Tant qu’à mettre son grain de Selve*

selve

*bien assaisonné c’est toujours meilleur

On dira que c’est le billet d’humeur du samedi: ni hyper pédagogique ni fouillé, juste pour l’envie de poser quelques lignes là.

Il règne en ce moment sur Internet une atmosphère étrange: la tension est palpable. Pour le moindre prétexte, c’est guerre des tranchées et malheur à qui ne prend pas parti.

Ayant moi-même -enfin, ce blog- été au cœur du scandale en début de semaine: sic transit gloria mundi.

Ayant vu des gens s’étriper pour la cuisson des pâtes (ne JAMAIS plaisanter à propos de la cuisson des pâtes).

Continuant à assister à des débats sans fin sur l’utilisation ou non des verres Riedel (moi, j’utilise les chef et sommelier open up’, parce qu’ils sont bien assez beaux, solides, pas trop grands et relativement peu coûteux bim, pavé dans la mare).

J’ai envie de dire stop.

In the name of love before you break my heart.

Je ne suis pas la dernière pour taquiner, aiguiller, railler, et asticoter. J’avoue qu’au jeu du bon mot, je me laisse souvent prendre.

Mais là: marre.

Faites l'humour, pas la guerre. (Bô tisheurteuh made by Rémy Bousquet

Faites l’humour, pas la guerre. (Bô tisheurteuh made by Rémy Bousquet)

Et quand y en a marre, y a malabar y a Palissaire.

Je vous ai bassinés avec les vins du Rhône cette semaine, on ne va pas refaire le match. Mais voilà un pinard qui sifflerait bien la mi-temps. Quitte même à ce qu’on ne reprenne pas le match.

Vincent écrivait à son propos

Genre 70’s (les gamins au lit!). « On s’est baigné à poil dans une rivière du coin, ma cousine Catherine avait des seins lourds, il faisait chaud mais l’eau était froide. » Joli moment de naturisme, ce n’est pas le coup du siècle, mais il y a de la tendresse, des caresses. Presque un côté qui me rappelle que l’Ardèche pourrait remonter (avec énormément d’imagination) jusqu’à l’Auvergne du Peyra, à des trucs qu’on buvait à pleine gorge sans savoir si on faisait de la prose, avant que les docteurs de la Foi y foutent le nez…

Tout pareil. C’est pas d’une complexité folle. Mais c’est gouailleur, c’est joueur et joyeux. C’est le genre de vin dont tu te souviendras peut-être pas dans six ans, six mois. Six jours? N’exagérons rien. J’ai beaucoup aimé son nez de fraise écrasée, du genre à pleines mains enfantines. Sa bouche mûres, myrtilles et pointe d’amer de café.  Un joli Ardèche comme on devrait en croiser plus souvent.

Sinon, les pâtes moi c’est al dente, toujours!

Palissaire, IGP coteaux-de-l’ardèche

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4 réflexions sur “Tant qu’à mettre son grain de Selve*

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