Cadeau !

Vous n’avez pas eu assez de cadeaux au pied du sapin? Ou on vous a offert des trucs tous nuls -et vous osez pas le dire rapport que bon, c’est la famille quand même- ou pas du tout adaptés à vos goûts?

Pas de panique, je suis là pour vous gâter.cadeau

400 idées pour accompagner vos plats avec vin, bières, alcools même. C’est décalé, c’est beau, c’est cool.

Et j’en ai un exemplaire pour vous!

Oui, mais comment on fait pour le gagner?

Hyper simple: en quelques lignes, décrivez-moi votre accord mets-vin le plus pourrave (de votre fait ou de quelqu’un d’autre) et pourquoi ce livre vous serait indispensable. Envoyez à lapinardotheque@gmail.com . Les plus drôles seront publiées ici, et un tirage au sort déterminera le gagnant.

A vos claviers!dsc_5796.jpg

Paru chez Hachette vins, Olivier Bompas, et avec ça qu’est-ce qu’on boit? 19.95 €

 

Clôture des participations: le 6 janvier.

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Vin et cuisine végé: sain, frais et vivant?*

c’est pour rire reviens gamin, végetus c’est du latin

Boire du vin, et écrire dessus -enfin, c’est une image, j’écris sur une table- me force à faire des recherches. Tout un tas de recherches. Concomitamment, il se trouve que le mouvement végé/ vegan semble prendre de plus en plus d’ampleur, ça ne fait pas le concombre d’un doute et faire nombre d’adeptes parmi mes amis du net. Et c’est ainsi que je me suis rendue compte qu’il existe assez peu de littérature concernant végétarisme, végétalisme ou véganisme et vin.

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T’as soif? Y a pas d’sushis *

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Home-made, t’as vu

*pardon

Le sushi: j’avoue, comme beaucoup de monde visiblement, je craque pour ces petites choses rondes et jolies. Evidemment, les maîtres-sushi les élèvent au rang d’oeuvres d’art, et sans doute n’avons nous accès en général qu’à une forme assez brute de ce qu’ils devraient être, mais lancez-moi la première boulette de riz si vous n’en mangez pas quand même.

Le sushi est devenu en très peu de temps un plat presque courant chez nous: maki, nigiri, temari sont des termes qu’on connait.

Non? Bref résumé: Lire la suite

Les souris (d’agneau) dansent *

wpid-img_20140713_221048.jpg* okay, ce ne sont pas des souris, mais sinon, le jdm marche pas.

Je crois que ce qui m’a séduite le plus chez Lorni outre son humour ravageur (quelle autre personne au monde peut rire à la simple évocation du mot « truite »?) c’est sa cuisine de la flemme. J’aime ça, plus que tout au monde

je veux te l’entendre diiiiire.

Anybref, trêve d’Obispo (je retiens très fort « est-ce que tu blaise, Pascal? »). Lire la suite

My bloody valentine*

*ben quoi?

J’aime beaucoup l’Italie. Hormis quand ils jouent comme des clettes au ballon rond, même si on n’a pas le droit de le dire. Comme on n’a pas le droit de dire non plus que les français ont quand même été favorisés pas mal par l’arbitrage.

Qui aime bien charrie bien.

Trêves de plaisanterie, sinon je sens que mon cher Ornithorynque va se fâcher, j’ai cru comprendre qu’elle n’aime guère les performances footballistiques.

J’aurais bien trop peur qu’elle ne me fume.

Alors que c’est tellement mieux de fumer de la mozzarella (quelle intro, quel talent, quelle percussion, mesdames messieurs). Lire la suite

L’amour dans un four

cabiRoulement de tambour, séquence émotion: voici enfin le premier fruit de l’amour entre La Pinardothek et l’ornithorynque Chafouin. Espérant que le dit fruit ne sera pas trop contrefait, bonne lecture!

Lorni la facétieuse nous propose comme toute première recette du poisson. J’aime ça. Avec du chorizo: j’adore ça.

 J’aurais voulu que ça ressemble à des écailles de poisson et au final je me suis retrouvée avec un petit cochon grillé. Mais c’est super bon, facile à faire ET ça me permettait de mettre la PinardotheK au taff. Parce que franchement, j’aurais pas su quoi servir à boire avec ça si mes amis étaient exigeants – alors qu’ils sont juste alcooliques-.

En dehors du fait que j’adore le cochon, mais ici n’est pas la question, je suis ra-vie.

