Bye Bye*

dav*on fait sobre, un comble sur un blog vins.

Tu n’écris plus? Et ton blog il est en friche? Hé bien oui, pour la seconde question, j’admets: le dernier article remonte au premier juin, et double faute: ce n’est même pas un inédit mais un texte qui date un peu et que j’ai repêché honteusement. Quant à la première: en fait si. J’écris. Lire la suite

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Quand la sève monte … *

* J’ai même pas honte

S’il y a bien une constante chez moi, c’est que j’ai toujours aimé écrire. Pas (que) pour la sensation physique de créer quelque chose à partir de rien, mais aussi pour avancer, expliquer, décrire, exorciser, faire marrer ou plus simplement analyser des choses que j’ai du mal à disséquer quand elles ne sont que des pensées désorganisées.  Ecrire m’a permis de mieux comprendre ce qui m’entourait: à tel point même que j’ai réussi à en faire un second métier, et ça, on ne va pas se mentir c’est de la balle. Lire la suite

2018: me voilà

pexels-photo-785171.jpegJe me rends compte avec horreur (bon, ok, c’est pour y mettre un peu d’emphase, plutôt avec étonnement) que je n’ai pas mis les pieds (les doigts?) sur ce blog depuis le début de l’année. Je n’ai donc pu – tradition oblige – vous souhaiter toutes les bonnes choses qu’on se souhaite en ce début d’année. Evidemment, c’est le temps qui court (qui nous rend sérieux) le responsable: à peine ai-je le temps en ce moment d’avaler un sandwich en quatrième vitesse devant un écran, pour gagner quelques précieuses minutes et ainsi arriver à terminer mes journées en ayant coché toutes les cases de mes to-do lists.  Lire la suite

Ma semaine en clichés (2)

Le resto de la semaine:

Après une journée de balade, nous arrivons à Durbuy. Et nous posons au bord de l’eau, à la taverne 1331. Nous commandons nos plats, du vin, et un apéro. Nous le sirotons tranquilles trois minutes environ: c’est là qu’on nous amène nos assiettes – sans accompagnement de pain, d’ailleurs – au lance-pierre. Aucune excuse « vous n’avez pas fini l’apéro? ». Aucun empressement à au moins s’occuper du vin commandé. Souhaitions-nous de l’eau, peut-être? On ne nous l’a pas demandé. Et on n’a pas eu l’occasion de le faire, les serveurs disparaissant mystérieusement après être passés à notre table. La bouteille de vin, commandée à l’apéro, est  arrivée alors que nous finissions nos truites. Décidés à ne pas nous énerver, puisqu’il faisait si beau, nous envisagions de finir le vin tranquille, puis de commander un dessert. Les trente minutes – au bas mot – d’attente pour débarrasser nos assiettes, puis la disparition de tous serveurs (donc impossible de passer commande du moindre dessert) nous a découragé. Point d’orgue? Nous avons du nous lever pour aller chercher un serveur en salle afin de régler l’addition. Plats corrects, mais service qui fait plouf. Ballot, quand on est au bord de l’eau.

Taverne 1331

Rue du Comte Theodule d’Ursel 14

6940 Durbuy

Le chenin de la semaine:

saven

Comme quoi, tout n’est pas tout blanc tout n’est pas tout noir: bu à l’adresse au-dessus, ce très joli chenin à pleine maturité, pile à la bonne température (sûrement pas fait exprès). Le nez te bourre le pif de poire et de safran, avec un côté légèrement oriental. Puis la bouche reprend un peu de tenue, plus fruit, moins d’épices, et une finale clapante. 2007 n’étant pas l’année la plus dégueu qui soit pour ce genre de vins, mais ça n’explique pas tout.

Le test de la semaine:

tomates

Je n’avais jamais fait de tomates confites, bien que grande fan de ce genre de grignotes. Et c’est super simple:  on coupe en 4 les tomates (plus ou moins de la même taille), on enlève le trognon (?!), on épépine avec les doigts. On place face bombée contre la plaque du four, huilée. On saupoudre de sel, de sucre, et d’huile + les épices que l’on souhaite (romarin, sauge, basilic, ail haché… moi j’ai mis du thym et une feuille de laurier) => au four à 100° pendant au moins 5h, 6h si les tomates sont grosses. On laisse refroidir puis on met en bocal (préalablement bouilli 5 min, puis refroidi) et on couvre de ce qui reste d’huile de cuisson + huile d’olive. C’est prêt! Je réfléchis à en faire une prochaine fois aromatisées au gingembre. Ma passion coupable.

