Morpho-psycho wine test #3: Padre Pio

padre

« prends ma photo de profil twitter »

 

En quelques mots, le Morpho-psycho  wine test, c’est quoi? Poser 5 questions, toutes pareilles à un ou une blogueur(euse) que j’aime bien, à un twitto et à partir de là lui attribuer un vin. Un genre de sosie, mais liquide.

C’est au tour de Padre Pio de se faire cuisiner.  D’abord, fin d’une légende: il ne s’appelle pas du tout Padre, mais Jean-Christophe. Ha! Il ne se raconte pas beaucoup lui-même, d’ailleurs il faudra ruser pour apercevoir sa trombine. En revanche, il est très prolixe questions (bonnes) histoires. 

Padre, c’est un peu l’oncle (okay, un jeune tonton) ou le pote qu’on rêverait d’avoir pour nous raconter Jules César ou François 1er au coin du feu et partager une Chimay. En tous cas, suivre son compte twitter et ses tweetstories rend moins con.

Ton principal défaut et donc ta plus grande qualité?

Je suis très touche à tout, et je fonctionne par foucades, ça agace pas mal mes proches. Je peux me passionner pour un truc précis pendant des semaines puis abandonner complètement ensuite. Ça me pousse à me lancer dans plein de projets qui foirent parce que je n’aime pas trop les sports d’endurance, en gros. Mais dans le même temps, ça a un côté bordélique que j’aime bien… Ado, je me souviens d’avoir bloqué des mois sur le gothique en fiction. J’avais quand même acheté une blinde les actes d’un colloque roumain sur les racines du mythe de Dracula…

Salé, acide, sucré ou amer? Ou les 4?

Pas amer, mais alors les trois autres… Contrairement à ce que CERTAINS peuvent prétendre, j’adore presque tout en bouffe, crustacés, poulpes et fruits de mer exceptés. Quand je cuisine moi même, j’avoue cela dit que ça tourne vite sur des bases volailles / crème /patates / cuisson en cocotte. La cuisine de ma grand-mère bourguignonne, en gros…

 Le type de musique que tu écoutes le plus? 

Des trucs de vieux… Le rock des années 60/70, sans hésitation. Tous les groupes genre Jefferson Airplane ou Creedence Clearwater, je peux écouter ça en boucle. Dès que tu me colles une guitare, une basse et une voix un peu rauque, je marche à mort… Même les groupes d’aujourd’hui que j’écoute sont dans cette lignée, comme Moriarty. Côté francophone, j’ai du mal à dépasser Brassens ou des mecs comme Arno, dont la voix me ravage à chaque fois.

 La bouffe dont tu ne pourrais te passer? 

La bidoche en général, volaille comprise. C’est mort pour devenir végétarien… Et le gros truc irremplaçable, c’est le poulet Vallée d’Auges. Je tuerais pour ce truc.

Sur une île déserte, tu emmènes quoi? (Max 5 choses)

– les oeuvres complètes de Terry Pratchett (si ça compte pour un)
– un bon vieux couteau de poche, j’en ai toujours un avec moi ou presque.
– beaucoup de papier et un paquet de crayons.
– mes deux chats

Si le Padre était un vin, il serait: 

Un vin rouge, c’est certain. Le vin rouge a besoin de moins d’apprêts qu’un vin blanc ou qu’un rosé, qui ne souffrent pas les approximations niveau température, par exemple. Une quille de rouge, ça peut se dégoupiller presque partout et en toute situation. J’imagine que ça sied assez bien à un type qui se balade avec son canif… pour être prêt à couper du saucisson?

Pas n’importe quel pinard non plus, monsieur a des lettres, filons-lui donc un vin qui en a aussi. Sans tomber ni dans le ronflant, ni dans la pédanterie.

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Brézème est en train de sortir de l’ombre: c’est mérité. A une petite vingtaine de kilomètres de crozes-hermitage, ses syrahs si rares offrent des vins voluptueux mais avec du caractère.

Le nez au premier abord est un peu rude: fermé, peu disert, il lui faut quelques minutes de mise en confiance et d’air avant de se livrer pleinement. Là, big smile: ça déboule de partout, des cerises noires, des mûres, le tout secoué par du tabac blonc, du macis, un chouille de poivre.

Il serait sage de le laisser respirer encore: Eugène se mérite. Il faut rester en haleine, comme suspendu à son histoire. Lui laisser le temps de se raconter: alors en bouche, les fruits compotent et explosent, les touches épicées donnent du relief, pour terminer sur un chant rocailleux, long et beau. Y a quelque chose de subtil, de l’ordre de la vieille mélodie rock efficace. Roots, et en place.

Il lui faut une cuisine de patience et de mijoté: des joues de boeuf, braisées et cuites doucement, longtemps. Un coq au vin, recette de grimoire de grand-mère…

Eugène de Monicault, brézème-côtes-du-rhône-villages, 2013, Domaine Lombard

Et paf, à bientôt pour un nouvel invité!

Santé!

Les autres wine-tests

Test #1: Lornifouin

Test #2: Sofille

Test #4: Funambuline

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