Tar’ ta gueule à la récré *

Je suis extrêmement prévisible. Certains mots me font bondir, et il allait de soi qu’en lisant ceci j’allais réagir. Oui mais pourquoi ?
Parce que tout ceci n’est pas très grave au fond.
Parce que oh y a rien de mal à boire ce genre de vins. Et puis bon ça va deux secondes l’intelligentsia hippie-bobo-mélanchoniste-biffez les mentions inutiles. Comme je fais partie de ces intellos rétrogrades (sic) qui exhortent à surtout boire autre chose que du tariquet, je vais prendre le temps d’expliquer deux minutes. Pour ceux qui débarquent, en plus de ne pas être sympa, je suis caviste. Ce qui fait beaucoup pour une femme, I know. Ma petite expérience du monde du vin (15 ans que j’y bosse) me fait aller, et de façon naturelle, vers une sorte de militantisme.

Oui, je défends le bio, oui je défends l’artisanat: parce que je suis moi-même un maillon de cette chaine artisanale. Parce qu’indéniablement nous disparaissons, comme les libraires, comme les bouchers, comme les crémiers. Notre savoir-faire, notre savoir-expliquer passe à la trappe. Les gens ne veulent plus découvrir un vin, une histoire, un accord ils veulent consommer. De façon décérébrée, souvent. La transmission s’est perdue. Ne cherchons pas de vains coupables mais constatons. Nous avons perdu une grande partie de notre savoir gastronomique. Nous ne savons plus cuisiner, déchiffrer des mentions, des termes.

C’est triste: c’est ainsi.
L’histoire des étoiles à viande dans les grandes surfaces le prouve: on simplifie, on formate, on zappe l’humain et on code pour que l’achat se fasse sans réfléchir. Puisqu’on n’a plus les bases, plutôt que de les réapprendre, fastidieux, on préfère fermer les yeux et avaler pré-mâché.

On fabrique une société de cons agueusiques et on trouve ça formidable.

Alors oui, j’y vais à fond, je suis intransigeante: j’exhorte à boire autre chose que du tariquet.
Quelle infamie ! Quelle honte ! Une si belle réussite!
C’est vrai, il est chez l’être humain cette jalousie, cette rancoeur de celui qui réussit, ha mes braves gens
.
Sauf que si je ne conseille pas du tariquet (et assimilés, ouvrons le débat, après tout on tape toujours sur le même et croyez moi, y a bien pire) ce n’est pas parce que c’est une réussite commerciale. Au fond ça je m’en fous.
On ne peut nier que leurs vins soient réussis d’un point de vue technique. En même temps, avec les progrès de l’oenologie et un peu de moyens financiers il est difficile de faire vraiment à défauts / dégueulasse. Mettons à part les quelques vins expérimentaux dont les réussites sont variables, ce n’est pas le débat.
Je lis ici ou là que nombre de gens ont des souvenirs finalement pas trop dégueux de ce genre de vins. Scoop: ils sont fait pour ça. « Usinés » pour plaire au plus grand nombre. Pas forcément pour représenter leur région ou qui ils sont. D’ailleurs je suis certaine que sur dix personnes prises au hasard dans la rue, bien peu pourront me dire quelle est la région de production de Tariquet ou autres.
Que ce genre de success story ait fait du bien à une certaine région, en encourageant les vignerons à bien produire, net, bien fait pourquoi pas. Que ce soit « une pub » à proprement parler pour une région je doute un peu plus: on joue à fond la marque.

Qu’on argumente sur le fait que parfois il vaut mieux ça qu’autre chose de moins fiable, bon. Qu’il soit un choix entre peste et choléra sur les cartes de resto- bistrot souvent je le constate. Oui, faute de grives on mange des merles (pardon je devais la placer).
La faute à qui ? À ces restaurateurs qui n’osent pas prendre de risques ? Aux cavistes qui leur fourguent parce que c’est « facile à vendre, c’est connu » ?

