Caviste VS GD: vino à vino*

*t’as vu, un titre presque en rapport, je m’améliore

Je vais aujourd’hui vous parler d’un être sensible et fragile, qu’on devrait selon moi élever au rang des espèces protégées:

Le caviste.

Oh, pas n’importe quel caviste, hein, le bon caviste.

La différence entre un bon caviste et un mauvais caviste?

Ben, le mauvais caviste, il voit un client, il lui file des bouteilles moyennant paiement.

Le bon, ben… pareil, mais lui c’est un bon caviste.

Tout hommage à ce grand moment d’humour mis à part, le bon caviste a parfois de grandes difficultés à garder tout son sang-froid, sa diplomatie, et à éviter de finir la journée en éviscérant des chatons avec les dents avec l’intégrale de Marilyn Manson en fond sonore.

Parce qu’il entend- je te le rappelle, cet être est sensible- des phrases de ce genre:

« Je voudrais du vin, mais du bon ».

Tssss, tssss.

Réfléchissons: tu demandes du poisson, mais FRAIS à ton poissonnier?

Bon, même principe. Un caviste, c’est son travail de chercher du bon vin, après il peut te plaire ou non. Mais la qualité, logiquement c’est pas le souci.

« Il est à combien votre monbazillac? COMBIEN? Mais on en trouve du deux fois moins cher en grande surface »

Ce à quoi le bon caviste risque de répondre:

« okay. Alors, allez-en acheter. »

Parce que cent fois sur le métier remettre son ouvrage c’est bien, mais tout de même c’est usant d’expliquer sempiternellement qu’acheter du vin en grande surface ou chez un caviste n’est pas comparable, et que, comme pour tout en fait, mettre un prix correct a un sens.

Je pourrais attirer l’attention sur le fait tout simple que les conditions de stockage et de conservation des vins en GD sont pas toujours optimum, surtout pour les vins dits « fragiles » mais ne jouons pas à ça.

Je pourrais aussi dire que le caviste est un pro, qui sait conseiller plutôt que de te laisser planté devant un linéaire comme un con avec Zaz qui hurle. Mais allez, non me lance pas là dessus.

On remet tout à plat? Okay, c’est bien parce que c’est vous.

Les vins qu’on trouve en GD et chez un caviste sont-ils vraiment différents?

Oui, et non.

Oui, pour l’essentiel de la gamme mais il peut arriver que le caviste et la GD vendent les mêmes vins. Surtout en ce qui concerne les « incontournables » de type bordeaux grands crus et tutti quanti. Tous les vins un peu « connus » et susceptibles d’attirer du public. Ça fait grommeler le caviste, ça fait se frotter les mains de la GD, surtout parce que ces vins sont là pour faire « vitrine » avec des prétendues ou non « bonnes affaires » et attirer vers le gros des vins qu’on trouvera toute l’année en grande surface. C’est la période faste des « foires aux vins ».

Tous les guides, les revues viticoles ou non, les journaux en parlent: précipitez-vous, bonnes gens. Allez donc cueillir les roses d’aujourd’hui les bouteilles à vil prix.

Je peux comprendre, hein. Moi aussi j’ai un budget à gérer, donc je sais qu’épargner un ou deux euros, c’est toujours bon à prendre. Ceci dit, succomber à une bonne affaire a aussi quelques conséquences.

Comme celle de déserter les cavistes, qui sont pour la plupart des indépendants dont le salaire ne tombe pas automatiquement à la fin du mois. Insérer ici des violons aux sanglots longs … Naaaaan, mais l’idée est là.

Comme aussi la tentation de prendre d’autres vins (ne soyons pas crédules, si beaucoup bavent devant les GCC, l’essentiel de la vente foire aux vins se fait sur les « petites cuvées ») et de mauvaises habitudes.

Celles qui conduisent à ne pas comprendre par exemple qu’on trouve du monbazillac à une dizaine d’euros chez le caviste et à peine à 5 dans le supermarché.