Le malbec  de la semaine:

cahors

C’est du malbec, certes, mais c’est avant tout un super cahors. Remettre l’église au milieu du village, et l’AOP à sa juste place. Ceci dit, le vin, c’est aussi fait pour être bu, sans chichis, parce qu’il y en a marre des salamalecs. Parce qu’on a beau faire toute la comm’ qu’on veut, le dernier qui a parlé c’est le vigneron, et c’est lui qui a raison. C’est du chouette vin d’appellation, ça ne coûte pas dix balles, c’est juteux à souhait, déclinaison de cerises noires et de mûres. Et moi j’dis, quand je lis tout ce que je lis,  la grande sagesse c’est: la fermer, et reprendre un verre de ça!

La syrah de la semaine:

cayas

On parle trop peu des vins suisses. On dit rarement leur grande originalité, leur finesse et leurs cépages parfois très étonnants. Ici, ce n’est pas le raisin qui fait l’OVNI, puisqu’il s’agit d’une syrah, une habituée des bonheurs divers, mais le vin en lui-même. Riche, velouté, presque caractériel: ce jeune freluquet a besoin d’un bon coup de carafe sur le pif pour se discipliner, pour faire fondre ses dernières résistances. Car une dizaine d’années de cave ne l’a pas assagi, il est fougueux, comme un étalon. Sa robe sombre et  son nez annoncent la couleur, sa bouche est poivrée, le fruit derrière se fait prier, puis apparait, mordant. Très belle syrah, pas besoin de tortiller du cul pour admettre ça.

La positive attitude

Qu’est-ce que vous n’aimez pas chez vous?

Les cons!

Oui, mais chez vous?

Y a parfois des cons qui viennent chez moi

On pourrait penser qu’avec Internet, le monde du vin serait plus libre: de goûter ce que bon lui semble, de donner son avis, de critiquer. Après tout, puisque désormais il est très facile de mettre en ligne ses impressions, pourquoi se contenter de les partager seulement avec un cercle restreint d’amis? Lire la suite

chat.
Le cerveau est quand même très bizarrement foutu. En lisant « attentat au Mali » j’ai de suite eu ce truc qui fuse « Et encore, on n’est pas dimanche, c’eut pu être jour de mariage à Bamako ». Comme s’il n’encaissait pas l’info, et faisait diversion. Comme si tant de morts partout, tout le temps, c’était trop dur à encaisser. Alors on développe des parades. Moi c’est la dérision: un héritage, je suppose. Une carapace, sûrement.
Et puis y a eu ce réveil, avec des messages qu’on m’adresse sur mon téléphone: « tu vas bien? », « t’es à l’abri? » (révisez votre géo, les choupis)
Bruxelles. Ma Belgique. Et pareil mon cerveau qui me souffle « je préférais quand on nous connaissait pour les frites et Plastic Bertrand » (surtout que bon, Plastic, il est luxembourgeois, et que c’est même pas lui qui chante ses chansons). « L’humour c’est la politesse du désespoir », il parait. Des messages un peu pudiques, un peu empruntés, en souhaitant de toutes ces forces que…
Alors après avoir eu des news de tout ceux qui comptent, poussé le soupir de soulagement égoïste de ceux qui ne sont pas touchés directement, on est restés très polis.
On a vu affluer de partout du soutien, de l’amour, de l’affection.
Polis.
Parce que désespérés. Que ça se passe ici, mais partout dans le monde. Qu’il y ait autant de victimes, partout tout le temps. De toutes les couleurs de peaux, sans distinction. Musulmanes, chrétiennes, juives, athées, agnostiques… Des femmes, des hommes, des mômes.
“Les morts ont tous la même peau” comme dirait mon pote Boris.
Hier, j’ai vu de la colère, de l’incompréhension mais malgré les messages de haine, malgré les propos gerbants de quelques-uns, malgré les appels à la force, au meurtre, à l’exclusion j’ai aussi vu l’unité et l’empathie.
L’union fait la force, l’oignon fait la farce.
Je me sens très belge: parce que ce qui nous tient, c’est cette faculté à chanter encore même les deux pieds dans la merde.
Je me sens très belge, parce que ce pays, cahin-caha, va, continue, persiste.
Notre auto-dérision, notre humour, notre politesse du désespoir les gars.
Je me sens très belge: pas pour les frites, la mayo, les moules, Tintin, le Manneken, les brusseleirs, et tous ces symboles, juste parce c’est ainsi.
Je me sens très belge parce que je ne suis d’aucun pays: je suis de partout.