chat.
Le cerveau est quand même très bizarrement foutu. En lisant « attentat au Mali » j’ai de suite eu ce truc qui fuse « Et encore, on n’est pas dimanche, c’eut pu être jour de mariage à Bamako ». Comme s’il n’encaissait pas l’info, et faisait diversion. Comme si tant de morts partout, tout le temps, c’était trop dur à encaisser. Alors on développe des parades. Moi c’est la dérision: un héritage, je suppose. Une carapace, sûrement.
Et puis y a eu ce réveil, avec des messages qu’on m’adresse sur mon téléphone: « tu vas bien? », « t’es à l’abri? » (révisez votre géo, les choupis)
Bruxelles. Ma Belgique. Et pareil mon cerveau qui me souffle « je préférais quand on nous connaissait pour les frites et Plastic Bertrand » (surtout que bon, Plastic, il est luxembourgeois, et que c’est même pas lui qui chante ses chansons). « L’humour c’est la politesse du désespoir », il parait. Des messages un peu pudiques, un peu empruntés, en souhaitant de toutes ces forces que…
Alors après avoir eu des news de tout ceux qui comptent, poussé le soupir de soulagement égoïste de ceux qui ne sont pas touchés directement, on est restés très polis.
On a vu affluer de partout du soutien, de l’amour, de l’affection.
Polis.
Parce que désespérés. Que ça se passe ici, mais partout dans le monde. Qu’il y ait autant de victimes, partout tout le temps. De toutes les couleurs de peaux, sans distinction. Musulmanes, chrétiennes, juives, athées, agnostiques… Des femmes, des hommes, des mômes.
“Les morts ont tous la même peau” comme dirait mon pote Boris.
Hier, j’ai vu de la colère, de l’incompréhension mais malgré les messages de haine, malgré les propos gerbants de quelques-uns, malgré les appels à la force, au meurtre, à l’exclusion j’ai aussi vu l’unité et l’empathie.
L’union fait la force, l’oignon fait la farce.
Je me sens très belge: parce que ce qui nous tient, c’est cette faculté à chanter encore même les deux pieds dans la merde.
Je me sens très belge, parce que ce pays, cahin-caha, va, continue, persiste.
Notre auto-dérision, notre humour, notre politesse du désespoir les gars.
Je me sens très belge: pas pour les frites, la mayo, les moules, Tintin, le Manneken, les brusseleirs, et tous ces symboles, juste parce c’est ainsi.
Je me sens très belge parce que je ne suis d’aucun pays: je suis de partout.

Le con texte, c’est important *

*ou pas, en fait?

Le vin est semblable à l’homme: on ne saura jamais jusqu’à quel point on peut l’estimer et le mépriser, l’aimer et le haïr, ni de combien d’actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable.

Charles Baudelaire

Ha ce bon vieux Charlie, il en a écrit de bonnes…

Goûter du vin n’est pas seulement jouir de la chair de son fruit, c’est aussi goûter à un instant, une conversation, un rire, un parfum: tout ce qui n’est pas dans la bouteille et qu’on appelle le contexte.

Oublions ce qu’est une dégustation pro: il n’en est pas question une seconde ici. On parle d’ouvrir une bouteille et de la boire. En dégustation, on essaie d’avoir un environnement neutre, clean: sans odeurs parasites, avec une lumière correcte, de bons verres adaptés, … Quand on boit, on oublie tout ça.

Pas servi à l’exacte température ou au contraire rigoureusement, dans des verres ballons moches ou des zalto, boire n’est plus disséquer. C’est ouvrir le vin à l’humain: ça passe ou ça casse.

Le contexte.

