: on boit un verre, jeux de mains jeux de vilains, on se désape et hop, fécondation, nausées,  division cellulaire, nausées, embryon unique ou jumeaux, (homo ou hétérozygote), nausées, apparition de l’apopathodiaphulatophobie, vergetures: vous voilà en cloque.

Ceci n’est absolument pas une anecdote personnelle. QUOIQUE.

Tout ça me fait penser que, en vrac:

  • L’hygiénisme en matière de bouffe et de pinard a plutôt tendance à m’emmerder, en règle générale, mais que je suis capable d’observer un régime strict -et sans alcool- un polichinelle dans le tiroir.
  • Oui, j’ai bien dit sans alcool, donc sans vin. (han mais ça veut dire que je vous baratine depuis plusieurs mois, et que ça va encore durer moins quatre mois? Ben non: je, tel un lama, crache. Fort peu élégant, mais ça évite au-dit polichinelle de danser la mazurka dans mon utérus, ce qui en soi est plutôt une bonne chose).
  • Ceci est tout à fait perso, je ne juge pas la femme gravide qui s’envoie un petit ballon de temps à autres, mais un cas dans ma famille très proche de syndrome d’alcoolisation fœtale m’a dissuadée de tenter le diable.
  • Ce qui me fait penser qu’avec le nombre d’alcooliques qui ont eu de près ou de très près un rapport avec mon existence, le choix de mon métier mérite qu’on m’accorde une grosse pancarte « Humour noir et Ironie à tous les étages ». Bref.

Trêve de soliloque (puis on préfère le sot-l’y-laisse).

De quoi voulais-je parler? Ha oui, de température!


C’est le printemps, il fait beau et chaud (contrepèterie usée).

Donc on boit, pour s’hydrater de l’eau, et pour se faire plaisir du vin.

Je vais émettre un grand cri d’abord: STOP.

Jetez-moi immédiatement cet immonde rosé-pamplemousse que je ne saurais voir. C’est pas du vin, ça. Juste une version pour ados attardés de la sucrette alcoolisée.

C’est mal, très.

Pratiquement autant que Careless Whisper joué à la flûte de Pan.

Ceci étant posé, comment boit-on les vins quand il fait chaud?

Avec un verre.

Mais encore?

Dear little buddies, it’s a trap!

Mes petits potes, il y a un Jean-François!

Alloresto’s joke

En effet, je vous vois, bande de flibustes!  Les blancs et rosés martyrisés, glacés.

Il est temps de vous dire la vérité: on ne sert JAMAIS sous aucun prétexte en aucun cas never un vin glacé. Ça c’est bon pour la flotte (ou le rosé-pamplemousse, nierk). Ca devrait être inscrit comme anticonstitutionnel, comme haute trahison au patrimoine.

Je l’écris une fois pour toutes, vous faites ce que vous voulez, vous l’imprimez, vous vous le collez en post-it sur le frigo, ou vous l’apprenez par cœur.

