Teste-moi ça: le coravin et moi

Aujourd’hui, reportage de l’extrême et énorme prise de risque, j’ai testé pour vous… le Coravin.  Pour la transparence: je n’ai pas acheté l’appareil, c’est la personne qui gère presse et blogs chez Coravin qui me l’a envoyé. Sans échange de liens, ou de demande d’article, d’ailleurs.

Coravin, c’est quoi? Un appareil qui permet de prélever une (petite) quantité de vin sans enlever le bouchon de la bouteille au moyen d’une aiguille. Celle-ci ponctionne le vin, puis sert à diffuser de l’argon (un gaz neutre) pour remplir le vide créé et éviter les oxydations.

Comment ça se présente?

Dans un étui, l’appareil en lui-même, des recharges d’argon, un ustensile pour nettoyer l’aiguille, un mode d’emploi.

Le test:

J’ai d’abord testé sur un vin doux*.  Histoire que si je pète le bouchon, ce ne soit pas grave et que je ne doive picoler toute la bouteille le soir-même, attendu que ces vins là supportent bien quelques jours d’ouverture. Il s’agissait plutôt de voir la maniabilité de l’appareil. Et donc, j’ai commencé par lire le mode d’emploi. Celui-ci est constitué de dessins – Ikea style – et je suis nulle en déchiffrage de dessins.

Test double. Le sacrifice, toujours.

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Ce qui explique que ma première tentative s’est soldée par un échec. J’avais bien mis le gaz, j’avais suivi toutes les étapes, et au moment de vider dans le verre… rien.

Du coup, j’ai relu – enfin, re-déchiffré – suis partie une demi-heure, ai recommencé, toujours rien.

C’est alors qu’INTERNET. Et là, révélation: j’avais zappé d’appuyer sur le bouton tout en versant.

Ça maaaarche

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Une subtilité que je n’avais pas pigée sur les dessins: bref, moquez-vous.

J’ai bien suivi le reste des étapes: lâcher les gaz, retirer l’aiguille, la nettoyer, ranger l’appareil.

En soi, une fois qu’on a compris c’est une manipulation simple et rapide.

Oui mais le vin?

Je l’ai goûté à plusieurs reprises: sans pouvoir affirmer qu’il n’a pas un peu bougé, il n’a en tout cas pris aucun goût désagréable.

Rebelote ensuite avec un vin rouge, et un blanc sec mêmes constatations.

Du coup:

Est-ce que ça marche? Oui. Après, je n’ai testé que sur quelques jours/ semaines. Il faut voir ce que ça donne sur de plus longues durées.

Est-ce que ça fait du mal au vin? Non. S’il y a eu peut-être de légères différences, il n’y a pas eu d’apparition de mauvais goûts.

Est-ce que c’est utile? Oui et non. Cela est en fort rapport avec son coût: en effet, si l’on veut utiliser le Coravin comme une façon de consommer un verre de vin par jour, sur des bouteilles peu chères, ce n’est sans doute pas très rentable. Idem pour des potes qui voudraient ouvrir plusieurs bouteilles au cours d’une soirée (chacun son verre). Pour les vins jeunes, pas de passage de la bouteille en carafe possible (même si on pourrait ruser avec un aérateur). L’utilisation de l’appareil pour un amateur ou collectionneur de grands vins, ou vins de garde se conçoit mieux. S’il veut de temps en temps juger sur-pièce un millésime, c’est une idée. Surtout s’il n’a que peu de bouteilles dudit vin. En fait, il ne faut pas à mon sens voir le Coravin comme un outil de consommation, mais bien de dégustation, pour le particulier en tous cas. Pour les pros, bien qu’il existe déjà des machines de vins au verre, le peu de place pris par le Coravin peut jouer en sa faveur. Le fait aussi de pouvoir faire déguster sans ouvrir à chaque fois des bouteilles (chez un vigneron).

Combien ça coûte? Il existe deux modèles. Le model one est à 199 euros sur le site Coravin. Le model Two, vendu en « plus pack » (comprenant en plus de l’appareil une aiguille standard, une aiguille service rapide, une aiguille pour millésimes et une housse) est à 399 euros.

Les recharges d’Argon s’achètent par deux au prix de 19,99 euros.

Une aiguille standard (dont on dit que l’utilisation normale garantit plusieurs centaines de ponction/ injection) est à 29,99 euros.

Pas négligeable donc.

En conclusion: si vous aimez les gadgets, et que vous avez le budget, celui-ci ne fera en tous cas pas de mal au vin. En ce qui me concerne je ne l’aurais pas acheté, parce que je consomme assez peu de bouteilles très onéreuses (et quand ça m’arrive, ben… je les termine).

Edit du 18 août: puisqu’on m’a judicieusement posé la question, le Coravin ne fonctionne pas avec les champagnes et effervescents. Il faut également se limiter aux bouchons liège, ou agglo, l’appareil ne fonctionnant pas sur synthétiques.

*un rivesaltes ambré du domaine de la Casenove. Très beau vin, au nez pimpant de fruits très légèrement confits, à la bouche du même tonneau, équilibrée et pas trop sur alcool et sucre. Joli boulot.

 

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Une réflexion sur “Teste-moi ça: le coravin et moi

  1. Souvent vu utilisé par des pros pour me faire déguster leurs vins. Beaucoup mieux que des bouteilles ouvertes plusieurs fois dans la même journée. Dans ce cas aussi, l’investissement est valable.

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