Alors que dire, que poster des bouteilles bues comme ça? Elles ne sont pas neutres, jamais. Un ami cher reçu à déjeuner, la joie de se voir, le plaisir d’une conversation agréable, drôle, tantôt sérieuse tantôt futile…

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J’ai eu plus d’indulgence, d’amour, et de plaisir pour ces deux-ci que dans n’importe quelle autre situation. Parce que J. était là, que j’attendais ça depuis un moment, que ça s’est passé merveilleusement. Au point même de ne pas ressentir de contrariété quand j’ai ouvert le vin du Jura et constaté une effervescence plus qu’importante. A n’importe quel autre moment, j’aurais sans doute un peu râlé. Ça m’aurait agacé, de devoir prendre une carafe pour dégazer. Pas là: j’ai rigolé, expliqué, carafé, secoué. J’ai même foutu du vin sur ma chaise. Un « défaut » mineur, un contre-temps qui n’a eu aucune incidence:  le vin était bon, délicieux même. L’Alsace était ample, dense, comme dans mes souvenirs mais en mieux. On a bu les deux, en les savourant.  Étaient-elles meilleures? Sans doute que non. Les trouvait-on meilleures parce qu’instant particulier, complicité, rires? Sans aucun doute.

Je connais plutôt bien Grittermatte, j’en ai déjà parlé ici à plusieurs reprises.

Pour Buronfosse, c’était ma première bouteille de cette cuvée: là, bue comme ça, dans un contexte très plaisant, je l’ai beaucoup aimée. J’aurais sans doute mis un gros bémol à cette quille si je l’avais dégustée dans d’autres dispositions. J’aurais noté un gros gaz, et selon mon humeur et mon degré d’indulgence, il aurait été de « un peu embêtant » à « carrément chiant ». J’aurais posté, peut-être, un commentaire mitigé sur facebook, m’interrogeant sur les raisons de cette bulle, supposant, … Sauf que je n’en ai pas ressenti l’envie.

Du coup, j’en arrive à philosopher:

Si on n’a pas le droit de dézinguer une bouteille sur les réseaux sociaux parce qu’elle se goûte mal, qu’il faut laisser le bénéfice du doute, qu’il s’agit peut-être juste d’une bouteille à souci, qu’il faut ouvrir une deuxième. Si on doit au vigneron un minimum de respect pour son taf, et une sorte de présomption d’innocence  quand la bouteille est mauvaise, a-t-on le devoir moral d’également fermer sa gueule quand le vin est exceptionnellement bon ? Parce qu’imaginons que, sans préciser le contexte dans lequel je l’ai bu, je fasse un post plein de louanges sur une bouteille, est-ce qu’il y a tromperie? Non pas que le vin ne soit pas bon au départ, mais qu’avec des conditions optimum, il goûte bien mieux que sur une table blanche, sous une lumière artificielle, à l’aveugle, en toute objectivité? Et même peut-on trouver un vin ordinairement « moyen » transformé en bon juste parce qu’on est bien, avec un amoureux, des amis, des personnes qui comptent?

On peut aussi se dire que quelle que soit l’importance qu’on se donne, notre avis n’est qu’un avis, parmi d’autres. Que les gens sont bien assez grands pour me (nous) lire et faire la part des choses. Expérimenter par eux-mêmes et entériner ou pas. Que ce qui compte, ce n’est pas tant d’aimer, détester, critiquer, louer, adorer ou brûler, c’est qu’on finit par parler de vin. En bien, en mal, avec de la subjectivité, de la mauvaise foi, de la passion ou du détachement. Mais parler de vin: bien sûr, ce n’est « que » du jus de raisin fermenté, mais qu’est-ce qu’il peut faire couler d’encre.

Enfin, bon: la prochaine fois que je reçois, j’essaierai quand même de servir des vins dégueulasses, pour voir si d’aventure je les trouvais bon. Niark.

 

 

 

 

Toutes quilles dehors, c’est le printemps!

wheterJe crois que c’est la première fois de l’histoire de ce blog que je reste si longtemps muette. Ça ne veut pas dire que je n’écris pas, bien au contraire. Juste que je n’ai plus trouvé de temps pour ici. C’est comme ça, dans les longues relations on a besoin de souffler un moment, de se poser ou de carrément voir ailleurs. Pour mieux revenir ensuite.

