Quand la sève monte … *

* J’ai même pas honte

S’il y a bien une constante chez moi, c’est que j’ai toujours aimé écrire. Pas (que) pour la sensation physique de créer quelque chose à partir de rien, mais aussi pour avancer, expliquer, décrire, exorciser, faire marrer ou plus simplement analyser des choses que j’ai du mal à disséquer quand elles ne sont que des pensées désorganisées.  Ecrire m’a permis de mieux comprendre ce qui m’entourait: à tel point même que j’ai réussi à en faire un second métier, et ça, on ne va pas se mentir c’est de la balle. Lire la suite

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En passant… Bordeaux, en primeurs

Ce n’est pas parce que je n’écris plus rien que je n’en pense pas moins.  J’observe le petit monde du vin, et son entre-soi. C’est d’ailleurs bien plus marrant de zieuter sans intervenir: avec du recul, on perçoit mieux les avancées de pion des uns et des autres, les vociférations caricaturales qui ne savent que faire rire, et les positionnements compliqués.  La grande affaire, là, à l’instant d’une bonne majorité de ces pros assemblés, ce sont les primeurs. De Bordeaux, il va sans dire, on ne le précise pas, cela coule tellement de soi *. Lire la suite

Prowein: tout schuss !

ça c’est quand je suis trop contente d’avoir de nouveaux badges dans ma collec’

Prowein, pour celles et ceux qui l’ignorent c’est un énorme salon professionnel du vin (et de certains spiritueux) basé à Düsseldorf.  C’est plutôt très sérieux, très gigantesque, et très compliqué.  Entre les vins de Bolivie (si si, ça existe), de l’Uruguay, d’Argentine, les sakés et autres au Japon, les vins très nombreux de méditerranée (Portugal, Espagne, Grèce, Italie), ou les Suisses, Autrichiens et bien sûr allemands, puis tout le reste, le choix est cornélien. Lire la suite

Alsace, 3 coups de cœur

Gros besoin d’une mise au vert, de tout couper, internet, téléphone, sollicitations diverses… De l’air, du bon, du beau! C’est donc naturellement que notre « retraite » nous a conduit (encore) en Alsace: parce qu’on y mange bien, boit bien, les paysages sont superbes, les gens chouettes, … Bref, c’est l’Alsace quoi.

Je vous la fais courte: voici 3 coups de coeur. Pour lire l’Alsace en plus long et pas moins large, allez donc faire un tour ici ou là .

Manger à midi, super bien, pour 15 €? 

J’en ai déjà parlé ici, Am Lindeplatzle vaut vraiment le détour: assiettes intelligentes, généreuses, précises, service au poil, et carte des vins maline elle aussi. Atout supplémentaire: la possibilité de manger plat ou menu du jour à des sommes très modiques considérant la qualité de ce qu’il y a dans l’assiette. Ce jour là, une entrée légère et parfumée avant un plat consistant qui pour une fois, porte bien son nom. Un café, et l’affaire était faite!

L’entrée; une tarte potimarron aux épices, chorizo, salade de mâche aussi belle que bonne

Am Lindenplatzel
Adresse : 71 Rue Principale, 67140 Mittelbergheim, France
Téléphone : +33 3 88 08 10 69

 Faire du hors-piste, ça peut payer

A Mittelbergheim, on compte plus d’un·e vigneron·ne sacrément doué·e: c’est par un concours de circonstances que nous fîmes connaissance d’André. Avec un R, qui veut dire Rohrer. Nous goûtions avec délice son hors-piste, au restaurant sus-cité. Et il se trouve que lui s’y sustentait. Trêve d’allitérations, Rohrer fait bon, bio bien sûr, et plein de personnalité. Une paire d’heures en sa compagnie, quelques vins dégustés, l’évocation du fiston qui suit les pas du pater: y a de quoi donner soif.

Des jolis jus, pleins, ronds, avec des finales précises, y a pas grand chose à jeter, même si j’avoue un faible pour ce sacré pinot noir.

Domaine André Rohrer
Adresse : 22 Rue des Vosges, 67140 Mittelbergheim
Téléphone: 03 88 08 97 23

Prendre son temps, selon la saison

C’est par hasard (et pas rasés) que nous avons poussé la porte du restaurant « le temps des saisons ». Une devanture guère engageante, certes, en bord de route pas folichonne; ça n’avait franchement pas de quoi émerveiller. Une fois à l’intérieur, c’est une autre histoire: salle confortable et gaie, service affable et souriant, et surtout, le meilleur plat de poisson mangé depuis longtemps.

