VDV#84:Energie!

20160212_092701Je cours après le temps, les chaussettes solitaires et les petites cuillers, les devoirs du môme, les livres de Peppa Pig de la petite, les deadlines, les corrections et mes doigts sur le clavier courent, courent, courent. Du boulot, quatre vies au moins: sans compter les projets et les envies.

Quant ce matin, j’ai pris connaissance du  thème des VDV  mitonné par Guillaume, j’ai forcément souri.

Il parait que j’ai de l’énergie à revendre: comme je ne suis pas plus que ça capitaliste, je ne spéculerai pas.  D’où elle vient? Je ne sais pas. J’ai toujours été comme ça, à lire deux livres en même temps, à faire toujours plus que prévu. C’est une qualité si on veut, ça peut me rendre très fatigante pour mon entourage, et pour moi aussi: mon incapacité à ne rien faire, pire ma propension à me surcharger de boulot fait qu’en période calme, je m’ennuie, nuit et jour. Je deviens intenable.

Je crois détenir un secret, pas bien précieux puisque je vais vous le livrer tout-de-go: la clé pour  (re)trouver de l’énergie c’est de savoir se dé-ten-dre. De temps en temps: cinq minutes de respiration ventrale au bureau, une petite marche sous la pluie, une chanson bébée sur les genoux. Et boire un verre – ou deux – de vin.

Bizarrement, c’est sans doute l’énergie qu’a mis le vigneron a le produire, ce sacré pinard, qui se communique. Comme si tout ceci formait une grande chaine : de celui qui a sué chaud et froid dans les vignes, puis à la cave, à moi qui la reçoit et en profite.

Ces derniers jours, je me demande d’ailleurs comment ils font… Il faut être foutrement passionné, ou inconscient, ou un peu des deux pour être vigneron. Un bon vigneron, celui qui se fait du souci, qui n’ose pas aller à la vigne parce qu’il a gelé cette nuit, celui qui est prêt à chialer entre deux blagues sur les frites, parce que merde, une année qui se termine fin avril, c’est vraiment une putain de catastrophe.

De l’énergie, il va leur en falloir à tous, en Bourgogne, en Loire, dans le Rhône en Champagne, en Bordelais, en Beaujolais… Il va falloir se redresser, bomber le torse, panser les plaies, penser à plus tard, plus loin.

Il va falloir espérer, tirer des plans sur la comète, tirer son plan tout court.

Alors, on pourrait s’en remettre aux saints… Nicolas, Romain, Julien, ils sont nombreux mais peut-être pas assez efficaces.

Ou alors, pour soutenir les vignerons, pour leur redonner de l’énergie on pourrait picoler leurs canons. Plein, fort, pour leur refiler de la belle énergie qu’ils nous distillent à l’année.

Hier soir, j’avais choisi celui-ci: bourgogne, que je t’aime quand tu te laisses prendre comme ça. T’étais bien trop jeune, on n’en fera pas un drame: justement cette énergie-là, c’était pile ce qu’il fallait. saintromain

Sauve un vigneron, bois un canon. Chiche?

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