Ça porte le même nom, mais c’est pas pareil.

Mange une fois une mozzarella Galbani et une vraie mozza de bufflonne, tu m’en diras des nouvelles. Bien sûr, le prix n’est pas le même. Le procédé non plus.

Pas de miracle: il y a un prix minimum pour la qualité. Manger ou boire bon n’est pas forcément très onéreux, mais en dessous d’un certain prix, il y a ce que j’appelle le seuil de la merdasse. C’est élégant, hein? A contrario, puisqu’il faut être complet, se ruiner pour manger/boire des produits bons mais sans apprêts particuliers, ça porte un nom: snobisme. Lire un très bon exemple ici.

Un rouge de GD, à 2.50 euros le litre, tu ne t’attends pas à ce qu’il fasse autre chose que décaper les intestins, rassure-moi?

Reprenons avec mon monbazillac, et illustrons:

j’en profite au passage pour signaler que le procédé d’obtention du monbazillac est un poil plus compliqué que celui d’un vin lambda (non, on n’ajoute pas de sucre, si tu ne sais pas comment on fait, je t’enjoins d’aller lire ceci).

Celui de la GD, pour être à un prix si bas, et être vendu en GD, doit souscrire à quelques critères:

-grosse production (il faut pouvoir être présent dans divers point de vente, d’une. De deux, plus on produit, moins on coûte paradoxalement).

-réduction maximale des coûts (salariaux, d’habillage, de vinif, etc)

-vin « dans le rang »: pour plaire à un maximum de gens, pour se vendre facilement, pour ne pas prendre de risques.

Résultat: on se retrouve avec un produit standard, dépourvu de défauts (quand tout va bien) et de qualités aussi (c’est la mozza indu).

Le distingo vin de caviste vs vin de GD par la taille des exploitations peut paraître assez simpliste. Tous les « gros producteurs » ne sont pas de méchants industriels assoiffés de sang et grignoteurs d’enfants, mais quand on réfléchit en termes « bio » par exemple pour prendre un critère précis il est simple de comprendre qu’il est plus aisé de mener une exploitation en bio sur 6 ha que sur 200. Tous les petits ne sont pas forcément des génies de la vinif non plus. Le mythe du bon paysan-vigneron a la peau dure, et parfois il est complètement à côté de la plaque. Mais si l’on cherche à retrouver une personnalité dans le vin, il me semble qu’elle sera plus facile à déceler dans un vignoble qui a une échelle humaine.

Celui du caviste n’a pas besoin de provenir d’une grosse exploitation.

Et ôtons tout de suite tout sarcasme éventuel de cette discussion: il n’est pas plus cher parce que le caviste se graisse la patte et prend une marge énorme (enfin, y en a qui le font, mais on parlait des bons cavistes). Tout est histoire de gagner sa vie correctement, d’un côté et de l’autre.

Vu qu’il ne va pas devoir non plus pratiquer un prix d’appel/ tête de gondole, il pourra laisser le vigneron travailler avec une vraie marge qui lui permette de vivre.

S’il est un tant soi peu concerné par le bio, il est probable que la vigne le soit aussi, ce qui n’est pas un mal, loin de là.

Il relève le plus souvent d’une sélection personnelle, là où la GD « uniformise » le goût. Non, tous les monbazillacs (ou autres appellations) ne se valent pas, il y a de vraies disparités et un monde à découvrir.

Exemple pris sur twitter, regarde que je dis pas que des conneries, non plus hein:

mus(oui, tu lis de bas en haut, quand je serai une as de la copie d’écran retouchée, je te faxe)

Bref.

Si tu ne bois que ce type de vins hyper-standard, formaté pour la GD « ni vice ni vertu » ce serait comme de dire « j’aime aucun fromage » alors que tu n’as jamais approché que du babybel.