Enfin, enfin, un poisson un peu travaillé, hors du rôti/ sauté/ bouilli + sauce insipide. Fondant, moelleux, croquant, goûteux… Ça, c’est cuisiner! En prime, des plats enfants à la hauteur, même si gourmandise oblige, lesdits volatiles ont bien tenté de nous piquer nos œufs, preuve en est. Il faut dire que le colonnata est un vrai attrape-gourmets.

On souligne aussi la pertinence de la carte des vins, où ce chardonnay impeccable ne nous a pas longtemps fait de l’œil.

davAussitôt vu, presqu’aussitôt bu, avec le poisson, il faisait la Paire.*

Restaurant le temps des Saisons
Adresse: 101 route de Saverne – 67205 Oberhausbergen
Téléphone: 03 88 56 29 30

 

Bref, notez ces adresses dans vos calepins.
Et si le cœur vous en dit, poussez donc le bouchon en Alsace, on y est toujours bien.

*Romain Paire, du domaine des Pothiers, en côtes-roannaises

 

Champagne Marguet: un peu de zen en Champagne

On a beau décrier les réseaux sociaux (c’est une pose comme une autre , ceci dit, que cela se fasse précisément sur lesdits réseaux a quelque chose d’infiniment délicieux), il n’en reste pas moins que pour qui sait quoi y chercher, ils sont une mine d’or. Par exemple, ils ont beaucoup facilité ma rencontre avec Benoit Marguet, grand gaillard champenois doué, mais je vais un peu vite en besogne.

J’étais dans la région, de passage chez Olivier Collin, et l’occasion a fait la larrone. C’est aussi simple qu’un message privé, et deux coups de fil: je débarque à Ambonnay, on se salue, puis Benoit nous emmène direct dans les vignes. Pas le temps de rigoler, hein. Enfin si, plutôt: le coin où nous débarquons est plutôt joli, avec une vue bien dégagée et deux chevaux dont l’un est au travail. « Ça, c’est un truc que les journalistes aiment bien, les chevaux » me dit Benoit. C’est vrai, ça fait de beaux papiers et de belles photos mais en même temps, je ne suis pas journaliste, hé hé. Trêve de plaisanteries: ici les chevaux (un breton, l’autre ardennais) ne sont pas là pour l’image d’Épinal. Lire la suite

L’abécédaire de Beau

Si quand vous voyez quelque part écrit  « Beau » et que vous pensez « oui, comme Bowie », c’est indiscutablement la preuve que vous avez un goût merveilleux en matière musicale (David, tu nous manques) et qu’indubitablement, vous êtes quelqu’un de bien. Si quand vous lisez « Beau » et que vous pensez à Beauthorey, c’est que vous avez une belle culture P (p, comme pinard, qu’alliez-vous imaginer?) Lire la suite

2018: me voilà

pexels-photo-785171.jpegJe me rends compte avec horreur (bon, ok, c’est pour y mettre un peu d’emphase, plutôt avec étonnement) que je n’ai pas mis les pieds (les doigts?) sur ce blog depuis le début de l’année. Je n’ai donc pu – tradition oblige – vous souhaiter toutes les bonnes choses qu’on se souhaite en ce début d’année. Evidemment, c’est le temps qui court (qui nous rend sérieux) le responsable: à peine ai-je le temps en ce moment d’avaler un sandwich en quatrième vitesse devant un écran, pour gagner quelques précieuses minutes et ainsi arriver à terminer mes journées en ayant coché toutes les cases de mes to-do lists.  Lire la suite

Never mind the bojo!

*merci Remy, pour le titre

Ha, Novembre, ses premiers brouillards matinaux, son crachin, les trottoirs mouillés dans les villes tentaculaires, et son beaujolais nouveau. Paf !

Le beaujolais nouveau, porté au pinacle par certains, honni par d’autres, ne laisse jamais indifférent. C’est sûr.

C’est la semaine où, accessoirement je souffre -pas toujours en silence- tant le journaliste lambda s’en donne à cœur joie, à coup de micro-trottoir et d’interviews de comptoir à rabâcher des clichés mille fois éculés. On en écrit à son sujet, de kilomètres de commentaires, le plus souvent désagréables.

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