Et je suis là! Pas de billet construit, désolée, ça reviendra. Mais un panorama de quelques unes des bouteilles bues, hop. J’affirme encore plus fort mon amour pour le Jura, mon coeur bat la Chamade. Oui, je le redis: Philippe Bornard est un grand vigneron, surtout quand on lui laisse la place de s’exprimer en magnum. Lire la suite

Parler d’amour ou de vin, pareil

Comme personne ne me demande mon avis, je vais vous le donner. Cette phrase pourrait être un gimmick de blog, tiens: après deux ans et demi -déjà? hé oui- de billets il est peut-être temps de changer, re-nouveller, évoluer? Mais ce n’est pas, pas encore, le sujet.

Je lis de ci de là, qu’il est tellement difficile de parler de vin. Je n’ai jamais eu cette impression: pour moi, il suffit d’en boire et puis d’en parler. A des potes, des gens qu’on estime. Ou bien de prendre son clavier, à quatre doigts (j’ai progressé) et d’y planter des mots. Rien de sorcier. Le blog a ceci de merveilleux: il suffit d’y écrire, comme on veut. Pas de contraintes d’espace publicitaire, pas de ligne édito à respecter. Personne ne demande de faire plus concis, d’y mettre moins d’humour. Les chroniques -ta mère- y vivent leur vie, imparfaites et pourtant tellement vivantes. Lire la suite

Vade retro canetas *

bepinkLe billet de mauvaise humeur du samedi, here we go.

Ça y est. Ils l’ont fait. Ils ont osé.

Les cons.

Le vin rosé en canettes.

Mon cher collègue blogueur Antonin a dégainé rapido: le mordor du vin. Le mal absolu.

Est-ce exagéré? Non, même pas.

Argument un: la canette c’est facile, c’est convivial, ça tient dans la poche, ça rend la conso aisée.

Argh. La canette c’est aussi un contenant qui ne respecte pas selon moi le code numéro un du vin: le partage. Que veux-tu partager avec une canette. On me dira qu’on peut en acheter plusieurs. Comme un pack de bière. Mais alors je ne vois pas l’utilité des cans versus la bouteille.

Quant à rendre la conso aisée? Qui a dit qu’on devait consommer du pinard à-tout-va n’importe comment? Bande de sagouins. Avec tout l’amour que je porte au vrai beau vin, j’estime qu’il a droit à un minimum d’égards. Un beau verre, parfois une belle table, en tous cas un minimum de confort. Parce que c’est ainsi qu’il sera le plus beau. Comme il ne me viendrait jamais à l’idée de déguster de la fine cuisine dans des assiettes en cartons: ce serait manquer de respect à celui qui l’a préparé, et à mon palais. A mon propre plaisir.

On peut me dire qu’on peut toujours faire passer le vin de la can au verre, mais honnêtement vous connaissez beaucoup de gens qui bouffent pas leur lasagnes direct dans les barquettes alus?

La paresse, qu’elle soit physique ou intellectuelle est le mal qui nous guette.

Snob? Non, juste à un moment faut se poser et voir où on veut aller.

Dans un monde où le vin est un machin standard qu’on glougloute entre djeunz, en écoutant n’importe quel beat lourdingue, façon lobotomie express?

J’ai rien contre le glouglou (le terme me gêne, mais vous comprenez l’idée) mais mettons-y un poil de formes. Encanaillons-nous, enquillons des pinots noirs croquants, des gamays juteux, des jus libres et bons, pourquoi pas. Mais hors tendance, hors mode, hors marketing.

Je hais le marketing qui rend con. Celui qui vous file tout, tout cuit dans le bec et y a plus qu’à avaler vas-y j’ai prémâché.

Argument numéro deux: ça va amener les jeunes au vin.

La vieille femme de trente-deux ans en moi pleure un peu: il semble que je sois passée du côté des  ancêtres pontifiants. Soit.