Bien sûr, dit comme ça, ça parait limpide. Parfois pourtant, et c’est là que le bât blesse, quelques enseignes se démarquent et arrivent à se dépatouiller pour rentrer quelques quilles de vignerons vraiment pas dégueux, et là, on est impuissants.

Quelquefois, ce n’est même pas la volonté du vigneron.

Ça fait mal au cul des cavistes.

Tous en chœur: « une corde, une poutre »

Surtout quand tu as passé des jours, des semaines, des mois à « pousser » un domaine, parce que tu y croyais fort. Oui, le vin du caviste c’est un vin de conviction. Tiens astuce: si quand tu lui demandes ce qu’il pense d’une bouteille en particulier dans son rayon, le caviste prend un air dépité ou soupire, fuis!

S’il n’est pas fier de sa sélection, c’est qu’il y a un souci.

Sinon, on s’emmerde pas, on va bosser en GD, on fourgue du pinard comme du PQ et basta.

Résumons donc:

Oui, il est tentant et humain de succomber aux sirènes de la GD, surtout au moment des Foires aux vins, parce qu’il faudrait vivre dans une grotte sans infos, sans télé, sans électricité pour échapper au matraquage sur les « bonnes affaires vins de septembre ». Non, on ne va pas vous jeter la pierre. Mais on peut aussi se poser deux secondes, et réfléchir à ce que ça implique. On peut aussi se demander s’il est judicieux d’acheter de la promo et un vin de moyen à bof voire very dégueulasse alors qu’à peine plus cher on trouvera un chouette jus chez un caviste. Avec en prime, le contact humain. Ce qui est tout de même au fond un poil plus sympa que les courses caddie sous les néons avec les gosses qui hurlent et Shakira en bande-son.

Qu’est-ce qu’on fait alors?

On lit, on s’informe et on réfléchit.

Aucune revue viticole, fut-elle la plus sérieuse, ne détient la vérité. Aucun journaliste. Aucun blog. même pas celui-ci (pourtant je vous assure que je ferais un maître du monde assez convenable, hélas). Alors on diversifie ses sources, on recoupe, on goûte, on garde son esprit critique et armé ainsi, on va trouver un caviste. Chez qui on sera sans doute fidèle, s’il est très bon. On n’hésite pas à avoir l’air con -en vrai, on a pas l’air con, certifié- devant lui, en lui posant des questions. Vraiment, d’expérience, il préfère cent fois le client qui pose une question pourtant basique que celui qui fait semblant de tout connaître et qui au fond, n’y pige que pouic.

Et si l’on a la chance de vivre pas loin d’une région viticole, on passe voir à l’occase un ou l’autre vigneron. Parce que c’est là que ça démarre, le pinard. Dans la vigne. Si l’on veut comprendre ce qui fait un vin d’artisan ou un vin indu, y a pas mieux que le terrain.

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9 réflexions sur “Caviste VS GD: vino à vino*

  1. Madame, chère Sand (je me permets, vous ayant vue en vidéo),
    J’admire votre blog, votre capacité d’écriture tout à fait joyeuse, drôle, sympathique et truculente. Vraiment, je prends plaisir à lire « la pinardothèque » et je « partage » vos articles sur Facebook et Twitter. Le fond rejoint la forme dans l’agréable. J’apprends des trucs et vous me confirmez certaines impressions à propos du « pinard » dans un vocabulaire et une syntaxe dignes d’une grande blogueuse que vous êtes. De plus, comme je suis abonné sur Facebook, je suis informé « en temps réel » de vos parutions. Que du bon et du bonheur. J’aime enfin votre franchise et votre modestie assorties d’un humour incomparable. Bravo Sand, continuez à nous abreuver de votre prose !
    Stéphane Mettetal.

