B.I.B !

Je sais pas pourquoi, je trouvais ça puissamment sexy.

Aujourd’hui j’avais envie de parler de choses sérieuses: on ne contrarie pas les envies de femme enceinte, c’est comme ça. Serrez les dents, et attendez que ça passe donc.

Il y a quelque jours, sur facebook, j’ai vu passer une infographie marketing sur le pinard.

Rien que le mot infographie me file des boutons, habituellement, et le mot marketing m’irrite tout autant. Mais j’ai aussi mes côtés psychopathe de l’info, même si ça va me faire mal, faut que je dissèque.

Alors, qu’est ce qu’il dit ce beau graphique?

D’abord, on répartit la populace de la vinasse en trois catégories: experts, amateurs et néophytes. Les experts, quoi qu’ils en disent, ne comptent que 2% du bouzin, les néophytes 63 et les amateurs le reste. Autant vous dire que je me range dans la catégorie des amateurs, vaste fourre-tout s’il en est. On voit donc qu’il reste du boulot et des gens à amener au vin, même si on décompte ceux qui pour des raisons philosophiques, religieuses, morales ou de santé ne touchent pas à l’alcool.

Et comment? Ben en communiquant.

Ce qui amène aux chiffres suivants: 80% des gens qui veulent acheter estiment qu’il faut se renseigner avant. Et leur moyen préféré?

Internet.

BAM.

Et Internet c’est moi (enfin, entre autres, hinhin).

Les réseaux sociaux et les blogs ont changé la donne en matière de vins, on n’arrête pas de le dire. Oui, les gens les lisent pour se faire une opinion. Non, nous ne sommes prescripteurs de rien, mais modestement chacun avec son style ou ses mots on apporte des infos ou on file envie de tel ou tel pinard.

Facebook parade en tête, suivi des blogs et de Twitter.

C’est compréhensible et facilement. Facebook permet de condenser une info, pas trop pour qu’elle soit suffisamment détaillée, et en bonus d’apposer une photo. On est en prise directe avec le type/la nana qui pose  une question.

Sur un blog, c’est différent, le format plus long permet d’aller au fond des choses, d’apporter des détails, de rentrer plus en profondeur dans le sujet, de faire des blagues…

Et twitter.

Twitter, que je crois maintenant je connais plutôt bien est compliqué à gérer en matière de pinard. 140 caractères, c’est trop court souvent sauf à balancer de l’info brute. Une fois qu’on rentre dans des explications plus poussées, on en vient vite à flooder. Mais pourtant la prise directe est géniale: j’adore qu’on me pose des questions sur twitter, mais je suis toujours un peu frustrée de pas pouvoir développer. Je suis assez peu de comptes « vins » sur twitter, parce que peu arrivent à être réellement intéressants (c’est pas vous, c’est le support, les gens). C’est aussi pour ça que je n’ai pas de compte twitter dédié au vin: sur le mien se mêlent allégrement pinard, féminisme, WTT, vannes à trois francs et RT sérieux. Ce qui est rigolo  c’est que souvent je suis surprise de qui peut poser des questions sur le vin sur le mien. C’est riche.

Quand on possède les trois, c’est super complémentaire.

Les cavistes sont juste derrière (planqués, les sournois). Comme quoi, big up les cavistes: passer du temps à prendre le temps d’expliquer, c’est payant. Lu dernièrement « le caviste est un coach du plaisir ». J’aime pas la formulation-tapin, mais dans l’esprit, on n’est pas loin. Juste, faut se mettre en tête aussi que le caviste n’est pas là que pour la bouteille exceptionnelle (et chère), il est là aussi pour le vin « quotidien », pour ne pas user de l’épithète « petit » parce que tenez-vous bien, un caviste ça doit aussi manger tous les jours. Oui, c’est fou, je sais.

Viennent les professionnels (on se demande ce que ça englobe… les sommeliers? journalistes?), les producteurs et enfin, encore un peu d’internet, google est ton ami aussi.

Les jeunes et les femmes dans tout ça?

Parce que bon, mes petits poulets, c’est un sujet qui m’intéresse particulièrement moi. En tant que jeune femme. Parce qu’on m’a assez bassinée avec les vins de femmes, les femmes qui boivent du champagne rosé, les jeunes qui n’y connaissent rien et ne boivent que des alcools forts en weekend

Tenez-vous bien: les femmes représentent 51% des acheteurs.

Tu m’étonnes qu’on soient devenues une cible marketing de choix. J’ai déjà évoqué à quel point ces initiatives me donnaient envie de m’arracher les ovaires à la cuiller à billes de melon, je ne vais pas en rajouter. Sauf à dire qu’il n’existe aucun combat féministe d’arrière-garde, tous sont importants et se valent, qu’on s’insurge d’une initiative de chaîne-à-la-con sur facebook, de l’usage du mademoiselle, de la dernière saillie de Christine Boutin ou de la façon dont on infantilise les femmes dans le milieu du vin.

Les jeunes entre 18 et 25 ans (tous sexes confondus) représentent 16% des acheteurs.

C’est eux aussi qu’il faut aller chercher, sans mépris, sans condescendance, en leur faisant goûter des trucs accessibles et en les amenant petit à petit à vraiment aimer le vin. Parce que dans 20 ans- quand tous les buveurs de bordeaux seront morts- c’est eux qui seront aux commandes.

Ce n’est pas en légiférant absurdement et en taxant qu’on rend les gens moins cons, le temps n’y fait rien à l’affaire. Il y aura toujours des mecs/nanas qui auront des comportements à risque, des gens qui sombreront dans l’alcoolisme, des accidents de la route, etc. Et en exclu: le vin seul n’est pas responsable.

Il est même je crois, quelque chose qui peut relier les individus, qui peut leur filer des points communs, un plaisir à plusieurs simple et intelligent.

Je peux dire spirituel?

Mais carrément!

** Pétition à signer ici, d’ailleurs.

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