Ne pas lire*

levin

*je parle pas de l’article, patates, mais du livre dedans l’article, oui, inception.

C’est peut-être pour mieux me préparer aux souffrances de l’accouchement, va savoir, que j’ai reçu par le courrier cette … chose.

Et autant le dire direct: il s’agit d’une excellente mise en condition. Pour avoir mal. Très.

Déjà, ça part mal: la bédé et moi, on n’est pas très familiers. Je ne sais pas pourquoi au juste, mais je n’ai jamais trop accroché au format, ou alors il y a trop de dessins, bref nous ne nous fréquentons pas allégrement.

Ceci dit, je ne suis pour autant pas fermée comme une huitre: j’ai adoré, dévoré, re-relu les Ignorants de Davodeau jusqu’à en patiner la couverture tellement j’y ai trouvé ce que j’aime: du fond, de la forme, de l’esprit et du sel.

Donc, c’est avec le souvenir de cette merveilleuse expérience que j’ouvre « le vin, son histoire, ses terroirs, ses secrets ».

Le titre apparait un peu pompeux, mais soit. J’ai l’habitude des circonvolutions que l’on pense nécessaires autour du pinard, je ne m’en formalise pas. D’ailleurs, on me critique assez souvent sur mon ton trop libre ou mon vocabulaire ayant plus souvent un patrimoine génétique commun avec celui du charretier qu’avec N de R. (non, pas celui-là, celle qui porte des colliers de perles).

Le choix des couleurs de couverture n’est pas très engageant, dans les maronnasses moches mais aurais-je préféré du rose? (oui, je me trolle moi-même).

Je commence donc une lecture qui s’avère être un pensum, où les tentatives d’humour sont rares (et échouent plutôt) et où les clichés ne sont pas absents. Plutôt que d’en jouer, ils sont exploités ici au premier degré: on apprend que bordeaux ne fait que des vins d’assemblage, que le cabernet-franc s’identifie par son odeur de « poivron vert »,  j’en passe et des meilleures.

Certaines idées reçues (pourtant largement démontées depuis) continuent d’y être inscrites, ce qui me fait penser qu’on a pris pour base de vieux manuels oenos de 1922 et qu’on s’est dit que ça ferait vintage… Je ne vois pas non plus d’autres explications quant au look général de la bédé, qui a franchement un air rétro-80’s du plus mauvais effet. Même si à certains égards on sent bien qu’on a voulu bien faire, notamment en prenant une vigneronne pour exemple, bravo le féminisme (mais en expliquant lors de la séance de dégustation qu’on ne « doit pas y porter de rouge à lèvres car c’est vulgaire » oui c’est de « l’humour », je sais. On ne m’ôtera pas de l’idée que l’humour devrait être laissé aux gens sérieux *soupir*). Ou en évoquant la viti bio et biodynamique mais en précisant qu’un vin « non sulfité est quasi impossible à faire ». Big up les natures, vous êtes encore plus que possibles des surhommes/surfemmes. Fou, hein?

Bref, voilà le « livre pédago » à ne pas acheter.

Oui, je fais à l’envers de tout le monde.

Mais promis, d’ici quelques jours, je vous parle d’un coup de cœur lecture qui déchire sa reum (mais pas trop tôt pour ne pas vous frustrer, car il ne sortira que début octobre, ceci est un teasing parfaitement honteux, je sais).

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3 réflexions sur “Ne pas lire*

  1. Le livre de début octobre c’est celui de McInerney. Oui, je trolle aussi a mes moments perdus. Celui-ci, tout de suite maintenant, en est un.

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