  2. Ce que j’aime dans ce blog, outre l’humour et les calembours douteux, c’est que l’engagement et la subjectivité n’empêchent pas une analyse poussée et suffisamment argumentée pour ne pas être partiale. Mais cette fois-ci, je serais tenté de sortir un carton jaune.
    Pour éviter toute ambiguïté, je n’ai ni intérêt personnel ni sympathie particulière pour la GD. Et quand on me parle du caviste (masculin générique) qui [a] passé des jours, des semaines, des mois à « pousser » un domaine, parce [qu’il/elle y croyait] fort, j’applaudis des deux mains (c’est plus pratique que d’une seule). Et je souscris amplement à l’affirmation selon laquelle « Vu qu’il ne va pas devoir non plus pratiquer un prix d’appel/ tête de gondole, [le caviste] pourra laisser le vigneron travailler avec une vraie marge qui lui permette de vivre. » Bien vu et c’est là qu’il faudrait insister : la GD peut se permettre des prix bas, car elle sait préserver ses marges tout en rognant celle des producteurs. Pourquoi ? Parce qu’elle exerce un tel quasi-monopole qu’elle est incontournable pour une bonne partie des producteurs. Pour avoir eu l’occasion de discuter avec un ancien acheteur de GD « repenti », la puissance de frappe de ces gens-là est terrifiante et leurs méthodes peuvent donner la nausée. Ok, on est loin de Rêverose. Mais il ne faut pas basculer dans l’excès inverse, on n’a pas non plus affaire à des butors ignorants du vin et dénués de finesse. Pour imager mon propos, si le caviste est le bon (Clint Eastwood), l’acheteur de GD est la brute (Lee Van Cleef), pas le Truand (Eli Wallach) (le mauvais caviste?).
    Tout ça pour dire que non, tous les vins proposés en GD ne sont pas « dans le rang », issus d’une « grosse production » avec « réduction maximale des coûts ». Ok, le metteur en rayon n’a généralement aucune idée de ce qu’il y a vraiment dans la bouteille. Mais ça ne veut pas forcément dire qu’il n’y a pas eu au départ un acheteur qui a vraiment trouvé un bon produit et usé de sa puissance de frappe pour pouvoir la proposer « à vil prix ». Seulement, tu ne peux pas le savoir, tu es obligé de faire un pari.
    Donc pas de problème pour dire que le (bon) caviste, c’est effectivement un achat plus citoyen, qui préserve mieux les producteurs et que c’est également la certitude d’un bon produit. Mais il faut arrêter de prétendre qu’il n’y a rien de valable ou de non-industriel en GD.
    Pour finir, au chapitre « Et si l’on a la chance de vivre pas loin d’une région viticole, on passe voir à l’occase un ou l’autre vigneron », il faut signaler qu’il peut exister, dans les réseaux de GD dits « indépendants », des magasins implantés dans des vignobles qui ont compris qu’ils avaient intérêt à jouer la carte du producteur local (et qui savent le signaler). Mais là, on parle d’une monstruosité, la GD qui joue les cavistes.

  3. « Les vins qu’on trouve en GD et chez un caviste sont-ils vraiment différents?

    Oui, et non.

    Oui, pour l’essentiel de la gamme mais il peut arriver que le caviste et la GD vendent les mêmes vins.  » et
     » Parfois pourtant, et c’est là que le bât blesse, quelques enseignes se démarquent et arrivent à se dépatouiller pour rentrer quelques quilles de vignerons vraiment pas dégueux, et là, on est impuissants. »

  4. OK, mais là tu parles d’exceptions exceptionnellement exceptionnelles : « parfois », « quelques enseignes » , elles « se démarquent », elles « arrivent à se dépatouiller pour rentrer quelques quilles ». A contrario donc, la grande majorité des enseignes vendrait systématiquement et exclusivement de l’industriel,  » du vin de moyen à bof voire very dégueulasse » sans jamais aucune bouteille intéressante. Tu y crois vraiment ? Perso, ça ma paraît pour le moins manichéen, sans remettre en cause tous les autres aspects que tu abordes (le contact, le service, l’ambiance etc.)

