Top chef 3ème épisode: l’étoile noire

Bienvenue dans l’aventure, fiers guerriers télévisuels: ce troisième épisode contiendra sang, sueur, larmes, suspense et surtout têtes-à-claque, êtes-vous prêts à défier les dangers les plus dangereux de dangerosité?

C’est parti!

Pour cette première épreuve, la prod’ a fait appel à un chef invité: Jean-François Piège. Ne vous fiez pas à son petit air malicieux et coquin car en réalité…

Jean-François Piège a préparé un plat, placé dans une boite noire. Les candidats n’auront donc que le sens du goût, du toucher et de l’odorat pour reconnaitre les différents éléments qui composent l’assiette, puis les restituer sur une liste. S’ils ont suffisamment d’éléments reconnus (en tous cas plus que les autres), ils auront le droit de cuisiner ce plat. Sinon, on les largue dans l’Espace (en fait, en dernière chance, mais bon, ça fait moins épique).

Évidemment, on se doute que J-F ne va pas faire un œuf au jambon, sinon, ça n’aurait aucun sens. Mais, et c’est là que s’exprime tout son génie – du mal – créatif, il va vraiment foutre le dawa dans  la vie des candidats.

Son plat se compose de bœuf, cuit au four sur des marrons, le tout sur une purée de pommes de terre et de noix déglacée au vin jaune, accompagné d’un tartare de bœuf…

avec en garniture une chips de tendon de boeuf (miom) et une glace au hareng.

Attendez… une glace AU HARENG ?

Les candidats qui se succèdent dans la boite noire et tentent d’identifier le plat sont décontenancés. Il se murmure même que certains envisagent de se retirer de la profession pour aller traire des chèvres au Yémen. Ça lèche, mord, goûte (personne ne pense à sniffer, et l’odorat, nom de dieu, c’est pour les ewoks?). Et Dark Piège se marre sous cape: «ça les a perturbé !» MEC, TU FAIS UNE GLACE AU HARENG.

Première tête-à-claque de l’émission goes to… David. Qui n’écoute rien, est absolument persuadé que le chips de tendon est une chips de couenne, malgré l’argument solide de Julien qui connait un peu la cuisine de J-F Vador et subodore directement le tendon.

David, il croit avoir tout reconnu, mais il est complètement à côté POUR TOUT. C’est typiquement le mec en soirée qui ne te lâche pas la jambe et te parle de sa peugeot 207 tunée et de ses vacances à Ibiza, trop d’la balle. #davidGuetta

Heureusement pour lui, l’attention est détournée par Maximilien, que tout être normalement constitué doit avoir envie de taper avec des têtes de hareng tellement il est insupportable – mais il cuisine bien – mais il est insupportable. Tout le monde, sauf Darroze, qui l’aime bien.

Il est temps de décider QUI pourra cuisiner: les chefs ont une liste à dresser, de tous les ingrédients qu’ils ont reconnu.

Deux tactiques:

  • blinder le truc en indiquant tout et n’importe quoi, y compris sel, poivre, beurre, fourrure de yack, viande maturée de gnou, ou huile de pépins de courge séchée à 34°.
  • la jouer réglo et n’indiquer que ce qu’on a effectivement reconnu

Guess what?

C’est la première tactique qui paie, sel et poivre étant considérés comme des ingrédients. Hé ouais.

Moi environ:

La team Darroze plie les gaules: direction dernière chance.

Pendant ce temps-là, on assiste à des brainstorm entre Sarran et ses cuistots, d’un côté et Etchebest et ses protégés de l’autre. Deux salles, deux ambiances. Tandis que Sarran réfléchit, temporise, et essaie de ne pas claquer David, Etchie comment dire…

Il fout le feu. En vrai. Puisqu’ils n’ont pas encore réussi à identifier le tendon, Philou fait des essais de friture avec tout ce qui lui tombe sous la main. Il fait littéralement frire toute la cuisine: je l’aime.

 Finalement, il opte pour la feuille de riz  (sans avoir goûté le plat, et parce que les deux loustics de sa team sont incapables de se mettre d’accord et/ ou d’oser le contredire). Il faut dire que son équipe part un peu en quenouille: s’ils ont bien perçu un truc poissonneux, ils pensent que c’est un tartare de poisson, glacé. Une glace? Que nenni, jurent-ils.

Piège est un régal: il observe en ricanant, et relève les coups de génie des candidats: «il s’est senti le bout des doigts et a perçu un fumet subtil, celui du hareng».

Tant de perversion dans un visage si poupon, c’est merveilleux.

Au tour des chefs Sarran et Etchebest de goûter à leur tour le plat à l’aveugle: c’est là que tu sens que Philou, il n’est pas là pour tricoter des pulls en laine de yack. Il reconnait immédiatement la glace de poisson, et aurait sûrement aussi identifié le tendon, si seulement Franck n’avait pas fait choir le chips. Il identifie aussi la cuisson sur marrons. Il est fort, je l’aime.

C’est bientôt la fin de l’épreuve: on autorise un candidat de chaque équipe à voir l’assiette pour faire le dressage le plus ressemblant possible.