Ça ne vous fait pas flipper vous d’aller n’importe où et de retrouver sempiternellement les mêmes plats, assiettes sans inspiration et copiées-collées, les mêmes vins dupliqués à l’infini ?
Si ça vous rassure moi ça m’angoisse.
Petit chiffre comme ça, pour rigoler: 60 % de la surface plantée mondiale est occupée par 10 cépages. Dix. Les 2000 et des brouettes autres se partagent les 40% restant.
Toujours pas flippant ?

L’uniformisation des cartes de vin … Y a tant à en dire mais je diverge et c’est énorme.

La réussite sociale et économique de ce domaine, ou d’autres due aussi à un excellent marketing est effective, et je ne vais pas cracher dessus.

Tout ce que j’en dis, moi, c’est que se faire confisquer le gout, c’est pas mon truc.

Je déteste qu’on m’explique que c’est peut-être un vin sans grande vertu mais que ça désaltére. Pourquoi pas boire de l’eau alors ? Je pousse le bouchon ?
Tout ce que je défends, c’est le droit à voir/ boire autre chose. On ne manque vraiment pas de jolies productions bios, pas forcément très chères. Quitte à expliquer, inlassablement. Ha ben oui, transmission perdue ou quasi, faut bien que quelqu’un s’y colle. De façon bienveillante ou agressive selon son style mais de la pédagogie nom de dieu.

Quitte à me manger des portes claquées par des clients qui ne comprennent pas. Il en va de la survie des iconoclastes comme nous, qui ont à coeur de proposer des choses  » en marge ».
Si nous existons encore, c’est parce qu’il existe des vignerons qui font des choix, parfois compliqués, qui prennent des risques. Des bonshommes et bonnes femmes dont on ne connaîtrait pas le sourire si on se contentait des linéaires des grandes surfaces.

Au delà des grandes surfaces, entre cavistes on a aussi droit à la différence, à faire des choix personnels, à avoir une sélection à soi. Pas un assortiment identique que celui d’à côté. C’est quoi l’intérêt si tous les cavistes vendent le même vin ?

Je deguste de temps à autres des vins « classiques », des vins « de masse », des grands crus classés, des natures, un paquet de trucs (pour me tenir au courant) d’ailleurs ceux qui lisent mon blog le constatent, je suis assez ouverte. J’essaie de goûter sans me braquer, sans avoir trop d’a priori. Seulement personne ne peux me reprocher d’en tirer mes conclusions.
Seulement, je fais le choix, militant, politique, de défendre d’autres vins, d’autres voix. Celles qui n’ont pas forcément 900 ha pour se faire entendre.

Ce n’est pas uniquement une question de « petit » contre gros. Ce serait trop simple. Mais les vins que je choisis je les veux propres, bios, avec des vignerons qui ont une envie, des idées, des convictions. Dans ce cadre là, avec ces exigences là, il est difficile pour moi d’opter pour des domaines énormes. Bien que je ne minimise pas le boulot, on est dans une autre philosophie. On ne bossera jamais sur 9 hectares comme sur 900.

La philosophie n’a rien à voir avec le goût, lui seul doit compter. D’ailleurs à l’aveugle je suis sur qu’on ne reconnaîtrait pas un vin de grosse production qu’un vin fait à plus petite échelle.

Peut-être, peut-être pas. Mais quand on loue l’histoire, la culture, l’humanité du vin, comment peut-on zapper les éléments extérieurs qui sont le vigneron, sa façon de travailler en un mot sa philosophie ? Après on choisit d’accepter de la faire sienne ou de conclure qu’on n’ est décidément pas sur le même mood.

Le goût n’est pas le seul agent, du moins quand on est impliqué un minimum et que comme moi on aime son métier.

Quant à l’opposition systématique entre « le bon peuple qui boit du tariquet » et « les intellectuels rétrogrades » j’ai ri très fort. Sérieux, on en est encore là des oppositions caricaturales?

Est-ce qu’au fond ce n’est pas encore plus méprisant de dire « ces gens-là, il leur faut des vins faciles ».

C’est quoi des vins faciles ? A contrario c’est quoi un vin difficile ?