Parce que ça va me permettre d’explorer une idée reçue et de lui défoncer sa petite gueule.

Avec du poisson, toujours du blanc, tu boiras.

Écrivez moi cette phrase sur un bout de papier, roulez-le en boule rageusement, faites-en des confettis, foutez-y le feu. Lire la suite

Dites: Cleese !

Outre mon amour pour le vin, il y a celui pour le fromage. Et John Cleese. Le climax ayant été atteint le jour où j’ai découvert qu’en réalité John Cleese avait pour vrai patronyme John Cheese. Coïncidence? Je ne crois pas.

Il est donc évident que je me passionne pour les accords vins-fromages.

Et quand l’occasion se présente de partager ça en groupe, je n’hésite pas une seconde. Lire la suite

Parmigiano per tutti (surtout pour moi)*

*niark!

Je ne m’étendrais pas sur la suprématie ou non du parmigiano. Parce que de toute façon, le fromage -de qualité, et fait avec amour, c’est la Vie.

Ce point posé, il fallait intervenir: si Flo a su avec sa verve légendaire (la verge, c’est pour plus tard, pour vous filer des coups quand vous filez pas droit) parler du parmesan, je ne peux pas laisser faire le massacre (j’exagère à peine, je suis liégeoise ET flamande, crois moi, c’est presque pire qu’être italienne).

Sa photo d’illustration montre le divin fromage avec un verre de rouge.

HALTE-LA.

Non mais allô quoi? C’est comme si je te disais dans une carrosserie de Ferrari on va mettre un moteur de Lada.

Comme si tu mangeais du foie gras avec des couverts en plastic.

Comme si tu lisais du Baudelaire imprimé sur des feuilles de P-Q.

Le fromage, ça se respecte. Y compris jusqu’à lui donner un accompagnement digne de ce nom.

Pourquoi pas du vin rouge?

Tu veux tâter de ma verge?

J’explique, parce qu’au fond je suis Amour:

  • le fromage c’est gras. Et le gras réagit assez mal en présence de tannins. Qu’on trouve où? Dans les vins rouges, en général.
  • le fromage, et le parmesan encore plus, c’est salé. Et le sel avec le rouge a tendance à lui faire ressortir son amertume, à moins d’aimer sucer des zistes de pamplemousses, on évite donc.
  • les arômes du fromage (du lait, des fleurs, du foin, du beurre, des fruits secs) sont des arômes qu’on retrouve dans quel type de vins? NON, pas les rouges.
  • Last but not least, pour les sceptiques, sortons l’argument massue « chimie organique ». Le fromage contient des molécules appelées caséine. Les-dites molécules, en présence tannique ont tendance à donner une réaction ferrique. Super ce merveilleux goût de fer blanc quand on marie les deux, non? A moins de t’appeller Dorothy, tu déclines.

En gros, le MIEUX c’est évidemment de ne pas lui accoler un vin rouge, pour toutes les raisons précitées.

Donc, forcément de prendre du blanc.

Quel type de blanc?

  • Ton fromage est jeune, encore marqué par les arômes lactiques, un peu gras, très doux, l’impression sel est pas trop présente: pour faire rital tu peux lui filer un sauvignon, de la région de Parme. Y a de jolies choses, c’est frais plaisant, et pas trop complexe. Plus haut, tu peux aussi opter pour un trebbiano, un cépage qui gagne à être connu pour son côté floral et souvent un poil de perlant pas désagréable. En France, reste sur le sauvignon avec un original saint-bris (en Bourgogne) ou un plus classique pouilly-fumé. Tu feras gaffe à prendre un vigneron qui bosse bien, et dont le sauvignon est mûr (l’astuce: s’il sent le pipi de chat, c’est pas mûr mûr).
  • Ton fromage est mi-jeune mi-vieux: prends un risque mesuré, ziva on lui colle une bulle. Franciacorta est une appellation magnifique d’effervescent en Italie, capable de rivaliser avec certains champagnes. Champagnes justement, non dosés et de préférence en chardonnay (= blanc de blancs) would be perfect. Moins onéreux, les crémants sont aussi un choix possible.
  • Ton fromage est vieux: Soit tu es un aventurier prêt à me suivre jusqu’au bout du monde yeux bandés, soit pas. Possibilité un: essaie un vieux porto blanc. Oxydatif, donc, avec des arômes de noix, d’amande caramélisée, de bonbons beurre. Tu verras, c’est bonheur. Tu veux rester en Ritalie? Pas de problème:  une larme de Vin Santo (vin liquoreux de la région de chianti) avec tout le sel ressortant du vieux fromage, voilà un équilibre gracieux qui devrait te foutre le cul par terre.  Possibilité deux, plus classique: un beau chardonnay bourguignon, ample, gras, racé.