Chers jeunes qui me lisez, avez-vous à un seul moment pensé à mettre sur le même plan le coca et le vin? Non. Vous êtes intelligents, je n’en doute pas. Vous savez donc qu’une boisson industrielle bourrée de sucres et d’additifs est différente d’un vin. Devrait l’être. Vous comprenez donc bien que leurs consommations ne peuvent pas se croiser mais suivre des trajectoires différentes. Je suis au regret de vous annoncer qu’on vous prend pour des buses, mes chéris.

On essaie de vous faire croire que le vin pamp’ c’est encore du vin.

On essaie de vous faire boire de la merde, sous prétexte que vous n’y connaissez rien.

Et le mieux, on essaie de faire passer la pilule auprès des plus vieux de mon espèce en disant « c’est une première approche, ils apprendront le goût du vin progressivement ».

Vous ne vous sentez pas légèrement insultés? Moi je le serais.

On le répète assez: le vin est un produit culturel et agricole. Il demande un peu d’éducation. On s’en fiche que vous connaissiez tous les crus de la Bourgogne par cœur, ou que vous sachiez épeler tous les grands crus d’Alsace (moi-même, je ne sais pas).

Mais l’important, c’est de comprendre que le vin vit, bouge, évolue. Qu’il peut être tantôt amer, doux, acide. Avoir des tannins. Surprendre par ses arômes de cacahuète (oui oui). Vous filer des claques parce que vous n’aviez jamais même pensé qu’un vin pouvait avoir cette bouche là, ce nez là.

Le vin en canette est une hérésie, un truc pour gogos.

Argument trois: on peut tout à fait y mettre des vins de qualité voire des jus « bios ».

Mettons-nous d’accord: la canette est marketée pour être à destination des jeunes. Vous les gros bourrins qui ne buvez que du coca. Et j’ai bien peur, mes petits poulets que les rouges qu’on vous proposera seront le plus lisses possibles, voire boosté en sucres résiduels, histoire de flatter vos palais si avides de sodas. Que les blancs seront des machins vanillés et aux acidités aussi plates que la poitrine de Birkin, histoire de pas choquer vos petites papilles sensibles.

J’ai bien peur également qu’un contenu « bio » soit antinomique du contenant. Ca me désole, mais c’est ainsi.

Autre chose, niveau contenu: prenons l’exemple Nutella: faites une pâte « nutella » de pâtissier avec de vrais bons produits et prenez du nutella classique. Faites goûter à des gosses qui n’ont jamais bouffé autre chose que la pâte indus’. Voyez ce qu’ils préfèrent. C’est fou, mais le formatage à un certain goût commence là. A force de matraquer les gens de pubs et de produits gras/sucrés on oublie complètement le vrai goût des choses. Passer d’un rosé pamp’ à un bon vin rosé avec un jus de pamplemousse frais (j’ai rien contre les cocktails, au fond) ça me paraît pas évident du tout.

On vous ment, on vous spolie. On vous aseptise.

Refusez-le, il est encore temps.

J’ai bu justement hier soir le vin d’apprentissage** parfait: je ne cache plus mon amour pour les vins de Fabien Jouves. Je sais que 2013 sera difficile pour lui donc plus que jamais, il est temps de le soutenir.

jouves

« Tu vin plus aux soirées » c’est une bouteille de 75 cl. Bon, c’est rien 75 cl, à peine 6 verres. A trois, on ne dépasse même pas les recos de conso limite.

C’est joli, comme étiquette. Ça déclenche la conversation bien avant de l’avoir ouverte.

Et puis on ouvre et paf! Là on comprend ce qu’est le vin: y a ce nez d’abord qu’est tellement fruits qu’on a direct envie d’y mettre les lèvres. Puis y a la bouche, solide, gourmande, noire mais pas trop. Et ça finit avec un poil d’acidité. Quoi? Beurk l’acidité? Non, jamais.

