Et les abeilles…

ruché*elles butinent et retournent au ruché

Moi si j’étais un homme, je serais capitaine d’un bateau vert et blanc.

Bon, après je serais bien emmerdée, parce qu’un bateau ça va sur l’eau. Que je n’ai pas le pied marin, et que mes derniers souvenirs de bateau m’évoquent immanquablement le comptoir du bar auquel je m’étais accrochée pour me remettre de mes émotions et qui tanguait lui aussi;  faire du bateau sur une mer -en l’occurrence un océan- un tant soit peu mouvementée te laisse des souvenirs ondulants, même à terre, pendant une bonne petite heure.

Donc, je t’offrirai plutôt des fleurs.

Sauf que les fleurs, à titre perso, ça m’ennuie un peu: ça fane déjà. C’est éphémère. Puis, ça laisse de sales traces jaunes sur les vêtements si tant est que tu les choisisses avec pistil. Tu peux bien entendu couper les pistils, moi ça me botte pas trop de les émasculer je trouve ça cruel.

Donc si j’étais un homme, je te ferai boire ça: ruché di castagnole monferrato.

Parce que quand tu plonges le nez dedans, tu as l’impression que ton tarin est au milieu d’un bouquet de pivoines, de violettes,  de roses. Du genre exubérant. Du genre surprenant. Un homme, ça devrait vous surprendre toujours non?

Puis une fois ton sourire poussé, tu goûterais et là…

Les fleurs, tout ce romantisme un peu mièvre s’effacerait pour laisser place au sérieux. A la matière, au caractère, à la densité. Au toucher lisse, soyeux, évocateur. A du sombre, des draps froissés dans la pénombre, du licencieux. Une attaque ronde qui se terminerait avec quelques volutes amères. Parce que tout sucre n’est pas pour moi. Parce qu’il faut cette légère verdeur pour avoir encore envie.

Évidemment, je ne suis pas un homme. Même si les rumeurs les plus folles courent à ce sujet.

Que ça ne m’empêche pas d’évoquer l’Italie, et ses vins.

Puis, ce cépage très particulier: ruché.

J’aurais bien une évidence poétique à cette profusions de fleurs dans le vin. A base d’abeilles butineuses.

On trouve peu d’explications sur l’origine du cépage: peut-être bourguignonne, peut-être pas.

Mais niché dans le Piémont, ses vins sont des odes complexes et vibrantes, des petits morceaux de poésie justement. Délicates, suaves, et évocatrices.

Je suis déjà un peu conquise quand il s’agit d’Italie, sans doute aussi pour ça que les moindres défauts m’apparaissent comme des trahisons. J’aurais aimé pouvoir vous parler de l’accord parfait Umberto Ecco, « pastiches et postiches » et ce ruché. Mais voilà, le bouquin m’a laissée sur ma faim: heureusement le vin était là pour combler ma soif.

Et quelle soif!

Sans transition, tout à fait autre chose. En cliquant, on trouve une interview du blog en vidéo là, avec des morceaux de potes dedans et surtout mes divines chaussures rouges.

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