Si vraiment il t’est physiquement impossible de boire du blanc avec le parmigiano, ce n’est pas grave. Tu brûleras en enfer. Non, je déconne: mais tu peux, à titre EXCEPTIONNEL, prendre un vin rouge léger et peu tannique (READ THESE WORDS: PEU TANNIQUE) comme un gamay, un pinot noir alsacien, un grolleau… ou un Lambrusco.

Hé oui, les italiens qui ont l’habitude de boire lambrusco avec parmigiano n’ont pas tout à fait tort. J’ai dit « pas tout à fait ».  Ils ne font pas le meilleur accord, juste le plus facile, car ils ont ça sous la main.

Est-ce qu’on se contente de jouir à demi, quand on a de si jolis produits sous la main?

NON.

VOILA.

Tu pourras pas dire que tu sais pas.

Bisou

Extension du domaine de la tige*

*paraît que Michel va sortir un autre bouquin, j’aime Michel, ce qui explique ce titre biscornu.

J’aime la tige. Voilà, ouf, ça va mieux en l’écrivant.

Je continue, j’aime les tiges en fait, d’où qu’elles viennent, pourvu qu’elles soient tendres et qu’elles aient du goût. Le léger amer qui dit « revenez-y »,  la saveur délicate et pourtant persistante qui emplit le palais et fait ronronner les papilles.

C’est bientôt leur grand moment: hé oui, en amour comme en cuisine, tout est question de timing. Trop tôt, on est déçus, ça manque de profondeur, de sapidité. Trop tard, c’est mollasson. Durant cette fenêtre où elles sont à leur maximum, il ne faut pas s’en priver. Puisque c’est chez moi une véritable passion, explorons un peu les mille et une façons de les déguster et de les accompagner, elles aiment ça les coquines, contrairement à la croyance populaire.

L’asperge est une plante potagère originaire du Sud (et par tous les chemins, elle y revient). On consomme ses pousses, blanches, violettes ou vertes. Le saviez-vous? Il s’agit exactement de la même variété, la couleur n’est déterminée que par la pousse totalement en extérieur (pour la verte, c’est l’action de la chlorophylle qui lui donne si fringante couleur), partiellement (la violette dont le bout rougit au soleil, alors que sa tige reste bien enfoncée en terre, blanche) et complètement sous terre (la blanche).

Les asperges blanches sont en général très douces, les vertes ont une saveur plus tonique, parfois légèrement poivrées, les violettes un poil plus d’amertume.

Longtemps, on n’a pas su quoi fiche de l’asperge avec les vins. Par facilité, ou paresse intellectuelle, ou lobby des producteurs d’alsace qui n’arrivaient pas écouler leur pinard, on lui a souvent accolé du muscat sec d’alsace.

Là, je m’insurge: NON, NON, NON, et NON.

Si le muscat sec d’Alsace peut éventuellement se prêter à certaines préparations autour de l’asperge, il  n’est pas le seul.

Ouvrez vos chakras.

Explorez d’autres façons d’accommoder et de déguster les tiges.

(oui, je sais, cette vanne est affligeante, mais je me bidonne depuis dix minutes, et puis c’est moi qui écrit, flûte).

J’ai demandé à mes lecteurs chéris, adorés et révérés comment ils préféraient les asperges: plusieurs tendances se dégagent. Donc, on va synthétiser tout ça, et trouver des vins qui se mettront bien à la colle avec les recettes.

La team  l’asperge ça se cuit à l’eau, point.

  • De belles vertes, une cuisson 5 minutes entre croquante et fondante, tout de suite à l’eau froide contenant des glaçons pour qu’elles restent bien vertes, un peu de mâche, des copeaux de jambon passés à la poêle, copeaux de parmesan, huile d’olive poivre sel, balsamique.

Une préparation sublimée, gourmande et croquante (minute top chef). On a engagé beaucoup de travail (hinhin) pour réaliser ces belles asperges, alors on leur fait l’honneur de dégotter un bon vieux rosé provencal. Quand je dis vieux, pas un pinard d’hospice n’est-ce pas? Mais un rosé qui a déjà un peu de kilomètres au compteur, qui a de jolis fruits toujours, mais part légèrement vers des notes d’évolution.

