J’ai lu: Entre les vignes

wp-1473494209586.jpegC’est la rentrée littéraire !

Et c’est plutôt une bonne nouvelle: hors des guides traditionnels ou moins il y a aussi des bouquins traitant de vins d’une autre façon, plus sensible.

J’ai reçu cette semaine « Entre les vignes » opus à trois signatures: Guillaume Laroche, Henri Annoni, Frédéric Henri.

« Conversations libres avec des vigneronnes et vignerons de Bourgogne » en est le sous-titre.

C’est donc un livre d’entretiens, au format long, qui laisse – sans dogme – la parole aux gens qui font du vin (et du bon). Athénaïs de Béru, Dominique Derain, Claire Naudin, Emmanuel Giboulot, Julien Guillot, et j’en passe… En tout,  ils sont quinze hommes et femmes avec des parcours très différents.

Ça, c’est le pitch, comme on dit.

Je l’ai lu en quelques heures, ce qui est plutôt très bon signe. Aidé par des photos superbes, c’est un bouquin qu’on avale avec plaisir et curiosité. Le seul bémol: peut-être faut-il avoir un minimum de bagage technique bien qu’un lexique soit présent pour éclairer certains termes. Les interviews sont retranscrites comme de longs monologues, entrecoupés des explications ou précisions de Guillaume quand il le faut. On sent qu’il a pris le temps de les laisser parler, ce qui donne des punchlines assez magiques.  img_20160906_141955

Évidemment, on peut se dire que se limiter à la Bourgogne est dommage, mais si on réfléchit bien, les problèmes auxquels ces vignerons sont confrontés sont assez universels. Mieux, on éprouve vite de la sympathie pour eux avec leurs caractères très marqués: le touche-à-tout, le rebelle-malgré-lui, le timide, le type charismatique, la scientifique … Ces personnages qui évoluent, qui s’expriment, on a envie de leur taper sur l’épaule, parfois de discuter avec eux vivement, de les rencontrer en tous cas. Parce que la grande force, c’est d’avoir réunis dans un seul bouquin des gens qui – s’ils ont en commun de faire tous de l’excellent vin – appliquent des méthodes ou ont des schémas de pensée qui divergent (et c’est énorme). Grappes entières ou non, soufre, bio ou biodynamie,  bois neuf ou pas, tous les dilemmes du vigneron « moderne » sont exposés. img_20160906_142030

Ce qu’on en retient au final, c’est qu’il n’y a pas une et une seule manière de faire du bon vin. Que plus que jamais, avant de prendre l’avis des « prescripteurs » il faut avant tout réapprendre à écouter le/la vigneron(ne). Dans un mondovino qui se construit de plus en plus dans une opposition manichéenne, c’est un peu d’air. Quelques centilitres de nuances n’ont jamais fait de tort.

Entre les VignesEdition ReverseG. Laroche, H. Annoni, F. Henry252 pages, 29 euros

Le site internet

 

 

 

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