L’équipe Sarran est victorieuse, honnêtement de peu, surtout parce que dans l’équipe Etchebest on s’est entêté à voir du céleri là où il n’y en avait pas. C’était des noix déglacées au vin jaune, bordel. Mais la suite de l’émission va nous prouver que les candidats sont un peu tout de même – excusez moi de l’expression – DES BILLES autant en dégustation qu’en connaissance pure de ce qu’ils sont censés travailler.

Place à la deuxième épreuve, à laquelle on peut accéder grâce à une épreuve de…

RECONNAISSANCE DE PRODUITS.

Je rappelle le contexte: nous avons face à nous des cuisiniers, dont c’est le métier de tripatouiller des aliments. Ce ne sont pas des plombiers-zingueurs, lâchés dans un environnement hostile.

Premiers éléments à nommer, le thème tombe: courges et cucurbitacées.

Là, tu sens que les mecs sont pas bien. Le premier s’avance, une expression d’effroi sur le visage : « c’est une courgette? »

Je n’ai jamais vu des gens aussi heureux de brandir une courgette, ou des putains de concombre. Les gars, respectez-vous.

C’est Guillaume qui est le meilleur à tâter de la courge, et gagne le droit de cuisiner pendant une heure trente pour Georges Blanc une assiette sur le thème « poulet-patates ». Je me dois de reconnaître que c’est à peu près le seul qui montre un peu de technique (le poulet en 4×6, c’est malin) et d’inventivité.

Produits suivants, pour gagner une heure de cuisine: les pâtes.

Spoiler: Giancinta est dans la place, elle devrait logiquement s’imposer.

En vrai: ils sont nuls.

Ce qui finit par arriver: Giancinta s’impose.

Remboursez nos invitations.

Darroze encourage sa protégée, qui a tendance à légèrement craquer en cas de pression – on admire le salto pour ne pas mettre ça sur sa délicatesse féminine, d’ailleurs, tiens, on n’a encore entendu aucun « cuisine féminine » c’est louche – celle-ci fait frire de la peau de poulet. Hélène, bonne poire (hum) applaudit: « c’est très original ». Comment ça, c’est «original» la peau de poulet frite? Tout le monde le fait depuis 357732 ans.

Éliminatoire suivant: les desserts.

Mousse au chocolat, tarte citron, tiramisu… Est-ce que JE RÊVE ou on leur demande de reconnaître des PETITS BEURRE HASHTAG GASTRONOMIE FRANÇAISE?

Puis c’est au tour des fromages.

Et là, je chiale, en position latérale de sécurité.

Par Satan, les mecs ne reconnaissent pas plus de 3 fromages ? Et encore, en étant vachement cool, parce qu’ identifier le deuxième comme du  « chèvre cendré » chez moi, ce serait pas passé: c’est du sainte-maure.  Déchéance de nationalité immédiate, non? Des CUISINIERS qui ne connaissent pas les fromages français  les plus emblématiques, merde quoi!

Le fromage ne vous mérite pas.

En parlant de nationalité: j’aimerais assez comprendre pourquoi on vous envoie toujours des belges hyper chelous en France : sans doute pour que vous puissiez continuer à faire «des blagues belges». 

Là, j’ai tellement le seum à ce stade de l’émission que je n’ai plus la force de suivre.

Georges Blanc kiffe le poulet de Guillaume: on est bien contents, il est qualifié, c’est normal.

GRAND FINAL: LA DERNIÈRE CHANCE

Tous les candidats de la dernière chance doivent « faire craquer » le jury avec un dessert qui se brise.

Meringues, opalines, n’importe quoi qui craque et c’est bon. Niveau d’emmerditude de l’épreuve: une chanson de Jul en slow-motion.

Tout juste ai-je levé un sourcil quand Giacinta parle d’utiliser de la pâte à briques. Quand on vous dit qu’elle est lourde, la gastronomie italienne…*

Maximilien confond sel et sucre: c’est déjà la deuxième fois qu’un candidat cette saison se trompe. GOÛTEZ VOS FUCKIN’PLATS NOM D’UNE PIPE EN BOIS.

R.A.S, sauf la coque en chocolat de Franck qui n’a craqué  qu’après l’intervention d’un marteau piqueur et du GIGN. Mec, t’as trop la confiance: tu gagnes la tête-à-claque d’or de la soirée: pourtant il y avait de la concurrence.

Ce qu’on retient de la soirée:

  • la glace au hareng
  • Etchebest en feu
  • la glace au hareng (j’ai beau l’écrire, je n’arrive toujours pas à conceptualiser)(peut-être est-ce un nouvel hommage subliminal à Isidore?)

L’éliminé de la semaine est Thomas – celui qui pleurait sur le trottoir au premier épisode. Il a trop collé sa gelée de bananes. Le regrettera-t-on? Non.

* je n’assume pas tout à fait cette blague.

 

 

 

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5 réflexions sur “Top chef 3ème épisode: l’étoile noire

  1. Sur les tests de connaissances je me suis demandé ce qu’ils avaient appris à l’école. On a eu droit à un florilège d’ignorance et de bêtises. Vivement le quatrième épisode pour pouvoir lire Sandrine le lendemain.

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