En réfléchissant excepté le cas un peu particulier des vins oxydatifs je ne vois pas vraiment de vins qui soient d’une approche « difficile ».
D’ailleurs, confidence, je sers à mes amis les moins connaisseurs les mêmes vins que je bois avec plaisir. Des vins qui devraient être « difficiles ». Scoop: aucun ne s’est jamais plaint de mal de crâne dû à la difficulté d’un vin (parfois à sa quantité, bon, on est liégeois ou pas).
Bien entendu que le vin a un langage, une histoire des bagages. Il faut les apprendre, les triturer, les assimiler pour mieux l’aimer. Mais ne soyons pas bêta: tous ces gens qui prennent leurs habitudes au Tariquet changeront-ils un jour pour un autre vin s’ils n’ont pas dans leur entourage quelqu’un qui les encourage à la curiosité ?
C’est la même histoire avec les gosses: ne leur filez jamais que des nuggets et espérez qu’ils choisissent seuls un magret de canard.

Ou du babybel et qu’ils prennent du comté…
Bien sûr qu’on peut « s’éduquer » avec le temps, en faisant des expériences. Toutes, même les mauvaises sont formatrices. Mais pourquoi pas commencer tout de suite avec du bon ?
Pourquoi faudrait-il forcément sacrifier aux vins « faciles » ?

Proposer tariquet ou babybel c’est la facilité. C’est connu. C’est sans histoire et sans proposition. Les gens achètent un produit. Moi je vends du vin. La nuance est faible pour ceux qui sont habitués à la machine tariquet et rien d’autre. Pas pour moi.
La poignée de blogueurs que nous sommes représentant eux-mêmes une minorité d’amateurs intéressés par rapport aux consommateurs c’est peanuts. Je ne verrai jamais le vin comme un journaliste peut le faire, en me focalisant sur le fait qu’il faille le noter et etre juste: quand c’est réussi techniquement, on ne doit pas le passer sous silence. C’est un taf de journaliste, ce n’est pas le mien.  J’ai du mal à ne pas imaginer la globalité duvin. Forcément, je prends en compte aussi tout le reste, son impact humain, économique, écologique.

J’aurais beau écrire des kilomètres de commentaires argumentant sur le fait qu’il faut acheter autre chose, ça ne fera pas vendre moins ou plus de quilles à Tariquet.
Mon influence est limitée. Circonscrite à mon audience. C’est peu par rapport à ce qui se boit réellement en France ou en Belgique.
C’est bien pour ça que je continue. Bien pour ça que ça me fait de la peine qu’on noircisse du papier pour ces vins qui n’ont pas besoin de nous pour se vendre. Alors qu’il y a tellement plus à découvrir ailleurs. Il ne s’agit pas ici de dénigrer, juste d’offrir ce petit espace à d’autres.
Après tout, je n’ai rien à perdre. Et vous, peut-être tout à gagner.

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13 réflexions sur “Tar’ ta gueule à la récré *

  1. C’est très cool ce billet.

    Parce que j’achète du Tariquet justement pour ça, pour les potes pas franchement aiguisés au vin, qu’il est facile et que du coup je suis sûre qu’ils l’aimeront. Je refourgue toujours en deuxième salve un truc plus sorti du sentier, mais je commence là, par conformisme. Et que ça ne les aide pas du tout à goûter les suivants, au contraire.

    Et du coup je réalise bien qu’il est idiot de céder ce terrain.

    Banco baybay, jte suis.

  2. Je note un point sur lequel je ne suis pas forcément d’accord même si c’est discutable et que tes arguments se valent, c’est sur l’aspect « vins faciles ». Je suis le premier à utiliser cette expression et je prends un exemple pour l’illustrer.
    Je suis à proximité du vignoble jurassien, là où sévit le cépage qu’est le Savagnin. Clairement, ce n’est pas un cépage abordable au goût à tout le monde. Donc un Chateau-Chalon n’est pas un « vin facile ». Ma chère et tendre a mis du temps avant d’aimer et d’apprécier le Savagnin à sa valeur (de l’intérêt de passer dans un premier temps par des assemblages Chardonnay – Savagnin ou des Savagnin ouillés).
    Ce long article, plutôt que de tirer spécifiquement sur le Tariquet, tire sur l’uniformisation des vins. C’est effectivement une dérive à dénoncer (cf. Mondovino).

