Vini birre ribelli 2016: c’est fini!

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Et c’était bieeeeeen !

Le salon rebelle le plus libre (Max) de Belgique se tenait ce week-end, pour la troisième fois. Et ce fut encore une belle édition: courte pour moi, mais très intense.

J’y étais présente pour dédicacer « Jamais en carafe », et j’y tenais beaucoup. D’abord, parce que quand Patrick m’a proposé de venir, non seulement il ne l’avait pas encore lu, mais il n’était même pas imprimé: une preuve de confiance qui m’a beaucoup touchée, mine de rien.

Je n’étais pas seule à dédicacer: le reconnaissez-vous?wp-1480407702038.jpgOlif! Mais oui, blogueur jurassique (ma blague préférée, sorry) sorti de son Jura pour venir nous faire découvrir un livre qui parle de… vin du Jura. On se refait pas.  Quelques centilitres d’or portraiturés: si le vin jaune nous était comté, en dix façons ( de l’accompagner). Privilège de signer à côté de Mister Jura: il fait déguster vin jaune et comté (bordel, que c’est bon).wp-image-1887450139jpg.jpgC’est un objet qui se mérite, il vous faudra le découper au couteau à papier, pour enfin découvrir le contenu: des pages toutes plus alléchantes les unes que les autres. Prévoyez de passer en cuisine, juste après lecture.

Et lui, sa tronche vous dit un truc?

wp-image-743323516jpg.jpgUn manifestant pas innocent, présent pour parapher les Tronches de vin, et son Manifeste pour le vin naturel (quoi de plus logique ici).

Croisé aussi, un bordelais patibulaire, qui se propose de nous mettre sur orbite.

wp-image-1957826042jpg.jpgSatellite, c’est un nouveau chapitre pour Olivier Techer, un bébé en deux couleurs. Le blanc – en entre-deux-mers – est très bien foutu, frais, précis… Le rouge gagnera à rester encore un an ou deux en bouteilles, histoire d’affiner un peu sa trame. Good game, boy.

J’ai très peu goûté de vin, enchainée que j’étais à ma chaise (je me plains pas, je constate: je suis ravie d’avoir signé autant de livres, et quelque part, j’en reviens pas encore). Je présente mes excuses d’ailleurs à France, Rémy, Laure, Catherine pour ne pas être allée déguster leurs vins… J’aurais voulu, mais j’ai pas pouvu.

Ceci dit, j’ai eu tout de même quelques trucs dans le verre.

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Leoni Rosso Sangiovese di Romagna. Le Grotte.

Big big love pour une pépite italienne, toute de sangiovese. L’exploit, c’est de garder le caractère riche et presque crémeux du sangiovese, sans tomber un instant dans le vulgaire. Au contraire, le vin est tonique, savoureux au meilleur sens du terme. Et ça ne coûte que neuf euros. Je dis bravo.

Toujours en Italie, on quitte l’Émilie-Romagne pour la Sicile, et du grillo, cépage autochtone.

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Alessandro Viola, sicilia

Le sinfonia di grillo est juste une bombe: un vin de macération, d’un équilibre de ouf. Rarement des vins blancs – spécialement siciliens – m’auront mis sur le cul comme ça: il y a de tout dans ce vin là. Du fruit, de l’élégance, de la chair, de la longueur, des trucs qui titillent et interpellent, c’est un vin qu’il faudrait prendre le temps de découvrir mieux, bien mieux.

Un petit coup de rouge? Aussi sympa que ne l’est son vigneron, voici la potion de Marcel.

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Domaine d’Emile et Rose, la potion de Marcel

Alors, ça, la recette est simple: on prend ses quartiers dans le beau Languedoc, on picore un peu de tout, niveau cépages, et on travaille en amphore. Le druide a gagné son pari: sa potion est juteuse à souhait, pas neuneu pour autant. Le vin a de l’allonge, comme on dit dans les milieux autorisés. Moi je dis qu’avec un beau magret de canard, ces deux-là s’entendraient comme lardons en poêle.

Toujours dans le beau sud, Mister White.

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Domaine Gregory White

White is white, et Dylan a eu le nobel, tout est en ordre. Plus sérieusement, nouveau venu en Languedoc, Grégory fait des débuts prometteurs. Le blanc de terret-bourret est joli, claque comme il faut. Je fonds pour le white is rouge, pétulant, pétant de fruits. On a presque envie de jolis jours en terrasses pour vider la bouteille gentiment, en regardant passer les gens.

Les alsaciens étaient là en force, goûté à la va-vite un gewurzt très étonnant chez Frick (orange is the new wine), rebu avec plaisir chez Kumpf-Meyer les vins toujours en progression, et puis parce qu’on est là pour découvrir, deux domaines jusqu’alors inconnus de mes papilles.

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Domaine Lindenlaub

Ces très jolies étiquettes, on les doit à Christophe Lindenlaub. « En 2012, j’ai commencé à faire mes vins. Mais comme il s’agit d’un héritage familial, que nous avions déjà une gamme classique en place, que je ne voulais pas trahir ces clients-là, j’ai créé une deuxième gamme. L’idée étant de ne plus mettre forcément le cépage en avant, mais bien les caractéristiques du vin. Le tout est travaillé dans un esprit nature ». Et il a eu rudement raison: tout est très bien. Petit crush pour l’auxerrois « de l’autre côté » car d’un cépage un peu décrié, un peu snobé, il montre qu’on peut faire de très très beaux vins, avec du caractère.

Encore un jeune, un qui en veut: Jérôme François.

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La grange de l’oncle Charles

La grange de l’oncle Charles, c’est le nom du domaine: il n’est pas allé chercher bien loin. Charles, c’est le grand oncle auquel appartenait la grange dans laquelle il s’est installé en 2014. C’est donc tout neuf, tout frais. Particularité: ici, comme chez Lindenlaub, on ne met pas le cépage en avant. On va même plus loin:  on complante (c’est-à-dire que dans une même parcelle se trouvent plusieurs cépages, mêlés). Il ne fait donc pas de vins de « cépages » typiques de l’Alsace, mais des « assemblages ». Gros coup de coeur pour K (sur le cru Kaefferkopf): avec du riesling, du pinot gris, du muscat et du gewurtztraminer, c’est un vin à la fois dense, complexe et très fin. A suivre de très très près ce jeunot-là.

On finit sur une très jolie note: j’ai retrouvé ma madeleine. Altenberg, mon vin fétiche, mon vin alpha. Merci la famille Deiss, on sait pourquoi vos vins ont autant de classe!

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Un tout grand merci à Patrick, et à ses co-organisateurs, à toutes ses petites mains, aux heures de boulot qu’il a fallu pour monter ce salon de folie furieuse mais…

Putain, c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des européens 🙂

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