De la vigne aux platines: bon cru

D’abord, il y a une question: est-ce que le vin et le rock ont vraiment des choses en commun?  Oh, bien sûr, si on s’en réfère à la façon dont on écoutait du rock, ados, tribus de cheveux sales, de mascara qui coule, des voix qui muent et de « mes parents sont tous des gros réacs », non, pas une seconde. J’avoue: j’ai eu une adolescence très rock. En chansons. Du gros son lourd et bien sale, du grunge, du glam’rock, des guitares et des riffs à n’en plus finir, seule ou en groupe. C’est la bière qui nous maintenait, épaules contre épaules, enragés contre à peu près tout. Lire la suite

Publicités

Un guide des vins vegan et végétaliens

Il est – sur les réseaux sociaux – une posture assez fréquente qui est de critiquer pour le simple plaisir de critiquer, en appelant « idéologie » ce qu’on défonce et surtout (et c’est là mon régal) sans avoir lu une ligne de l’article, voire du livre incriminé. La mauvaise foi n’a jamais tué personne certes, me direz-vous, et vous n’aurez sûrement pas tort.

Pas de ça ici: j’ai lu le Guide Brachet de la première à la dernière page. Lire la suite

Déméter, encore une femme du Vin?

Autre parution de cette rentrée littéraire, à la même maison d’édition que le « (mal) traité de dégustation » d’Olif, voici le  « Précis à l’usage de ceux qui pensent que Déméter n’est qu’une déesse grecque ».

Passées les considérations pratiques  – boudiou quelle idée de faire un titre aussi long sur un si petit bouquin – que contient-il? Lire la suite

De profundis clamavi: lis ça, donc.

Le livre le plus rock de la rentrée?

D’Olif on connaît la plume trempée dans l’encre, virtuelle ou non (et pas ailleurs, qu’allez-vous imaginer?). On sait l’expertise du sieur en ce qui concerne les crus du Jura et d’ailleurs, et les coins à champignons. On ne l’ignore pas non plus, c’est un pratiquant de l’humour libre, et naturiste de surcroît. Autant de bonnes raisons qui,  à l’annonce de la sortie imminente d’un nouvel ouvrage du Jurassien, me faisaient trépigner: il me tardait de voir à quelle sauce il allait manger (quoi). Lire la suite

Le mot de la faim

 

IMG_20170814_125433

Elle a faim, la petiote

Faut-il avoir faim pour se nourrir? Au sens littéral, oui. La papille énervée, excitée, les microscopiques corpuscules aux aguets, l’estomac dans les talons (de douze) permettent sans doute de vivre différemment l’expérience … Ce n’est pas une simple fonction de survie que nous remplissons en mangeant, c’est aussi – et c’est probablement là qu’est toute notre complexité – un acte de plaisir, partagé ou non. Avoir faim, c’est attendre d’être comblé.e. C’est d’abord saliver, le corps penché, sur l’assiette. Admirer le jeu des couleurs, l’harmonie, comprendre – ou essayer du moins – ce que le ou la chef.fe a tenté de nous communiquer. Puis sentir, humer… Toujours dans la même optique:  désirer. Lire la suite