    • C’est en ça que je parlais du cas particulier des oxys. Je pensais à certains jura ou autres qui demandent à être apprivoisés. Et oui c’est exactement le coeur du billet tariquet est un prétexte identifiable.

  3. Pour se remettre du coup de mou : « je diverge et c’est énorme ». ça fait toujours plaisir, à défaut d’être vrai.

    Et j’aurais à dire sur la diversité, le goût pour la complexité des vins (nous serions seulement 4% des buveurs de vin à l’apprécier ? pourquoi pas).

    Je prétends que c’est aussi que les 96% restants n’ont pas été exposés à cet univers merveilleux qu’est la palette des saveurs et odeurs contenue dans nos flacons.

    Qui dira la joie de découvrir dans le nez d’un vin la signature caractéristique d’un cépage, comme en bas d’une lettre d’un vieil ami ?

    Merci de continuer ce combat, pour les plaisirs à venir.

  4. C’est assez marrant de lire ça, je suis blogueur cocktails, et les barmens se plaignent des clients qui veulent toujours boire des Mojitos. J’ai l’impression que le problème est le même dans tous les domaines (bouffe, boisson, habits, montres …), le consommateur ne prend plus de risque et reste toujours sur ce qu’il connaît déjà (ou ce qu’on lui matraque régulièrement). Et si certains finissent par bouffer de la vache laitière à prix d’or parce qu’un gogo a mis trois étoiles sur l’emballage, ou acheter des montres à quartz au prix de 10 fois des montres mécaniques, et bien je ne les plaindrais pas, aujourd’hui, il est facile de trouver l’information sur Internet.

    Ceux que je plains en revanche, c’est ceux qui prennent le temps de faire de la qualité, et qui ne sont pas récompensés.

  5. Ah enfin un clavier dispo ! 🙂
    [Avant tout, merci pour l’Oesterput, testé et approuvé … private 😉 ]

    Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un billet aussi pondéré dans son argumentation, tout site, papier de presse ou autre blog confondu.
    Et ce qui me chagrine sur le fond de l’histoire (la standardisation du goût) c’est qu’il faille pondre des textes comme celui ci en 2014 …
    Il faut défendre, becs et ongles, l’artisan !
    Il sera le seul garant du goût et de la singularité.

    L’artisan, ce n’est que pas le boulanger qui sélectionne sa farine avec soin, dans un moulin, qui la laisse reposer plusieurs semaines et qui vous sort de son four une baguette à se damner que les meilleurs restaurateurs se disputent.
    L’artisan, ce n’est pas que le boucher qui vous sélectionne les meilleures viandes et qui vous conseille pas à pas sur le choix des morceaux.
    Pas le sempiternel steak, non l’araignée ou l’onglet ou encore la longe ou les joues, des parties nobles et goûteuses que plus personne ne cuisine de nos jours sans doute parce que le palais est matraqué par les viandes reconstituées et stérilisées des Fast Food.

    Laissons à cent lieues de nous ces pains précuits et congelés à la saveur cartonnée ou encore ces poulets engrossés aux farines …

    Mon caviste aussi est un artisan du même cru !
    Il n’y a pas des années que je le fréquente et je ne sais d’ailleurs par quel miracle j’ai poussé la porte. 🙂 (Dieu, si il existe, a du guider mes pas).
    If I Had Known, comme disent nos amis anglais, ben j’aurais poussé cette porte bien plus tôt.
    Parce que derrière la façade, se cache un couple qui sait ce qu’il veut et qui sait ce qu’il défend !
    Oui ce sont des productions d’artisan, oui ce sont des vins propres (euh, z’avant la chimie, ils étaient comment, hein ?) oui ce sont des vins singuliers mais avant tout ET surtout … goûteux et émouvants !
    Comme la baguette croquante et dorée ou comme la belle entrecôte caramélisée et moelleuse.
    Ça fait 30 ans que j’achète du vin, majoritairement à la source.
    Et j’ai plein de « classiques » en cave, très bien vinifiés … que j’assume et que j’aime.
    Parce qu’ils sont beaux, c’est vrai, mais manquent parfois d’un brin de folie.

