A peine cru, à dévorer

Allez hop, je vous donne non pas une mais DEUX idées de chouettes cadeaux pour les fêtes.

En réalité, il s’agit de deux bouquins. On va souligner la meuf d’agence à l’affût qui fait un super boulot (pour une fois), coucou Laurie et le chouette accident d’envoi, qui m’a filé du coup deux bouquins à lire au lieu d’un.

C’était déjà Noël avant l’heure, pour moi.

Couv_ApeineCru_recto_verso_OK.indd« A peine cru »  j’en avais entendu parler par mademoiselle Sophie Brissaud. Si tu ne sais pas qui est Sophie, tu perds évidemment en qualité de vie et d’humour, mais comme je suis magnanime, je te donne une piste: elle a assuré avec brio (non toute seule) la traduction du bouquin de Jay McInerney. (que tu peux aussi offrir, c’est un plaisir).

Le cru, c’est l’état naturel du produit, la simplicité même. Si la préparation de carottes râpées ne pose pas de problème, il en est autrement quand nous pensons au cru pour la viande ou le poisson. Vous  hésitez ?  Le cru vous rend perplexe ?  Pourtant, il suffit de gestes simples pour réaliser un carpaccio de veau, un tataki de selle d’agneau, un tartare aux huîtres ou un ceviche de maquereau…  Qui mieux que le chef Stéphane Jégo, cuisinier inventif capable de préparer un produit de dix façons différentes, pouvait nous initier à l’art du cru ?

A peine cru  (Stéphane Jégo, Sophie Brissaud et Pierre Javelle) est donc un bouquin de cuisine. Mais pas seulement. Heureusement, car les bouquins de cuisine m’emmerdent. Des tonnes d’ingrédients, des recettes figées qu’on doit suivre à la lettre, je déteste ça. Ici c’est un joli petit objet, plein de pistes de réflexions pour penser le cru autrement qu’en terme de salades avachies par le soleil et de carpaccio de pseudos restos ritals. Le chef qui propose les recettes est très amoureux du produit (ce qu’au fond on devrait demander à tous les chefs de cuisine, être amoureux de ce qu’ils vont cuisiner).

Ça se lit pour apprendre, ça se lit pour saliver, ça se lit pour changer son quotidien.

On pioche dans les recettes, on y revient, et on se met à phosphorer: quel vin pour accompagner au mieux tout ça?

Bref, moi j’adore! C’est simple à suivre, mais pas bêta, et ça respecte les goûts.

En bonus, Bocaux de  Henrik Andersson, Pauline Ricard-André et Pierre Javelle

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Oubliez les conserves de mamie, les stérilisateurs et les cuissons longues ! Voici  un livre qui vous donne toutes les recettes et les astuces pour réussir en un rien de temps des conserves savoureuses à garder jusqu’à deux semaines au frigo.  On prépare le week-end et ensuite on improvise des repas de dernière minute en semaine : thon mi-cuit,  encornets farcis, bœuf mariné au soja ou petits artichauts poivrades… Facile, économique et super bon.
C’est simple, les conserves d’Henrik, ça change la vie !

Paru dans la même série que « A peine cru », là aussi c’est un petit objet, bien foutu. C’est un chef suédois qui te fait découvrir la cuisine du bocal, de la conserve, bien au delà des confitures et des fruits à l’eau-de-vie.

Là aussi, le bouquin se dévore, on apprend plein de choses, notamment sur la conservation des aliments, et on se dit qu’on tenterait bien une recette ou l’autre.

Seul hic: je n’aime pas vraiment la typo de la série. Ceci dit, les photos alléchantes en face de chaque recette rattrapent un peu le coup.

Les deux bouquins sont parus aux éditions Kéribus, et évidemment on les achète une vingtaine d’euros dans une bonne librairie.

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