    • Oui, ça l’est, et c’est ainsi: c’est un billet complètement orienté et de parti pris: c’est assumé et réfléchi comme ça. Je ne dirai jamais du bien de la GD, c’est quasi une question philo 🙂 Mais je laisse assez de latitude au lecteur pour se faire son avis propre, comme je l’ai déjà dit, mon blog ne doit pas être une lecture unique, juste une source parmi d’autres. Il n’est que le reflet de ce que je pense, en tous cas quand il s’agit d’un billet clairement d’opinion, comme ici, et pas d’un billet purement informatif comme quand je détaille une région, ou une appellation, ou une technique.

      (on remet aussi en perspective le fait qu’en Belgique, où je réside, les GD sont beaucoup moins segmentées que peuvent l’être certaines enseignes françaises, sises au coeur de régions viticoles, n’est-ce-pas ?)

      • La Belgique et la France n’ont pas beaucoup de différences non plus. A part qu’on est bien plus intelligents en France bien sûr. Mais en tout cas pour ce qui concerne la GD, dans un rayon de 15km autour de mon village, planté au milieu d’une région tellement viticole que le mot « biodiversité » semble avoir échappé au dictionnaire local (sans parler de son sens), j’ai eu en 4 ans DEUX fois l’expérience de rencontrer un bon vin en supermarché. Alors oui, ça arrive, ne leur jetons pas la pierre, Pierre (référence purement Française à la culture française, tu peux pas comprendre). Mais c’est pas tous les 4 matins non plus. Le reste, c’est du caca, point barre. Des fois c’est du caca amélioré, mais c’est tout.

        Ceci étant posé, j’aimerais savoir si quelqu’un a fait une étude comparée sérieuse sur les circuits de distribution du vin en Europe. Mon petit doigt me dit qu’avec 80% de vente en GD en France, on doit pas être loin de tenir le pompon du couillon.

  5. Pingback: Vin : les douze meilleurs cavistes en ligne | La vigne et les vins

  6. J’habite loin des vignobles, je vais à certains salons de vin où ce sont les petits producteurs qui viennent présenter et vendre leur vin. Mon kiff est de les faire parler de leur vigne, de leur travail, des traitements (j’avoue là les réponses sont moins explicites), du personnel qui travaille dans l’exploitation. J’aime quand il/elle me parle de la pluie, de la saison, de leur région, des parcelles qui vont en copé, et de celles qui sont bichonnées.
    J’aime savoir l’histoire de la propriété et gouter toutes leur gamme de vin. Même si je n’apprends pas le vocabulaire, au moins je forme mon goût. Une fois j’ai découvert un vigneron très bon photographe et amoureux fou de son travail.
    Enfin, je demande s’ils ont un œnologue consultant externe. A ce propos j’ai deux interrogations. Comment ces experts peuvent-ils créer des vins vraiment différents d’une propriété/exploitation à une autre : c’est la même personne avec la même subjectivité; et ils ont des formations identiques qui formatent surement ? D’autre part, l’œnologue indépendant ne parle pas avec le cœur mais avec la raison (il faut se faire appeler à nouveau l’année suivante) et il susceptible de prendre moins de risque que le vigneron lui-même. Enfin, peut-être que je me trompe.

    • Oulah. Question très compliquée. L’oenologue est un support technique. Mais il fait avant tout avec la matière première: raisins sol et gens. Il s’adapte à la demande (sauf certains oenologues stars dont c’est précisément ce qu’on recherche. La touche machin ou truc). Ça ne se voit pas partout, dans toutes les régions. Question de culture et de budget aussi. Parfois le proprio n’est pas vigneron ou est neo vigneron et doit se faire aider. Bref c’est une question très compliquée. Mais ça pourrait être un bon billet à faire.

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