    Et des cavistes, j’en connais aussi pas mal mais des « généralistes » chez qui je relève au tarif depuis 30 ans les mêmes références.
    Il en faut, c’est sécurisant et confortable mais vu le nombre de profils identiques, il y a la aussi une forme de standardisation.
    Mais justement, ce n’est pas exactement mon idée du caviste.
    Le caviste idéal, c’est celui qui va me bousculer dans mes certitudes ou mes a priori et m’emmener dans ses rêves et me livrer ses secrets.

    Et nous ici, on doit mesurer le bonheur qui est le nôtre d’avoir ce couple qui transpire la passion de la découverte et qui veille sur ses vignerons chéris comme sur de précieux diamants.
    Sans eux, je n’aurais sans doute jamais découvert les vins d’Isabelle Perraud ou de Fabien Jouves ou autre Luneau-Papin … Entre autre …
    Alors, quand on a un caviste intelligent, noblement militant, respectueux du produit et qui, au surplus, vous propose des vins goûteux et émouvants (je me répète), il faut le mitonner aux petits oignons, le faire connaître (jamais je crois je n’ai tant parlé d’un caviste autour de moi) et le soutenir, chacun avec ses moyens bien entendu.

    Bref, nous tenons le caviste de rêve : un découvreur de talents, apôtre du goût au travers de vins singuliers qui s’adressent à TOUS, amateur et débutant.
    A tous ceux qui ont un goût, du goût, ou qui l’ont perdu mais qui sont ouverts à la découverte et qui aiment sortir des sentiers battus … bref qui sont intelligents.
    Laissez les standards à la GD et poussez la porte de votre caviste.
    Pour le soutenir, pour le maintenir en vie.
    Vous ne nourrirez qu’un seul regret, immense cependant, celui de ne pas lui avoir fait confiance plus tôt.
    Parce que ce vous y découvrirez, vous ne le verrez nulle part ailleurs.
    Ailleurs (chez un artisan, hein !) ce sera autre chose : un autre vigneron qu’on ne connaît pas encore, un autre vin qui vous émouvra.
    Mais ce qui est certain, on ne sera pas du bobinard standard et aseptisé.
    Allez, prenons notre courage à deux mains et on se lance !

  6. Moi, je ne suis pas une grande connaisseuse, ni une grande buveuse de vin.
    J’ai déjà bu du Tariquet, ça ne m’a pas déplu, mais depuis que je te lis, je n’en ai jamais racheté. Il y a tellement d’autres blancs bien meilleurs.
    Merci pour tes articles accessibles aux néophytes dont je fais partie.
    L.

    • Dans « À Propos » du présent blog, la rédactrice en chef 🙂 a mis un lien vers l’adresse du magasin.
      Il suffit de cliquer sur le texte : « caviste là » et on découvre l’endroit magique.

  7. Merci.
    Je voudrais encore dire que les vins vendu en GD sont déjà amplement aidés par ces réseaux et les moyens publicitaires énormes engagés.
    Ce qui m’attriste, c’est de constater que même si chacun a le droit de donner son opinion, les « critiques » ou « amateurs éclairés » sont vitaux pour tous les autres producteurs sans notoriété ou réseaux.
    ils sont vitaux car les seuls à pouvoir soutenir, avec légitimité, les cavistes et producteurs modestes..
    C’est donc cette légitimité qui pourrait être mise à mal alors qu’ils ont le pouvoir de compenser, grâce à internet, l’extraordinaire puissance de séduction des grands groupes.
    Ce sont des « passeurs » de la plus grande importance aujourd’hui . Alors chacun est libre bien sûr,
    mais aussi un peu responsable!
    A+
    rené

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