La légère fraicheur c’est la marque des beaux vins du sud. C’est ce qui fait qu’on y revient. Qu’on a envie d’en boire. Qu’on est pas démolis comme avec un verre de coca. Du bonheur en septante-cinq***. Je vous garantis que vous n’aurez jamais ça avec du rosé-pamplemousse. En canettes.

Allez, PSHIIIIIIIIIIIIIITT!

J’attends qu’on vienne m’expliquer que je me plante. Je m’énerve pas. Je suis parfaitement calme. Deux secondes je sors la pelle à neige.

**je parle volontairement de vin d’apprentissage: ça stigmatise moins les jeunes, d’une et de deux on apprend à tout âge, n’est-ce pas?

*** Soixante-quinze, pour vous qui avez le mauvais goût de ne pas être belge :p

Des coups de latte, un baiser*

stve*j’passe pour une caravane, pour un chien qui n’en démord pas…

Qu’est-ce qui fait qu’à un moment T on se dit « Et bien, ça, c’est mon plus joli vin blanc/rouge/whatever de l’année? »

Sans être guide, ni prescripteur. Ni bénéficier d’une influence quelconque (en aparté: les classements d’influence, ça se prend avec beaucoup de légèreté et d’humilité, quand on voit à quoi ça tient parfois et quand on sait qu’influencer VRAIMENT un gamin de sept ans pour qu’il porte deux chaussettes identiques est une gageure chaque matin). Tout juste blogueuse. Haha, la belle affaire: je sais que maintenant on a tendance à faire figurer son blog dans son CV, mais je ne m’y résout pas. C’est un défouloir, une distraction, l’écriture nécessaire, le plaisir. Pas un job, même si je le fais sérieusement. Des fois. Hum.

Bref, donc pourquoi jouer le jeu du classement?  Juste pour brasser de l’air et peut-être chopper un ou deux non interloqués en retour, non tu ne peux pas dire ça?

J’avoue, j’aime bien.

Et bien si, je le peux, je le fais, et je le dis.

Nous sommes le 7 septembre, et ceci est mon blanc de l’année?

Parce que c’est le plus réussi techniquement?

Sans doute pas.

Parce qu’il est parfait?

Oh non, en tous cas pas dans le sens où on l’entend: il est parfait pour moi, à cet instant-ci, parce que c’est tout ce que j’attends d’un vin:

de l’humilité, de la fraicheur, de la surprise, de l’irrévérence, des claques, des baisers…

Un vin qui serait un peu comme une chanson de Bashung au milieu de chansons pop sans intérêt: un truc fondamental et pur, qui te bouscule, tu connais la musique, tu connais les mots, ils sont juste pas ordonnés comme d’habitude et ça change tout. Juste  hyper-simplicité et  précision.

Et je ne mise pas un kopeck sur le fait que dans 6 mois, j’aurais un autre coup de cœur, sans doute complètement différent. C’est tout les femmes, ça: versatiles.

Mais plus d’humour sur les femelles: on me traitera encore de misogyne (alors que c’est faux, je n’aime personne à égalité).

Le vin en question est du nature: on peut encore gloser tant qu’on veut sur son origine, sa philosophie, sa politique. Franchement, à part faire pondre pas mal de lignes à une minorité d’aparatchiks dévolus corps et armes à leurs causes respectives et ne faire avancer personne, ça lasse.

Peu importe, il est très bon, ce vin là.

D’ailleurs, si je me laissais tenter je le verrai bien avec des saint jacques juste retournées dans le beurre à feu vif, une sauce toute simple et un peu brillante d’agrumes, et basta.

Quoiqu’à vider un verre gentiment, à le déshabiller au fur et à mesure, tout seul, comme un grand, il se laisse vachement faire aussi ce saint-véran.

Je crois que c’est un vin facile.

Et je crois que franchement, c’est un compliment.

Saint-véran 2012, domaine Perraud.