VDV #69: le vin du premier rendez-vous

Nous sommes le dernier vendredi du mois, déjà! Et c’est l’heure des VDV! Mais kessekessé? L’occasion pour toute plume (et poils) de parler de vin, au travers d’un thème choisi par un/une président(e) éphémère. Ouvert à tous, blogueurs/euses réguliers ou occasionnels, rédigeurs du dimanche ou au long cours. Seule condition: respecter le thème imparti. Comment participer?

Annoncer le thème des Vendredis Du Vin dans votre article.
Faire un lien vers le blog du président du mois et le blog des Vendredis du Vin.
Publier votre participation sur votre blog et sur la page Facebook des Vendredis du Vin.
Si vous n’avez pas de blog, vous pouvez envoyer less textes et photos par mail (la.wine.ista@gmail.com) ou poster votre participation en commentaire sur son blog.

Ceci étant rappelé, plongeons donc avec Audrey dans ce sulfureux #69. Pas question de sexe pourtant, dans ce thème. Ou pas encore…
La Bionda nous invite donc à plancher sur un vin de premier rendez-vous, celui des amoureux, mains moites et tutti quanti.VDV#69

Et c’est là que je suis un peu embêtée: je me souviens très bien du vin de premier rendez-vous qui m’a complet emballée, mais d’une je vous l’ai déjà raconté, et de deux, c’était il y a tellement longtemps que les moins de vingt ans…
Me voilà devant un dilemme: reprendre cette vieille histoire, la réactualiser, la lustrer un poil et vous la filer ou bien imaginer que…

Imaginer une vie totalement différente. Pas d’enfants. Pas de mec. Pas de chat (tant qu’à faire, un emmerdement en moins).

Chut, je deviens une héroïne, on rabote les hanches, on relève le menton, talons de douze, cheveux impecc’.
Et y a ce type.
Qui ne finit jamais ses phrases. En fait, non: elles tombent, clap,  réduites à leur plus simple expression. Faire simple, c’est encore le meilleur moyen de se compliquer la vie.  Une respiration entre deux voyelles et c’est parti pour la Légende des Siècles dans le cerveau, ça mouline grave.

Ce type donc.
Est grand, très. A du charme, beaucoup.
Est beau. Comme un aigle déchirant l’azur.
Fume, c’est sexy. Parle une langue étrangère , ça aussi. Occupe l’espace, c’est ainsi.

Évidemment, sinon ce n’est pas drôle, il faut inclure à cette histoire une difficulté, un truc romanesque.
Je laisse ça en suspens: remplissez comme vous voulez.

Là, sur le papier, on peut coucher tant qu’on veut des dialogues entre eux, de l’ambiguïté, yeux verts dans les gris, et ce foutu balcon qu’il ne veut pas grimper.

Comment on séduit un type pareil?
De la sobriété (ceci est une fiction).
Du charme.
De la patience.

Voir ses longs doigts autour d’un verre.  L’entendre rire, ou soupirer, le voir seulement sourire. Faudrait pas se louper.
C’est pas un type ordinaire: inutile donc de chercher l’esbroufe.

Lui sortir un grand cru? Vulgaire. Chercher la provoc’? Gratuit.
On pourrait faire appel à un truc profond chez lui, faire écho à ses racines, entendre gronder l’Italie dans ses veines. Trop attendu.

Aller à l’essentiel, c’est peut-être bien ça la clé.
Pour une fois, il dirait. Pour une fois, elle écouterait. Sans interpréter, sans chercher à comprendre. Parce qu’il n’y a rien de plus à comprendre. Que les sens suffisent.

Pour un premier rendez-vous, il faut un vin nu. Qui ne se la raconte pas. Qui laisse du temps et de la place. Un rouge, parce qu’on ne va pas trop se préoccuper de la température.

Un vin qui…

Le parfum de fraise, qu’on écrase un peu en la cueillant, parce que juteuse et tiède de soleil. Un jardin, une fin d’été. Un bâillement dans la chemise, entre deux boutons qui laissent apercevoir la peau. Un peu de musc, au cou, effleuré.
Faire durer,  ne pas céder. Rester suspendus, aux lèvres rouges.

L’écouter dire. L’entendre respirer dans la tiédeur de la fin de saison. Chaque fin annonce un début.
Puis succomber. Bouche fraiche, tendre, salive sur les dents, la langue explore, palpite, vibre. Des griottes qui explosent. A bouche que veux-tu, goûter au fruit, à la chair, à la vie.

Grenache c’est elle: ronde, volubile, entêtée. Syrah, c’est lui: solaire, long, racé.

fruit du hasard
Ils auraient pu ne jamais se croiser: ce duo est un fruit du hasard, l’auraient-ils seulement rêvé?

Tout est possible, quand on veut bien l’imaginer.

Le domaine du Possible est un domaine d’une dizaine d’hectares à Lansac, Pyrénées orientales-Roussillon sur lequel Loïc Roure cultive le carignan, le grenache et la syrah ainsi que les macabeu, grenache gris, grenache blanc, et carignan blanc.  Le fruit du hasard est une cuvée de grenache et syrah, avec un élevage de 14 mois. Vin nature!
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2 réflexions sur “VDV #69: le vin du premier rendez-vous

  1. Pingback: Quel vin pour un premier rendez-vous ? #2 | LA WINEista

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