  • Encore chaudes avec une sauce mousseline onctueuse.

Un plat presque doudou qui appelle un vin aussi confort que lui: bourgogne blanc. Pas un de ces chardonnays trop puissants, trop beurrés. Non, juste ce qu’il faut d’ampleur, de gras, et de fraicheur pour rester dans la même gamme. Mâcon-milly ou saint-véran, pourquoi pas?

  • Blanches avec des crêpes et une sauce blanche !

On ne dirait pas, mais voilà un des accords les plus compliqués. L’asperge blanche est douce, la sauce blanche est douce, les crêpes sont moelleuses. Si on leur filait un coup de savagnin du Jura pour réveiller tout ça? Un savagnin qui aurait pris un peu de voile, pas trop. Juste pour dire: nervosité, longueur, fraicheur, histoire de ne pas s’affadir en si bon chemin.

  • Beurre blanc bien monté et inclure des noisettes torréfiées et concassées.

Puisqu’on a été classiques, un peu, soyons fous, soyons sauvages: un sherry amontillado! J’adore ce style de vin, l’idée ici étant de jouer sur l’amertume de l’asperge et surtout sur les fruits secs qu’on retrouvera dans le vin.

  • Avec une hollandaise (la sauce, pas la fille à nattes) et du saumon fumé.

Des œufs, encore, un des trucs les plus difficiles à accorder: en tous cas, on ne mettra toujours pas de vin rouge. Je serai bien curieuse de tenter un sancerre, pour la longueur et la minéralité, ou un pouilly-fumé pour le côté… (ceci est une devinette, si tu trouves, tu gagnes un Mars).

La team à la plancha

  • A la plancha, huile d’olive et gros sel. Et un peu de parmesan dessus à la fin de cuisson !

Go. On part en Argentine. On dégotte un peu de ce cépage qui  se rapproche des notes muscatées classiques, sans être pour autant du muscat: le torrontès.

Des piments, des tomates, de l’ail. Wow, elle envoie la petite sauce. Ici encore, un rosé serait over the top. Mais pas n’importe quel rosé. Il lui faut du corps, de la vigueur, et de l’esprit. Un rosé presque rouge. Presque, parce que les tanins et l’ail, ça risque la grosse dispute conjugale. Et que la fraicheur du rosé sera la bienvenue pour éteindre le feu au palais. Grenache, ou syrah mes amours. En roussillon, côtes catalanes, là où le soleil écrase les cailloux et le vent fait chanter les vignes.

Oui, ce sont des épinards, pourtant j’ai googlé « asperges sexy »

La team vapeur

  • A la vapeur, avec une vinaigrette moutarde mais pas trop.

Parce que vaut moutarde que jamais, j’autorise à ce qu’on sorte le muscat parfumé. Attention, bien le choisir sec, se méfier des piégeux sucres résiduels. L’asperge est ici quasi toute nue, on joue sur du végétal et de l’amer, s’agirait pas de venir tout écraser façon panzer avec un vin qui colle.

La team soupe

  • En velouté…avec un bon œuf mollet/poché a coté, c’est encore meilleur

Logiquement, on est pas censés boire du vin sur un potage. Mais si l’on a soif? Et bien, c’est peut-être le moment de goûter un vin juste bien fait et frais. Pas un machin compliqué, on est pas là pour faire des chichis: un sauvignon de Loire, un colombard du sud ouest. Du tonique (et Davina).

Et bien voilà, on est quasi prêts pour affronter l’arrivée des asperges nouvelles.

Sagace lecteur, si tu as toi aussi des recettes autour de l’asperge, ou des souvenirs émus d’accords parfaits, n’hésite pas à partager en commentaires.

Sinon, pour clore ce billet, ça n’a rien à voir, mais je fais bien ce que je veux: goûté hier un superbe rouge. Ce n’est pas un scoop, les vins de Foucault sont connus des amateurs. saumur

Mais voilà, il y avait un moment que je n’avais plus ressenti autant de plaisir avec un pinard en 10 secondes. Là, on est dans le pur sensoriel, on oublie que c’est un saumur, on oublie tout. On est dans une boîte disco enfumée, sueur sur corps lascifs, écœurement de la danse et tout à coup, y a un slow de Procol Harum. Moment de grâce.