2017, nous voilà !

vini

Pourquoi cette photo d’illustration? Et bien, parce que nous sommes en 2017, ça y est on a survécu (pensées aux Michel), et qu’il est d’usage de tirer un bilan de l’année écoulée avant de plonger dans la suivante.

Une année 2016 peu prolifique pour les textes ici, mais j’ai une excuse: cette photo. Hé oui, pour en arriver fin d’année à cette géniale séance de dédicace, il a fallu suer sang et eau (mêlé d’un peu de vin) pour imaginer, écrire, corriger ce bouquin …

Cela ne m’a pas empêché de déguster, toute l’année… sans avoir forcément le temps d’en parler, rageant. Alors, résumé des dernières de 2016: j’ai tapé dans le plutôt classique champagne et bourgogne, la vieillesse, que voulez-vous?

 

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Champagne Roses de Jeanne Val Vilaine

J’aime les champagnes de pinot noir, j’aime quand ils ont cette structure légèrement nerveuse, du fruit rond qui roule sur la langue, des bulles extra-fines qui ponctuent plus qu’elles ne sont les stars. Roses de Jeanne Val Vilaine fait ça très bien. Tellement bien.

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Domaine Luneau Papin terres de pierre muscadet 2014

Terres de pierre est un grand vin blanc: il fait frisouiller les narines avec des senteurs très délicates, un peu de bergamote, un peu de citron. En bouche il se développe, comme s’il étirait ses muscles, tout en longueur. La tension est perceptible, mais jamais vulgaire: du fruit arrive alors, pour terminer le taf à grand coup de tatanes abricotées et pêchues. C’est bon en diable. Et dire que c’est du muscadet… ce mal-connu et mal-aimé souvent, à tort.

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Domaine des Tilleuls gevrey-chambertin 2013

Gevrey, le vin préféré de San Antonio (coucou mamy): pourtant ici, aux manettes on retrouve un vigneron plutôt discret. Le vin est de facture classique (sans la TVA, haha), le nez est un peu serré, jeunesse oblige. En bouche, c’est une cerise noire qui s’allonge, sans qu’on lui aie rien demandé, gourgandine, auréolée de fumée et épicée de poivre. C’est un peu tôt pour la déguster, mais le chapon – gras et dodu-  s’en est accommodé. Moi – mêmes qualificatifs – aussi!

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Roses de Jeanne, blanc de blancs 2005

Alors que revoilà la sous-préfète…

Roses de Jeanne, j’en ai encore pas mal en cave. D’expérience, ce sont de très beaux champagnes de garde. Le tout est d’arriver à ne pas les boire. Ici, la bulle crémeuse, le nez floral paradent. La bouche presque tendre tant elle vient vous cueillir gentiment au premier abord, avec un peu de pêche blanche, de poire croquante, n’oublie pas de vous filer un petit coup de fouet à la fin. Histoire de se resservir. Bouteille bue en un éclair: bon signe, non?

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champagne Laherte blanc de blancs ultradition

Autre blanc de blancs, autre style, mais très belle quille. Le chardonnay peut être cette personne  mâchant du chewing-gum la bouche ouverte, et gueulant à tout va ou cet exquis personnage, délicieux de bout en bout de politesse. L’ultradition est de la seconde catégorie: classe, le nez embarque une brassée de tilleuls, et emmène à la bouche, fraiche, agrumes juste ce qu’il faut. Top à l’apéro.

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Champagne Vincent Couche, Rose désir

Pardon mais j’ai dur… de résister à la blague salace.  Le gars s’appelle Couche, il nomme sa cuvée rose désir, et on devrait se retenir? Pas de le boire, en tous cas. Le champagne rosé, c’est que pour les meufs? Ok, les hommes laissez-nous ce plaisir vous ne savez pas ce que vous perdez. Je vous le susurre à l’oreille, allez: de la fraise écrasée, des joues rougies, de la bulle aérienne, des fraises encore, puis des framboises, … ça claque, c’est joli, ça ne tombe pas dans le sucre facile – y en a pas – c’est la preuve que rosé ou pas, c’est un sacré vin.

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Champagne Lassaigne blanc de blancs 2005

J’aime beaucoup, beaucoup, l’élégance des vins de Lassaigne. C’est dandyesque. C’est cette longue silhouette, qui balance à peine des épaules et vous trouble déjà. C’est ce nez, pointu et long, dont on profite en pensant à bien des choses que la pudeur nous interdit de détailler, c’est ces bras qui vous enrobent, qui vous font valser, soupirer, c’est ce baiser cru, et qui n’en finit plus. Amoureuse? Si peu.

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Marie-Thérèse Chappaz, grain blanc, Valais 2008

Les vins suisses, tout le monde en parle, personne n’en goûte. C’est pas forcément facile à trouver. C’est cher: enfin, tout est relatif, n’est-ce pas. Ce sont souvent des merveilles. J’ai beaucoup de respect pour Marie-Thérèse Chappaz. Sans la connaître, ce que je sais d’elle force le respect. Elle fait un boulot gigantesque. Et ses vins sont souvent des instants suspendus. On retient son souffle: la petite arvine gigote, c’est un bébé coloré et dodu, on embrasse sa chair tiède, on s’émerveille de la complexité de ses articulations. Et on imagine un devenir. Hélas, la bouteille est déjà finie. Faudra laisser les autres vieillir…

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Thibault Liger-Belair, nuits-saint-georges 2006

Bu à desseins avec un buveur – quasi uniquement – de bordeaux, histoire de lui (dé)montrer que le vin de Bougogne n’a rien à leur envier.  Et c’est très très beau: la texture soyeuse du pinot, sa grande élégance, son fruit… L’homme fut conquis: encore une mission réussie.

Si on finissait sur cette note optimiste? Du coup, me reste à vous souhaiter à tous une très belle année, faites de rencontres, d’amours, d’amitiés solides, de belles bouteilles; et de jolis moments.

2017, nous voilà !

Et les projets ne manquent pas.

Bises cdf

PS: je hais les chemins de fer

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