Perfect (day)

En démarrant une nouvelle histoire d’amour, à moins d’avoir 10 ans, on apporte son passif. Les erreurs, les doutes, les échecs. Ce qui a marché dans les précédentes relations aussi. Le quotidien rassurant. Bref, l’expérience.

L’expérience, c’est ce qui fait de moi une personne différente d’il y a dix ans, ou quinze. Je suis probablement- sans avoir fondamentalement changé, non plus- dans une autre réflexion. Je pense qu’on nait bloc de terre glaise, puis que les expériences diverses, les autres, nous façonnent. Sans compter le véritable travail sur soi qu’on peut effectuer.

Très éloigné du pinard, tout ça?

Pas tant. Lire la suite

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L’Hummer noir*

*noir, c’est noir (et pis c’est classe)

Vous êtes nombreux et réguliers à me demander des adresses de (bons) cavistes. Et ça me fait très plaisir de vous confier aux mains de Paco, Philippe, Olivier,  Hervé, Martin, Alexandre, Pascal, .. . j’en passe et non des moindre, puis vous pouvez en retrouver plein ici. Parce que oui, il existe encore de supers cavistes, très compétents un peu partout en France.

Un caviste compétent, c’est outre le fait qu’il t’accueille  convenablement et t’écoute quelqu’un qui ne dit pas de conneries.

C’est pas si évident que ça de prime abord, je vous assure. Cette semaine, test d’un caviste spécialisé « Italie ». C’est juste un crochet parce que dans le coin, le bouclard avait bonne réputation, j’y ai trainé pas mal mes guêtres à un moment. Sauf que de l’eau a coulé sous les ponts.

« Vous auriez un vin, un peu original, bio de préférence? »

« Oulah, on n’a pas ça. Puis en Italie le vin bio, ça n’existe pas! » Lire la suite

Le vin des humains

Le métier que j’exerce a beau l’être par passion, il est chronophage, fatigant, usant parfois. Parce que tout le monde n’est pas forcément de  bonne humeur, pas forcément poli, parce que moi aussi parfois je suis irritée, fatiguée… Nerveuse.  Je me plains parfois, ne voyant que le verre à moitié vide (le comble de la caviste).  Parce c’est compliqué,  qu’il faut bien sur n’en laisser rien paraitre. Il faut garder une humeur égale, que le client de fin de journée n’ait pas à pâtir de mon humeur, qu’il soit accueilli et écouté comme le premier de la journée.

Écouter.

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Fuck my wine*

afraid*de toute façon, je suis pas une fille sympa.

Ce slogan, facétieusement fourni par la délicieuse Almira a fait mon bonheur. Tellement qu’il est désormais mon avatar twitter. Imaginer ma vie sans vin: impossible. Même si, parfois, ce qu’il y a autour m’agace prodigieusement. Ce n’est pas tellement que j’aie mauvais caractère mais si tout le monde pouvait être d’accord avec moi, ça se passerait mieux. Ceci dit, ma propension à ne pas savoir la fermer y est un peu -beaucoup- pour quelque chose. Résolution 12587: essayer de rester zen. Voilà une drôle de façon de commencer l’humeur du week-end, je vous l’accorde. Mais c’est tout moi: foutraque et désordonnée. C’est ainsi que j’ai gouté plein de vins ces derniers temps, sans presque aucun fil conducteur.

Cette somptueuse syrah suisse tout en poivre noir, soie glissante et plaisir à bouche-que-veux-tu. Lire la suite

Hummer du jour*

*pour changer du panzer

Message de service: ceci est un billet d’humeur, et comme la mienne oscille dangereusement entre grosse fatigue et « allez bien vous faire cuire le cul, tudieu », vous avez tout à fait le droit de passer votre chemin. Voire de lire d’autres billets, plus vins.

Ce genre de billet que j’écris, alors que rien de particulier ne m’y pousse, juste parce que j’ai envie de partager un peu, de donner mon avis (qui croira encore qu’il est humble, comme on me l’a rappelé très aimablement, moi à qui la vénérable RVF a donné un hochet. Un hochet qui a visiblement du mal à passer. Curieux, ce besoin de revenir à ça, de me définir par là, sans arrêt. Y a longtemps que moi je suis passée à autre chose. Il n’est pas ici question de parler du vieux-connisme, des postures d’aigreurs qui consistent à détester par principe tout ce qui  est à l’opposé de soi. Si vous ne m’aimez pas, sachez que j’en ai autant à votre sujet. Les personnes se reconnaitront, et auront la sagesse, comme elles le préconisent elles-mêmes, de m’ignorer autant que je les emmerde). Lire la suite

De la musique et des mots*

*humeur du samedi.

J’écris en écoutant Bashung, le temps est à la brume. Après quelques jours presque printaniers, le soleil s’est tu: il reste la musique et les mots.

Cinq ans déjà.

Il n’y a pas beaucoup d’artistes dont la disparition m’a fait fait verser quelques larmes. Darc, bien sûr, Darc et puis Bashung. Je me souviens d’avoir tout de suite pensé à Nathalie, je me souviens de nous deux, un peu désemparées et un peu cons derrière nos écrans. Bashung a accompagné mon début de vie d’adulte,  figure masculine cabossée et terriblement attachante. Lire la suite

Journée de l’infâme*

*tu perçois le jeu de mot subtil, cher lecteur de mon cœur?

L’avantage du billet d’humeur, c’est de pouvoir digresser et sauter du coq à l’âne.

La blogo vin s’est enflammée ces deux derniers jours: ça m’a gavée. En gros, la parution d’un livre que je n’ai pas encore lu mais ça ne saurait tarder a déclenché un genre de guerre mondiale des opinions, plutôt en dessous de la ceinture, plutôt pas très argumentées. Bref, il ne faisait pas bon se promener sur les réseaux cette semaine. Atmosphère puante. Putride même. Lire la suite

Céline, Simone, et le goût des autres…

Céline se marre

Je crois que je prends goût à cet exercice d’humeur du week-end. Il est tôt, mon triple expresso avalé, les neurones pas encore bien réveillés et pour cause: un cauchemar orthotypique m’a occupée une partie de la nuit. J’ai rêvé que je devais aider mon fils à préparer une dictée comprenant uniquement des appellations de vins: elles étaient toutes incorrectes, et ça me rendait dingue. Comme quoi, il est peut-être temps de faire un break.

Ça tombe bien, je pars demain et pour trois jours.

En Alsace. Bon. Lire la suite

Le sexYsme au mètre*

Le billet d’humeur de ce week-end va être un beau brol, parce que cette semaine l’a été aussi; d’abord un mot sur l’affaire Giboulot qui a secoué les réseaux sociaux. Je suis restée très en retrait, préférant lire et m’informer avant de balancer des conneries plus grosses que moi. Un exploit. Je ne suis pas plus avancée. Et ce sera l’occasion d’un peu de géopolitique belge, tiens. Les lecteurs les plus sagaces ne sont pas sans savoir que je suis moitié wallonne, moitié flamande. Ce qui fait d’une part mon amour pour la rigolade et la fronde, de l’autre mon respect absolu des règles, même quand elles sont un peu absurdes. Lire la suite