Sous les pavés, la vigne … et l’amour dans l’air *

Ceci est du muscat, prenez et buvez en tous!

*on n’est pas des hippies mais presque.

Sous vos yeux ébahis, me revoici à poster un article. Oui, je sais, ça fait longtemps, je vous délaisse, je vous néglige.

Ceci étant posé, je reviens avec la besace pleine de belles choses.

J’étais samedi au salon « Sous les pavés la vigne ». Cinquième édition, dites donc: le taulier maintient le cap, camarades! Je découvrais, n’ayant pas encore eu l’occasion de m’y rendre, l’atmosphère de ce salon entièrement consacrés aux vins (sur)nature.l.s.

L’aventure, c’est l’aventure? Totalement. D’abord, sachez-le, je redoute la foule, je n’aime pas les villes, et j’ai une capacité à m’égarer à peu près partout qui frise le génie. Je me perds encore dans les rues de mon village, après plus de 16 ans, donc imaginez Paris.

Paris, ça se mérite qu’ils disaient.
Après un train avec correspondance à l’aller qui s’est mué en trois trains successifs (wtf), après avoir pris le bus «tu verras c’est facile ligne 26» dans le mauvais sens, puis dans le bon, je suis ENFIN arrivée au salon.

Une bise à droite, une à gauche (Isa et Bruno, coucou, Pat’, Philippe, Xavier, Lucie, Mélanie, Laurent… ), me voilà installée derrière une pile de bouquins, bic en main. Et bien vite, un verre de muscat du domaine d’Alezan me chatouille le nez. C’est bon, c’est en place, moi aussi.

Les dédicaces démarrent

Alice Feiringet Olivia Mann

La foule étant peu dense à ce moment là, j’en ai profité pour m’échapper,  taper la discute avec Harry et Guillaume les auteurs d’Entre les Vignes,  goûter en vrac les vins de Pierre-Nicolas Massotte (jus adorables, mec pareil), de Vivien Hemelsdael (le Clos des Jarres avec un Abrensis vachement bon, dis donc), les Savoie (ou quoi?) du domaine des Cotes rousse (la jacquère <3), le superbe naturé de Valentin Morel, jeune vigneron engagé, les champagnes de Godmé aussi expressifs que leur vigneron est taiseux, et le très beau rouge d’Alezan, et les très chouettes premiers vins de Guillaume alias Roumégaïre #rouquintaquin, et, et…

Jusqu’à ce que je tombe sur les compères.

Bock, et Azzoni*: Ardèche connection.

Des personnages les deux-là. Un film. Et des vins fouyouyou. Ah, frigoula. Ah, fable.

avec Raisin, l’appli du vin naturel, qui recense tous les endroits où on peut en trouver et qui a besoin de vous pour financer son passage sur Android. La cagnotte, là.

C’est bon, y a pas à tortiller. Chez Bock, le blanc est superbe, mais ça tout le monde le sait déjà non? Crush tout particulier pour le « Reviens Gamay », et pas que parce qu’est une forme d’hommage à la Belgique, mais surtout parce que c’est un vin joyeux, guilleret, superbe gamay. Qui n’aime pas le gamay? Goûtez ça, et celui qui ose encore dire que mouif, c’est pas un cépage intéressant, il prend mon pied au cul.

L’heure tourne, vite vite, il est déjà temps de descendre dans l’arène pour débattre « Place des femmes dans le monde du vin ». En rudement bonne compagnie: Ophélie Neiman, Alice Feiring**, et Noella Morantin***… C’était un très chouette moment: pour les curieux, on peut retrouver ce débat en vidéo ici.

Les blogueuses se détestent: illustration

Le temps de remonter, faire encore deux-trois dédicaces, c’est un moment tellement dingo, ça, ces gens qui viennent te parler de ton livre, de ce que tu as écrit, ça m’épate toujours. Et ça fait du bien – pour ceux qui me connaissent intimement ils savent à quel point je suis peu sûre de moi – , un bisou à Fred, blogueur absolument détestable (il avait peur que je me déshydrate: tiens t’as goûté ça, tu connais Victor? Et P-N, tu le connais? Tu veux goûter, tiens).

Fred (Le vortex du Gosier) et Ophélie (Le Monde, Miss Glouglou) en pleine forme!

Dommage de ne pas avoir eu plus de temps: j’aurais adoré aller déguster avec lui, le mec est tellement enthousiaste, c’est juste un bonheur de voir qu’il est comme un gosse dans un magasin de jouets au milieu des vins et des vignerons.

Quelques câlins (le câlin d’or est attribué à Mélanie Tarlant), et il était déjà temps pour moi de partir.

Merci Antonin Iommi-Amunategui et Anne Zunino, et Florence Andrieu, et toutes les petites mains du salon.

C’était cool. Je suis repartie du vin plein le cœur, des étoiles plein les yeux, et de la force aussi.

Le mot du jour, au chauffeur de taxi, qui m’a dit moitié rigolant moitié effrayé: mais vous allez monter dans le taxi avec votre verre, madame?

ÉVIDEMMENT, QUELLE QUESTION.

*ce billet est en forme d’hommage à Gilles, qui je l’ai découvert, est donc un lecteur de mon blog.

**Alice est une écrivaine américaine passionnée et passionnante: elle a écrit un livre « for the love of wine » traduit par Sophie Brissaud et édité aux éditions Nourriturfu. Je fais un billet bientôt.

       ***Dire que je n’ai même pas eu le temps de goûter ses vins, rhaaaa

 

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6 réflexions sur “Sous les pavés, la vigne … et l’amour dans l’air *

  1. Ah, le livre d’Alice Feiring! Merci de me rappeler ce très bon souvenir de lecture.
    Il avait été traduit en français par « La bataille du vin et de l’amour », et édité par le défunt éditeur Jean-Paul Rocher, spécialisé dans les bonnes choses goûtues qui se lisent.
    J’ai hâte de lire votre billet à ce sujet! 🙂

  2. P.-S.: ce qui me fait penser que je n’ai pas (encore) lu vos livres à vous… A réparer lors d’une prochaine visite en librairie.

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