2017, nous voilà !

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Pourquoi cette photo d’illustration? Et bien, parce que nous sommes en 2017, ça y est on a survécu (pensées aux Michel), et qu’il est d’usage de tirer un bilan de l’année écoulée avant de plonger dans la suivante. Lire la suite

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Gold champagne !

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Cuve « Goldorak ». Image @Champagne Leclerc-Briant

On croirait l’objet tout droit sorti d’un James Bond, issue du cerveau génial mais néanmoins machiavélique d’un super-méchant stylé. Fan de l’espion, vous vous souvenez sans doute de Shirley Eaton, la « femme en or » de Goldfinger? Beaucoup de légendes ont accompagné ces images mythiques. L’or! Plus que tout autre métal, il fait rêver et fantasmer… shir Pour vinifier et/ ou élever le vin, on connaissait le fût (barrique, tonneau, foudres), la jarre ou l’amphore en terre cuite de toutes tailles, le verre, les cuves époxy, inox ou ciment mais pas encore le métal précieux. Et pourtant…
Nous sommes en Champagne, et Frédéric Zeimett, le Boss des champagnes Leclerc-Briant n’a pas de sombres desseins pour le monde, tout juste l’ambition d’élaborer les meilleurs vins possibles. Pour les avoir déjà goûtés plusieurs fois, c’est de la belle ouvrage (et en biodynamie).
Goldorak, comme il surnomme cet ovni est une barrique tout inox, et or, de 228 litres.  Pas question de bling-bling: la beauté est intérieure.
Il ne s’agit pas d’une feuille d’or qu’on aurait apposé mais d’une « aurification par electrolyse ».
 Nous avons testé la terre cuite l’an dernier, l’immersion de bouteilles au large de l’île d’Ouessant (un résultat magnifique!!), et cette année c’est l’or
Au delà de la symbolique liée à ce métal depuis la nuit des temps, et sans aucune référence aux alchimistes de la Renaissance (quoique, la transmutation du raisin en or est un objectif louable, non??), nous recherchons toujours dans nos divers tâtonnements la concentration de l’énergie dans nos cuvées (vins vivants et vibrants!). Il nous parait évident que l’or, symbole à la fois du feu et de la lumière, et en même temps parfaitement neutre en terme de matériau, a un pouvoir capturant d’énergie pour le liquide qu’il va contenir….
A première vue ils seraient parmi les premiers  à utiliser un tel contenant. Celui-ci a fait l’objet d’un brevet.
« L’or est un métal très pur et très neutre qui ne migrera pas dans le vin », assure Frédéric.
Prochaine étape, le choix de la cuvée qui aura le privilège d’être vinifiée et élevée dans cette barrique « hors du commun », et la dégustation au printemps prochain….
Info amusante: en valeur, il y en a à peu près pour un lingot.
To be continued

Champ’ à tous les étages

On y est presque: fin d’année, cotillons, danses syncopées, et … champagne, évidemment! Pour comprendre ce qu’est un (bon) champagne, c’est là. Pour vous aider à faire un choix de bulles cool et cohérent, voici ce que j’ai eu l’occasion de goûter le plus récemment. Ils sont classés par « accord » à table: bien évidemment, ce sont des suggestions, en aucun cas une Vérité. Le choix final VOUS reviens (t’as vu, jeune ou moins jeune ça fait grave « livre dont vous êtes le héros)(sauf que c’est plus court).
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La solitude de l’andouillette

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Avant de dresser (avec un fouet) le portrait de l’autre vigneron rencontré lors de ce mini-trip champenois, un billet détente et dégustation. Billet qui ne sera pas exempt de révélations, de suspense et de moments de solitude. Et de champagne, faut pas déconner. La Champagne, c’est très beau, y a pas à tortiller: il suffit de voir cette vue depuis Hautvillers, et la stagiaire attentive aux grappes pour s’en convaincre. C’est beau et ce n’est pas très loin, pour les liégeois: deux grosses heures de bagnole pour atteindre Épernay, compter encore deux heures de plus pour l’Aube, mais quand on aime… Lire la suite

Mon ami des Roses *

wanted*de Jeanne, bien entendu. 
Il est sans aucun doute un des vignerons les plus discrets de sa génération: cherchez-le dans les guides, vous ne l’y trouverez pas ou en de très rares occasions. Pourtant, c’est aussi un des plus doués. Cédric Bouchard est un homme qui se piste, qui se déniche: une fois trouvé, c’est un bonheur. Les champagnes sont formidables et leur auteur d’une humilité non feinte, une qualité rare. Il ne fait pas de salons, il a peu de production, et de toute façon tout part très vite: ce qui explique que si son nom circule parmi les initiés, il n’est pas une figure « médiatique ».

