Morpho-psychy wine test #8 Sophie Gourion

sophie

En quelques mots, le morpho-psycho wine test, c’est quoi? Poser 5 questions, toutes pareilles à un ou une blogueur(euse) que j’aime bien, à un twitto et à partir de là lui attribuer un vin. Un genre de sosie, mais liquide.

Sophie est une grande bringue, donc forcément, on a tôt fait de la surnommer la Grande Sophie. Contrairement à son homonyme elle ne chante pas (pas à ma connaissance en tous cas): elle est rédactrice web, maman, aime le fromage, et est féministe. Active sur son blog Tout à L’égo pour dénoncer sexisme, petites et grandes injustices, dernièrement, elle a aussi lancé ce tumblr pour parler du traitement journalistique des violences faites aux femmes.

Mais on ne peut la réduire à une méchante féministe hystérique (huez-moi): elle adore aussi bouffer. Vraiment. Et cuisiner.

Je ne vous dis pas qu’elle est drôle, vous ne me croiriez pas.

Allez zou, découvrons Fofie.

Ton principal défaut et donc ta plus grande qualité:
L’intranquillité, pour reprendre cette jolie expression, plus poétique que « pénible » ou « torturée » (et qui est aussi le titre d’une chanson de Christine and the Queens). Je suis une angoisée de nature, même si j’essaye de me soigner avec la méditation, je rumine souvent mes idées noires, mes doutes et mes peurs. Un des rares moments où je suis dans le plaisir de l’instant présent, c’est lorsque je cuisine : mon esprit est concentré sur l' »ici et maintenant » et c’est très reposant. L’avantage d’être pessimiste comme moi c’est que l’on n’est rarement déçu (essayons de positiver pour une fois).

Salée, acide, sucrée ou amère? Ou les 4?
Je dirais salé et sucré. Le salé est ce que je préfère cuisiner et manger : j’adore la charcuterie, le tarama, le fromage, la boutargue, j’ai plusieurs variétés de sels dans mes tiroirs et j’adore sentir craquer les grains de sel de Guérande sous mes dents en dégustant un bon plat. Mais j’aime aussi le sucré qui me permet d’apprécier plein de choses que je n’aimerais pas sans cette additif : les navets rôtis au miel, le vin (je n’aime que le vin blanc très sucré, jetez-moi des cailloux), les oignons caramélisés, le magret aux pêches…Et puis je n’arrive pas à terminer un repas sans un carré de chocolat ou une sucrerie.

Le type de musique que tu écoutes le plus?
Si tu posais la questions à mes enfants, ils te répondraient les chanteurs morts. Je rajoute à cela les chanteurs dépressifs (quelqu’un a une corde?).
Ce qui donne en résumé : Gainsbourg, Michel Berger, Véronique Sanson, Francis Cabrel, Charles Aznavour, Vincent Delerm et Bénabar (mais juste les premiers albums, ce qu’il a fait récemment est à jeter à la poubelle). Sinon dans un genre plus gai j’aime aussi beaucoup Elton John, Stevie Wonder, Jamiroquaï et Idan Raichel, un musicien israélien.

La bouffe dont tu ne pourrais te passer?
Sans hésitation, le fromage, c’est une vraie addiction (d’ailleurs alors que certains s’envoient des mps coquins sur Twitter, Lornifouin et moi on s’écrit pour s’échanger nos adresses de fromagers, chacun ses vices). On m’a trouvé récemment un peu de cholestérol (c’est l’âge) : j’ai tenu exactement 2 jours sans fromage. J’ai une grosse préférence pour les fromages cuits : Mont d’Or, chèvre chaud, gratin de pommes de terres à la scamorza fumée, macaroni and cheese mais je me régale également devant un bon plateau de fromage (j’ai découvert récemment le bleu d’auvergne à la confiture de poire, une tuerie).


 
Sur une île déserte, tu emmènes quoi? (Max 5 choses)
Sachant que je risque de manger des trucs peu ragoûtants, ma boîte à épices (j’en ai au moins une trentaine) : avec du paprika fumé ou des grains de coriandre, n’importe quelle bestiole paraitra plus appétissante. Mon agenda papier (oui je suis un dinosaure qui n’arrive pas à passer à l’agenda électronique), pour le relire et se souvenir des bons moments passés (j’ai gardé toutes mes recharges d’agenda depuis 10 ans pour cette raison). Tous mes livres de Philippe Jaenada, mon auteur préféré, le seul qui me fait glousser dans le métro, me console et m’émeut. Et puis ma robe de chambre en pilou car les nuits sont froides sur une île (et puis comme je serai seule, au diable le glamour ).

 

Si Sophie était un vin, elle serait:

Un vin « classique » mais qui cache bien son jeu. Plus original qu’il n’y parait, dont on se dit après l’avoir rencontré « ah oui quand même ».

gew

J’ai beaucoup beaucoup beaucoup d’amour pour l’Alsace, et encore plus pour les cépages alsaciens. Le gewurztraminer, parmi eux, est un de mes chouchous secrets. Et comme quand on aime à la folie, on est follement exigeant: il faut qu’il soit bien traité, mon gewurz convenablement mis en valeur, pas maquillé de sucres inutiles. Il faut qu’il laisse sur la langue précisément assez de fruit et de tout pour avoir envie d’y revenir.

Là, avec quelques années au compteur, il est beau comme un coucher de soleil. Il irradie, il réchauffe à peine les épaules: son parfum d’abricot rôti au miel, puis plus loin de tatin exotique titille. La bouche presque onctueuse est une caresse: les fruits jaunes se succèdent, avant de laisser mourir avant le sucre un coing confit et un soupçon de safran.

A tester impérativement sur un fromage qui coule et qui pue.

Gewurztraminer Reserve, domaine Weinbach.

A bientôt pour d’autres invités torturés.
Santé!

Les autres wine-tests

Test #1: Lornifouin

Test #2: Sofille

Test #3: Padre Pio

Test #4: Funambuline

Test #5: Another Whisky

Test #6: Tomsias

Test #7: Catnatt

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