  • On ne met JAMAIS une bouteille de vin, quelle que soit sa couleur au congélateur. Sinon, comme dirait ma pote Flo, je vous retrouve et vous plante une fourchette dans l’épaule. On traite un vin avec délicatesse et douceur, comme une petite chose fragile et respectable. Comme une femme quoi (mouahaha).
  • Les vins blancs se servent entre 10 et 13° pour les plus complexes. Un vin blanc frais et simple, plus vers 10, plus le vin est évolué et ample, plus la température peut monter. Au départ, pour pas jouer les kamikazes, on peut s’acheter un thermomètre. Après, ça viendra tout seul, vous verrez. Même que vous serez capable d’estimer la bonne température à la joue (on prend une bouteille, on la fiche contre sa joue, et à l’impression on sait si c’est juste bon ou trop froid).
  • Les vins rosés? PAREIL que les blancs. Pour la simple et bonne raison que le rosé n’est pas un sous-vin, et qu’on lui doit autant de respect qu’aux autres vins. Mécréants. Un rosé de malbec, par exemple, sera servi un peu plus haut en ° qu’un rosé de gamay, parce qu’il possède plus de structure.
  • Les vins rouges selon qu’ils sont plus ou moins tanniques se voient accorder l’autorisation d’être un peu rafraichis, mais ATTENTION toujours pas glacés, et surtout il faut prêter attention aux tannins. Plus il y en a, plus il faudra faire gaffe à ne pas descendre trop bas. Pourquoi? Hum. Imaginons un homme plongé dans l’eau glacée, et l’effet que ça produit sur ses attributs virils. Vous visualisez? Ben, le vin pareil: il rentre dans sa coquille. Prosaïquement: les vins rouges légers (gamay, pinots, grolleau d’Alsace, Loire, Beaujolais par exemple) peuvent être descendus jusqu’à 14°). Pour les autres, plus ils vont être corsés, plus on les servira moins froid. Vous suivez?
  • Les effervescents: HA la discorde. Je sais: trop souvent vous avez entendu « le champagne se boit frappé ». Moi je dis que ce sont ceux qui disent ça qui sont frappés. Ça a autant de bon sens que de chercher à faire une soupe de cucurbitacées en plein mois de juillet. Les effervescents sont des vins encore plus délicats en raison de leurs bulles et de leurs arômes subtils. Pourquoi donc les brutaliser? JAMAIS en dessous de 9° pour un bel effervescent, le plus souvent autour de 10/11° et là, c’est le bonheur dans ta bouche.

C’est bien beau de savoir à quelle température on sert mais comment on les amène à ça?

Puisque et je le redis: JAMAIS DE CONGÉLATEUR.

Méthode un: le vin est conservé dans une cave fraiche, comme cela doit -être d’ailleurs. On s’adapte. Les rouges devraient quasi être bons, suffit de les remonter de la cave judicieusement histoire qu’ils reprennent un ou deux degrés, pour les blancs, les effervescents et les rosés on applique la méthode deux.

Méthode deux: le vin a besoin d’être légerement rafraichi, puisqu’il vient d’un endroit frais. On prend un seau, on le remplit d’un tiers d’eau, un tiers de glace, et paf, magie on patiente un poil et ce sera nickel.

Méthode trois: la bouteille est à température ambiante (pas bien) voire laissée en plein soleil (très mal, vous mériteriez de vous coltiner Gérard Depardieu dansant une mazurka, NU, en persistance rétinienne). On est autorisé à utiliser le frigo: dans la porte, pas dans le bac à légumes, hein. Une heure environ pour un blanc, rosé, effervescent nickel. Trente minutes voire moins pour les rouges.

Pour maintenir la température, on peut soit:

  • boire la bouteille très vite, mais dans ce cas, on est bourrés très vite aussi (Depardieu, la mazurka, tout ça)
  • la maintenir dans un seau avec glace et eau (mais attention: la bouteille risque de continuer à perdre des degrés, donc la ressortir de temps en temps si on prend son temps, histoire que ça ne glace pas).
  • la maintenir dans un « seau » en terre cuite. Rien de plus con que ça, ni de moins onéreux, et pourtant elle tourne ça marche.

Ça semble contraignant?

Pas tant que ça: et puis ça permet d’apprécier vraiment son pinard, profitez-en vous, qui n’êtes pas en cloque. Mais bon, l’été, les corps dénudés, ça pourrait changer.

HINHINHIN.

C’est quand qu’on prend l’apéro? Dans 18 mois? Bon.

(les mots en gras sont un défi des lecteurs, à replacer impérativement dans le texte).

Publicités

4 réflexions sur “You gotta fight, for your right temperature!

  1. Il y a aussi le problème inverse : le vin chaud… A moins d’avoir un brin de cannelle (sic) c’est pas très bon non plus… Tu dis de monter en fonction du caractère du vin mais qu’elle température max?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s