Initials B.B (beautiful Bordeaux)*

201*bioutifoul bordowwww qu’on dit.

Il est des bonheurs inracontables. Heureusement, ce n’est pas le cas ici, sinon je n’entamerai pas une série qui je l’espère s’avérera intéressante, amusante, passionnante, biffez les mentions inutiles.

Bordeaux, c’est une ville: c’est ballot, je n’y ai pas mis les pieds, malgré les plus de 4500 kilomètres parcourus en 10 jours.

Bordeaux, c’est aussi – surtout- une région viti-vinicole. Mais pas que.

Ce que j’ai envie de vous raconter, ce n’est pas forcément le bordeaux dont on parle à grand bruit, petits souliers et gants blancs. Non, moi je préfère vous emmener dans les jolis bistrots, chez quelques vignerons authentiques, loin des « grands ». Ceux dont je vais vous parler méritent peut-etre encore plus ce qualificatif de « grand ».

Si la petitesse de leurs exploitations, si la petitesse aussi parfois de leurs moyens ne les portent pas au pinacle des classés et autres toqués du tocsin, ils font de ce métier exigeant qu’est la vigne une passion, une gageure, parfois un exploit. Je deviens carrément dithyrambique? Et alors?

Quatre vignerons, trois domaines bordelais, trois visions qui feront tous  l’objet d’un billet-portrait.

En bonus-track, un vigneron cadurcien, avec un blogueur-cassoulet mitonné comme il faut et un champenois. Que demande le peuple? Vous allez avoir de la lecture dans les jours à venir, mes cocos.

Vous allez voir, ils sont beaux ces vignerons et vigneronnes dans leur jus, dans leurs chais, chez eux.

Mais d’abord, de jolies images.

371036  366 357 Le cap-ferret, la dune du Pyla, le bassin d’Arcachon, les huitres, les plages longues comme des soupirs, la beauté de la lumière. Le Tariquet, aussi. Partout, tout le temps: soulignons cette belle opé commerciale. Regrettons de ne pas trouver de chouettes entre-deux-mers pour accompagner les coquillages et autres spécialités. Un monde, ça. Il reste l’humour, et la turlutte, tout n’est pas perdu!

458234109462Les « incontournables », ceux qu’on va voir, pour le coup d’oeil, pour la marrade, pour dire j’y étais mais qu’on n’aura pas visité.

086084Saint-émilion, la belle! Le plaisir de ses rues pavées, Thunevin qu’on aperçoit, au vol dans sa boutique avec cette phrase magnifique, chipée en passant:

Quand on dit millésime moyen à Bordeaux, ça veut dire mauvais, mais ça personne ne vous le dira.

Le chouette bistrot dégotté presque par hasard, la bouille ultra sympa du patron, du xérès fino à la carte (haaaaa, quel pied, merci patron!), le sublime parmentier de canard en plat du jour à 9.50 €. Une affaire!448

La rencontre manquée. Bis. Croisés de loin à Dusseldorf, les frères Todeschini m’échappent encore cette fois-ci. Manque d’organisation de ma part, oui, j’ai à ce niveau les qualités d’un lémurien aveugle. Next time? Au moins, j’ai pu boire ce Mangot 2010. Ca m’a titillée encore plus: de la matière, du jus, de la précision, aucune lourdeur, ça glougloutait sévère pour un bordeaux si jeune. Bravo, guys. Et puis, on arrive à  se voir un jour, hein? 449

Du coté de Listrac, l’Embellie, là encore un bistrot qu’on on aimerait en voir plus souvent, menu du midi à 14 €, délicieux de bout en bout. Arrosé de ceci: là encore, regrets de ne pas avoir eu le temps d’aller rencontrer la vigneronne. saikUn médoc velouté, au fruit délicat, très fin. L’étiquette ne passe pas inaperçue, c’est certain. A 20 € sur table, on aurait eu tort de s’en priver.

Et puis, parce qu’il fallait bien rentrer un jour, l’étape champenoise: à la rotisserie d’Henri IV, à Ay. Village de Bollinger (rhaaaaaa), on l’a pourtant snobé pour gouter ceci:

colletSi tout n’est pas au top chez Collet, cette cuvée était pas mal du tout: riche, onctueuse, avec une finale plus fraiche qu’espérée. En tous cas, sur l’excellente cuisine (dont un parmentier de boeuf, escalope de foie gras avec une sauce à se damner) il a fait le job. Adresse à recommander: qualité des produits, cuissons au top, joli décor et portions (très) généreuses.

Le séjour était bien évidemment trop court pour voir Bordeaux dans son intégralité et dans sa diversité: j’aurais aimé aller dire bonjour à Nicolas, à Denis et Valérie, à Vincent, et d’autres…

Ca nous fera une excuse pour repartir, notez

   355 436094052

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2 réflexions sur “Initials B.B (beautiful Bordeaux)*

  1. Pfiouuuu !
    Quel beau reportage, effectivement loin des tout snobisme, dans le Bordelais authentiquement paysan.
    Ca se déguste sans faim et sans fin et avec les doigts. 🙂

  2. Put… ! Bordel de m…e ! Tu es allée manger chez Richard (le toulousain, tiens ! Poup ! Poup ! ça c’est pour le 20-21 du Stade Toulousain ce soir à Chaban. Je vais me faire démonter la prochaine fois que je vais à l’Embellie) et tu n’as pas choisi un vin d’un de mes chouchous…y’a du Marojallia à sa carte, entre autres ! Non mais t’es folle ou quoi ?!? Quoi ??? TU-ES-BELGE ?!? Ah !!! Ok alors…

    Et t’as pas mis les pieds à Bordeaux…
    Tu sais quand même que cette ville est superbe ?
    J’en parle très librement, je suis auvergnat.
    Tu avais VRAIMENT besoin de vacances, là.

    Reviens vite !

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