Prendre du temps…

Je réécoute beaucoup Dire Straits en ce moment. J’utilise à dessein « réécouter », car d’une part je l’ai beaucoup fait (merci la culture musicale familiale, éclectique et foutraque mais qui m’a filé de sacrées bases), de l’autre on ne peut pas juste « entendre » Dire Straits à la radio, par hasard. On ne peut pas, pour la simple et bonne raison que Dire Straits ne passe quasiment plus en radio. Trop longs, les morceaux? Sans doute une question d’époque. Tout doit aller vite, être efficace, formaté, court. Alors tu parles si on a le temps de se fader des solos de guitare. Rentable, droit au but. Lire la suite

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Sur les ailes d’un papillon

papiUne petite humeur du week-end, vite torchée parce que la vie va vite. Trop? A la démesure.

On passe du rire aux larmes en trois secondes: qu’importe qu’une rencontre ne soit, n’aie été que virtuelle. Un sourire nous a transpercé, un jour. On a suivi le combat, on a imaginé les petits poings serrés, les mâchoires idem. On n’a pas pu comprendre, pu qu’imaginer la douleur, la force, le courage, qui peut à moins de le vivre?  Il n’y a plus rien à dire, aucun mot ne sera suffisant pour consoler. Il faudrait des bras, et des baisers, et des regards: il les faudrait légers et beaux comme le bruissement d’ailes des papillons.  Lire la suite

Le plat: le porc d’Amsterdam!

*Flo, ça s’adresse à toi: je ne pouvais pas laisser passer l’occasion de te taquiner. VIVE LES PAYS-BAS. 

Le plat c’est sérieux! Je sais qu’à Noël traditionnellement c’est la dinde, voire d’autres volailles, plus petites, plus adaptées à nos fours et à des tablées moins conséquentes. En tous cas ici. Car j’ai demandé à Floriana, vous savez la responsable du club Carbonara, de nous parler d’une recette traditionnelle italienne. J’ai des souvenirs encore émus et très repus de réveillons italiens. Ça ne rigole pas avec la bouffe, en Italie, au quotidien. Alors je vous laisse imaginer les jours de fêtes. La mamma, et toutes les autres, grandes ou petites sur le pont, dès l’aube. Ça rissole, ça frit, ça pétrit, ça touille, ça se bouscule, ça frémit, ça remue, et bout, et emballe, et réserve au frais… Y a dans cette grouillance, dans cette urgence, dans ce plaisir de remplir les estomacs un amour  infini. Des rires et des engueulades à n’en plus finir. La nourriture en Italie, peut-être encore un peu plus qu’ailleurs ne sert pas qu’à contenter les panses: elle caresse l’âme, et vous parle de petites et grandes histoires. Lire la suite

Vini Birre Ribelli, en express

wpid-dsc_6383.jpgHier déjà avait lieu et  aujourd’hui se tient encore le salon Vins et bières rebelles à Bruxelles. Une première pour salon qui veut rassembler le meilleur du vin nature, bio, rebelle. wpid-img_20141207_183606.jpg Patrick est une partie de l’organisation: hier on le sentait stressé même si la foule se pressant derrière le stands montre  que cette portée sur les fonds baptismaux s’est plutôt très bien déroulée.

Pour cause d’emploi du temps surchargé je n’y ai fait qu’un bref saut mais voici les choses vues et bues dont quelques coups de coeur.

On entame avec Skerk, vin du Frioul qui comme chacun sait se situe dans le Nord de l’italie. wpid-dsc_6377.jpgLes blancs sont vins de macération (deux mois durant) ce qui leur donne un goût tout à fait particulier.  J’ai aimé la malvasia, mais le coup de coeur va à l’assemblage où le pinot grigio se fait séducteur.  Vin rouge en dessous des blancs.

wpid-img_20141207_182854.jpgLe temps de faire la bise à Philippe, le tenancier géant du Lieu du vin et … ha oui, on a beau être dans un salon belge, y a du frenchie en masse.  Les parisiens Antonin et madame, la ligérienne Eva et monsieur, Antoine le dealer de vin et sa compagne, on dégotte même du blogueur jurassique en pleine forme et conférence. wpid-dsc_6410-1.jpg Mais zou, on enchaîne sur la plus belle découverte du salon.  