Pour le trouver, une seule solution, faire des kilomètres, descendre bas, dans l’Aube, (pas forcément à l’heure où blanchit la campagne d’ailleurs): une région délaissée longtemps, mais qui commence à voir les fruits de son travail récompensés.
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Coup d’chaud, viens t’aligoté

Par ces chaleurs de gueux, il n’y a pas que vous et moi qui souffrons: les vins aussi, les pauvres petiots. On délaisse une grande partie d’entre-eux (trop riches, trop tanniques, trop puissants). Mis au ban de la société de consommation parce que trop structurés, trop complexes, quelle honte!

Plaisanterie à part, essayer une fois de goûter un bordeaux bien fat, ou un cahors noir, à température normale, quand il fait trente degrés passés vous comprendrez leur douleur et la vôtre. De la tisane. Un peu comme la fondue au fromage en plein cagnard, y en a qui ont essayé, et ben… Laissez-les tranquilles ! Mais ce n’est pas parce qu’on ne les boit pas qu’il faut les oublier complètement: canicule oblige, pensez à les mettre si ce n’est déjà fait au frais et à l’humidité, le plus possible, histoire de pas les retrouver dézingués quand on reviendra à des degrés plus normaux. Une cave, un dessous d’escalier, un endroit sombre, humide et ventilé (remballez les blagues salaces, on me la fait plus). 
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L’Hummer du Premier samedi de l’Année*

Caption #1

*en vous la souhaitant bonne

2015 est déjà là, et moi sonnée. La fin d’année fut… épique on dira. Fatigue, pression, fou-rires parfois nerveux, parfois ultra-communicatifs, les derniers jours de l’an sont des montagnes russes au boulot. De la difficulté d’être toujours disponible, pédago, souriante. Parce que si l’on a les habitués, cette période particulière est aussi celle de ceux qui ne poussent que très rarement ou jamais la porte d’un caviste. Ils arrivent avec des idées, parfois des a priori, et c’est à nous à expliquer, à redire, qu’on n’est pas forcément plus chers, qu’il faut se laisser guider, que demander un conseil n’a rien de péjoratif, c’est notre taf. Lire la suite

Et Ludes, et moi*

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*on est heureux comme ça.

Pour ne pas changer, je vais encore vous parler d’un petit producteur, dont les bouteilles se font rares. Pas par snobisme. Pas par effet de mode. Pas que pour contrecarrer les grosses maisons, ou faire de la langue de bois, brosser dans le sens du poil les quelques électrons bobos de la toile, qui ne jurent que par le confidentiel et l’introuvable (à condition que ce soit estampillé vu sur facebook, faut pas déconner. D’ailleurs, à ce propos, il est amusant de constater parfois comme certaines cuvées censées « inatteignables » garnissent avec une régularité métronomique chaque semaine le fil d’actualité. Bref).

Si j’en parle, ce n’est pas (que) par philosophie, c’est surtout parce que c’est bon. Bon. Point barre.

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Initials B.B (beautiful Bordeaux)*

201*bioutifoul bordowwww qu’on dit.

Il est des bonheurs inracontables. Heureusement, ce n’est pas le cas ici, sinon je n’entamerai pas une série qui je l’espère s’avérera intéressante, amusante, passionnante, biffez les mentions inutiles.

Bordeaux, c’est une ville: c’est ballot, je n’y ai pas mis les pieds, malgré les plus de 4500 kilomètres parcourus en 10 jours.

Bordeaux, c’est aussi – surtout- une région viti-vinicole. Mais pas que.

Ce que j’ai envie de vous raconter, ce n’est pas forcément le bordeaux dont on parle à grand bruit, petits souliers et gants blancs. Non, moi je préfère vous emmener dans les jolis bistrots, chez quelques vignerons authentiques, loin des « grands ». Ceux dont je vais vous parler méritent peut-etre encore plus ce qualificatif de « grand ».

Si la petitesse de leurs exploitations, si la petitesse aussi parfois de leurs moyens ne les portent pas au pinacle des classés et autres toqués du tocsin, ils font de ce métier exigeant qu’est la vigne une passion, une gageure, parfois un exploit. Je deviens carrément dithyrambique? Et alors? Lire la suite