Le plat: le porc d’Amsterdam!

*Flo, ça s’adresse à toi: je ne pouvais pas laisser passer l’occasion de te taquiner. VIVE LES PAYS-BAS. 

Le plat c’est sérieux! Je sais qu’à Noël traditionnellement c’est la dinde, voire d’autres volailles, plus petites, plus adaptées à nos fours et à des tablées moins conséquentes. En tous cas ici. Car j’ai demandé à Floriana, vous savez la responsable du club Carbonara, de nous parler d’une recette traditionnelle italienne. J’ai des souvenirs encore émus et très repus de réveillons italiens. Ça ne rigole pas avec la bouffe, en Italie, au quotidien. Alors je vous laisse imaginer les jours de fêtes. La mamma, et toutes les autres, grandes ou petites sur le pont, dès l’aube. Ça rissole, ça frit, ça pétrit, ça touille, ça se bouscule, ça frémit, ça remue, et bout, et emballe, et réserve au frais… Y a dans cette grouillance, dans cette urgence, dans ce plaisir de remplir les estomacs un amour  infini. Des rires et des engueulades à n’en plus finir. La nourriture en Italie, peut-être encore un peu plus qu’ailleurs ne sert pas qu’à contenter les panses: elle caresse l’âme, et vous parle de petites et grandes histoires.

Un brodo et des cappelletti, dans le froid acéré et le brouillard compact de la pianura padana, c’est simple, c’est délicieux, ça se partage, et ça réchauffe les cœurs les plus tristes. Pour comprendre il ne te reste désormais et selon toute évidence plus qu’à rappliquer à Parme entre décembre et février, et ce, tous les hivers que le ciel fera.

L’autre plat traditionnel d’Emilie-Romagne en période de Noel, c’est le cotechino con le lenticchie. 

L’Italie n’a rien inventé de plus rustique que le cotechino con le lenticchie.

Ça ressemble un peu au « petit salé aux lentilles » auvergnat, puisque c’est aussi un morceau de porc bien bien gras accompagné de fines lentilles revenues dans de l’huile d’olive, quelques aromates, et un peu de pulpe de tomates. Personnellement, j’en rafole. Mais alors, qu’est-ce que le cotechino ?

Pour le savoir, on va lire le beau billet de Floriana.

Voilà, c’est fait? J’ai faim, moi!

Qu’est-ce qu’on boit avec ça?

C’est un plat tout simple, il ne s’embarrasse pas de falbalas, on n’a pas envie de se la péter avec des appellations ronflantes, on a juste envie de bon, de fruité, de tendresse, quoi.

Et la tendresse, bordel?

Moi je vous l’offre, un angelot qui sonne les cloches, trop mignon.

Je vous l’accorde, saint-émilion est un classique. Mais cette découverte-ci est vraiment chouette comme tout.

taponRendons à César son slip et ses chaussettes sales: c’est un vigneron qui m’en a parlé en premier. Nous évoquions Bordeaux, il m’a dit: Tapon. J’ai investigué, j’ai goûté, j’ai aimé.

Propriété fondée par les Moines Bénédictins de Citeaux. C’est Angèle Tapon qui a acquis ce vignoble à la fin du XIXme siècle. La Famille Tapon exploite 32 hectares de vignes, dont les deux tiers en appellation Montagne Saint-émilion. Du merlot majoritaire, un soupçon de cabernet sauvignon et une proportion non négligeable de cabernet franc (30%).

C’est Nicole qui est en charge du domaine: on y produit des vins bios, et très modernes. Oubliée la pseudo-austérité, ce montagne est charmant, bien que pas si fluet que ça. Y a du jus, c’est pas une fillette: de la matière, oui mais soyeuse. Du tanin, of course, mais poli, gentil, bien élevé. Tant qu’on a plaisir à le boire maintenant, même si on sait qu’il sera encore meilleur dans quelques temps.

Avec le joli plat de Flo, tout en simplicité, ce vin là me parait parfait. Rondeur, suavité, mais sans tomber dans la caricature de ces vins pour djeuns flirtant avec le sucre facile.

Oui mais:

  • J’aime pas le bordeaux: TUTUTU, rien du tout: il faut essayer avant de faire son dégoûté.
  • C’est forcément très cher: même pas, autour des 13 euros, pour un vin de fête, on peut non?
  • C’est honteux! C’est de la cuisine ritale et tu proposes un vin français: je suis belge, les loulous, je fais tout ce que je veux! Néanmoins, on peut aussi tenter ceci.

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Celui de gauche, la Morandina, 5 vignes, barbera d’asti. Bon, ok, c’est un vin du Piémont, mais c’est limitrophe de l’Emilie. Son joli fruit, sa bouche velours ira à merveille sur le porc, tout gai!

Ciao, baci a tutti!

(elle m’a contaminé)

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2 réflexions sur “Le plat: le porc d’Amsterdam!

  1. Pingback: Michel Buc

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