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Tous les vins, chez Elio Sandri, que ce soit l’assemblage des trois cépages rouges, ceux vinifiés séparément, tous sont remarquablement construits.  Frais, plein de fruits, gourmands pour reprendre une expression mode.  Le barolo 2007, avec son côté un peu retour en forêt d’automne, son fruit discret mais juste ce qu’il faut et sa finale longue achèvent de me convaincre. « On prend le temps de sortir les barolos quand on peut les boire ». Mettez-m’en un magnum ou deux!

Plus loin,  la Morandina présente deux barbera d’asti, l’un en cuve inox, l’autre passé en fûts. wpid-dsc_6403.jpgBien foutus, ma préférence va au premier, pour le joli fruit.  La surprise viendra d’un muscat pétillant à 5 degrés, chouette comme tout pour les apéros d’été (oui c’est encore loin mais soyons prévoyants).

Toujours en Italie, grand sud, un tout petit monsieur âgé présente trois vins. Le premier, en assemblage de negro amaro et malvasia nera est un concentré d’olives noire.  Le parfum, le goût et même le gras du vin tout rappelle la perle noire.  Fou.  Mon gros crush va au primitivo, du même monsieur.wpid-dsc_6401.jpg  C’est exactement le vin dont on imagine les raisins en plongeant le nez dans le verre. Cuits par le soleil, rôtis, c’est délicieux et suave. Elle avait un joli nom mon guiiiiiiiideuh.

Je vous ai dit que ça regorgeait de français ? Goûté avec plaisir les chinon du domaine de l’R, adoré Cornelie 2008 en haut-médoc,  loupé France Gonzalves en beaujo, qui chaque fois que j’y suis passée était absente du stand…

Le français est parfois culotté, on le sait. Il faut ça, pour venir présenter de la bière française sur un salon belge, non ? Le défi m’effraie pas Pierre et Laurence.

wpid-dsc_6390.jpgSouriants et détendus, avec Noisette le bichon, ils présentent Étienne, une bière d’apero et Océane.  La première est plaisante, mais c’est surtout la seconde qui récolte mon vote.  Aromatisée au gingembre, cette bière en biodynamie est très équilibrée, ni lourde ni piquante comme on pourrait le craindre.  Tout de suite, elle m’a donné envie de sushis, de sashimis, et de cuisine fine mais pleine de goût.  Bref, très très belle surprise.wpid-dsc_6388.jpg Si les français se mettent à faire de la bonne bière, où va le monde ? Il ne nous restera plus qu’à faire du bon vin. Ahem.

Grosse gamme chez Stéphano Belloti, des blancs au top, des rouges qui m’ont un peu moins botté (haha, oui, la Botte, tu es consterné lecteur, tu peux). Néanmoins, je retiens ceci.  Femme toute nue, et grand plaisir.  wpid-dsc_6419.jpg

Il était déjà temps pour moi de m’eclipser: trop court mais c’est la vie d’artiste.

Une dernière tronche pour la route, le François Adam, caviste-resto-comique de Papplevignes.wpid-img_15803302116555-1.jpg

On était bien, tintin.

Si vous avez un peu de temps, foncez donc sur ce salon. Sinon… ben il faudra attendre l’année prochaine.

Les diables au corps*

*parie tout ce que tu veux.

L’humeur du week-end revient, forcément un œil sur les diables et les jolies quilles.

La Belgique aujourd’hui se lève avec une belle gueule de bois, quelques regrets et malgré tout la banane. Parce que, quoi qu’on puisse penser du sport, et des manifestations d’une envergure telle que cette coupe du monde, quoi qu’on puisse dire à propos de ce ballon rond qui abrutit les masses, les endort et les empêche de lutter contre les vrais problèmes…

Putain, on a kiffé.

J’ai vu mon môme retenir son souffle, hurler de joie, transpirer, me serrer les doigts jusqu’à ce qu’ils bleuissent, puis pleurer hier soir. Des grosses larmes d’enfant, les mêmes que les miennes. Lire la suite

Vingt fois dans le crachoir …

C’est curieux comme on peut avoir des a priori, et puis à la dégustation, pfiouuu envolés. La preuve par deux: deux domaines extrêmement différents.

L’un est un domaine familial, ligérien, plutôt très traditionnel.

L’autre est une reprise-création, toscane, d’un belge-pas-vigneron-pour-un-sou au départ.

Sébastien du Petit Thouars travaille dans la continuité, chargé de comm’ pour le domaine tandis que ses parents sont les actuels proprios. Lire la suite