De profundis clamavi: lis ça, donc.

Le livre le plus rock de la rentrée?

D’Olif on connaît la plume trempée dans l’encre, virtuelle ou non (et pas ailleurs, qu’allez-vous imaginer?). On sait l’expertise du sieur en ce qui concerne les crus du Jura et d’ailleurs, et les coins à champignons. On ne l’ignore pas non plus, c’est un pratiquant de l’humour libre, et naturiste de surcroît. Autant de bonnes raisons qui,  à l’annonce de la sortie imminente d’un nouvel ouvrage du Jurassien, me faisaient trépigner: il me tardait de voir à quelle sauce il allait manger (quoi).

Et bam. Voilà que c’est la dégustation qui passe sur le grill.

Ce que propose Olif, c’est d’en revisiter les codes et usages, de les accommoder à sa manière, parfois de façon  salée.

Ce petit (mal)traité de dégustation n’est pas destiné à apprendre l’art et la manière de déguster, il y a suffisamment d’ouvrages autrement plus sérieux sur le sujet pour cela. Il pourrait par contre simplement aider à poser les bases d’un exercice périlleux, quand il n’est pas suffisamment préparé. Agrémenté de souvenirs personnels de dégustation rigoureusement authentiques (juré craché ou avalé), tel est son unique but. Si l’on excepte celui d’arracher au lecteur un rictus envieux, voire un sourire en coin. Parfois les deux. Peut-être. Auquel cas son objectif sera doublement atteint.

                                                      Extrait de quatrième de couv

Je ne vous félicite pas, monsieur Grosjean: moi qui voulais juste jeter un œil, comme ça, avant de réserver la suite de ma lecture au calme post-coucher de lardons…

Ce fut un échec cuisant. J’ai lu une page, j’ai ri. Deux, puis trois, j’ai encore ri. Puis les quatre-vingt deux qui composent le livre. D’une traite. Alors oui, évidemment, en parlant de traite, l’Olif cause  beaux vins. Oui, il nous gratifie de quelques moments épiques (et colegram) de dégustations libres, sans soufre, au milieu des vaches ou d’un caveau. Mais pas que. Dans un style qui lui est propre,  Olif brosse l’horizontale, la verticale et la diagonale, voire la sacro-sainte dégust’ à l’aveugle, et pas toujours dans le sens du poil. Vous y lirez aussi à quoi ressemblent les toilettes du DRC* et vous rirez sans doute beaucoup (si vous ne riez pas, relisez, un jeu de mot subtil vous aura probablement échappé).

Rock’n’roll, un peu acide, mais toujours dans l’équilibre, réjouissant comme un ploussard en sortie de cave, De profundis se consomme d’un coup, à l’instar d’un bon glou.

De profundis gustatibus, Petit maltraité de dégustation

Olivier Grosjean, les Editions de l’Epure, €

Sortie le 22 septembre 2017

 

*DRC pour domaine de la Romanée-Conti, évidemment.

(Livre ac

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