En attendant

cropped-1944.jpgC’est pas moi, c’est vous!

Oui, bon, ok, c’est moi ma très grande faute. Un mois, un mois presque complet que je n’avais pas remis les papattes ici. Pas faute de n’avoir rien à dire, ou de ne rien avoir bu d’intéressant: juste pas le temps. Les foutues journées ne faisant toujours que vingt-quatre foutues heures, et mon satané cerveau quémandant ses huit bonnes heures de sommeil…

Ceci dit, vous n’en avez peut-être rien à carrer, et  vous auriez raison. En guise de pardon, un survol de ce qui se goûte bien là, tout de suite maintenant (je préfère vivre de mon vivant, tant qu’à faire).

Une surprise de boite-à-lettres, vin vers lequel je n’aurais pas été spontanément. J’aurais eu tort: sans me surprendre, il a le confort du vieil amant qu’on retrouve, des baisers faciles et des odeurs familières. On repart comblée, gentiment heureuse, avec la fatigue amoureuse qui tombe sur les reins: c’est bien!

barmes

Les vins du Jura, c’est mon Amérique à moi (peut-être qu’elle est trop bien pour moi, et alors?). Quand on vous offre du divin, quand on vous met des étoiles plein les yeux, il ne faut pas craindre le retour du bâton(nage). Ce chardonnay, ample, mignon, titillant la langue et l’intellect, faisant resurgir des goûters chez mamy, la bonne tartine de beurre frais, quelques abricots en guise de garniture, ça vaut tout.

divin

Je ne suis plus jeune fille en fleurs depuis longtemps, pourtant j’irais bien refaire un tour du côté de ce coquin là. Les Acacias, fleurs faussement graciles et entêtantes, à la légère note poivrée, on en cueillerait des brassées. Finalement la jeunesse, c’est très surfait: là, c’est la maturité qui s’exprime. De caractère mais sans l’avoir mauvais, puissant mais maîtrisé, ce n’est pas du cahors, c’est un poème élégant.

cahors

L’effronté fronton est ce joli petit jus qui vous claque dans la bouche, vous retapisse le palais de mûres mûres, et vlan que je te flanque cerises, puis macis, puis un poil de zan pour compléter l’affaire. Moi je suis raide: c’est bon quand ça file droit.

gui

Agitant ses grelots
Elle avança
Et prononça ce mot:
Aldérica!

Presque. Sur un malentendu: comme celui de la contre-étiquette (et mes contre, tu les aimes mes contre?) vraisemblablement mal collée, annonçant pour ce blanc gracieux et sauvage à la fois « carignan et mourvèdre ». Le maccabeu riait sous cape, je m’y suis fait prendre, la victime était si belle, et le crime si gai.

alde

Et on termine avec une belle paire: l’une est fluide, souple, se faufile comme une anguille, violette entre les dents, langue rose à peine dardée, c’est la Fleurie. L’autre, bien campé sur ses deux pieds, solide, joue les maîtres de cérémonie. Trois coups et bam, entrée en scène. Le beaujolais a trouvé de merveilleux acteurs: profitons-en!

poq

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