Potion magique

On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

 » Ne serait-ce pas ton Jura préféré ?  » m’a-t-on demandé quand j’ai posté cette photo. Il est vrai qu’entre tous, les vins de Philippe Bornard éveillent en moi quelque chose de spécial. On s’est apprivoisés, mutuellement. C’est avec eux que je suis tombée en amour du poulsard, pardon du ploussard  comme on dit à Pupillin. Lire la suite

Publicités

L’Hummer du Premier samedi de l’Année*

Caption #1

*en vous la souhaitant bonne

2015 est déjà là, et moi sonnée. La fin d’année fut… épique on dira. Fatigue, pression, fou-rires parfois nerveux, parfois ultra-communicatifs, les derniers jours de l’an sont des montagnes russes au boulot. De la difficulté d’être toujours disponible, pédago, souriante. Parce que si l’on a les habitués, cette période particulière est aussi celle de ceux qui ne poussent que très rarement ou jamais la porte d’un caviste. Ils arrivent avec des idées, parfois des a priori, et c’est à nous à expliquer, à redire, qu’on n’est pas forcément plus chers, qu’il faut se laisser guider, que demander un conseil n’a rien de péjoratif, c’est notre taf. Lire la suite

VDV #71: pour qui sonne le gras *

*connard d’Hemingway, va

Notre cher David Président des vendredis du vin de ce mois de novembre, toute à sa truculence toulousaine, nous propose comme thème « le gras c’est la vie ».

Oui, alors que le froid tombe enfin sur nos nuques anguleuses (ou presque), que les efforts de l’été sont déjà loin, il est maintenant temps de faire des réserves. Le gras devient alors un allié de circonstance. L’idée d’un inventaire vinico-calorique des forces en présence, sorte de simple (mais indispensable) manœuvre de dissuasion saisonnière, à l’heure où les tisanes et autres infusions tentent de récupérer la place laissée vacante par les petits rafraichissements que supportent allègrement ces fins de journée baignées d’une chaleur aujourd’hui perdue, semble ainsi un minimum dont doit s’enquérir le web pinardier.

Le gras, ha mon dieulge**, que voilà un sujet dans lequel se lover avec délices. Lire la suite

La crème du gratin*

*sous vos applaudissements

L’amour est une chose compliquée: bien sur, on pense à ses débuts. On se voit, on se plait, on se tourne autour. On hésite, et puis grande inspiration: on se lance!

Ah, le délicat objet de notre affection pourrait bien ne pas partager la délicieuse ardeur que l’on ressent, il pourrait d’un geste, d’un mot faire tout capoter.

Ce premier écueil évité, quand il/ elle a dit oui, nous nageons telles des écrevisses soules dans un bouillon de félicité. Cette phrase ne veut rien dire, c’est pas grave, je suis un artiste contemporain. Lire la suite

B-Days (sunday monday happy)

sanc

sancerre, Alphonse Mellot, génération XIX, 2005

C’est le week-end, et donc place à la récap’ de la semaine écoulée. Festive et c’est pas encore fini, puisque nous avons, les enfants, l’Homme et moi eu la merveilleuse idée de tous naitre en même temps… avec quelques années d’écart et quelques jours. Dire que je suis pleine de sentiments ambivalents, entre le temps qui passe, les rides, ces saloperies de gosses qui vont quitter le nid, la ménopause… et aussi le bonheur des amis, des quilles à faire tinter, des goûters qui se prolongent en diners. Bref, la vie dans toutes ses dimensions. Lire la suite

Les FAV, le vin et la féministe*

blida

Va donc voir là: Caro est caviste, Caro fait cave à manger, Caro est à Caen.Et Caen on n’a que l’Amour…

*un conte moderne

Re-vlà samedi, déjà. Les semaines filent à toute vitesse, on n’a même plus le temps de se poser qu’elles sont déjà finies. Dire que j’ai toujours un billet sur les vins de New-York sur le feu, et aussi des envies d’explorer le soufre… Ce sera pour plus tard, en attendant, concentré d’humeur. Lire la suite

Dans quel état j’erre*

*billet philo, bonjour

J’ai goûté un tas de trucs de façon décousue, ces derniers temps, donc tout mettre dans un billet relève un peu de la gageure. Vous me connaissez, les défis j’adore ça. Allez hop. Cinq vins, cinq questions:

A Rotalier, n’y-a-t-il que Ganevat?

Ben non. Même si Ganevat est une valeur sûre, même s’il paraît que se procurer des bouteilles est super compliqué (au rythme où je vois passer des photos de bouteilles sur facebook, c’est-à-dire minimum 3 sur une semaine, soit j’ai des amis ultra-débrouillards ou très fan, ou bien ça l’est pas tant ou bien, autre possibilité, les buveurs « anti-conformistes » sont aussi buveurs d’étiquettes que les autres. Ceci est un gros troll velu, merci de le laisser en liberté). Lire la suite

Journée de l’infâme*

*tu perçois le jeu de mot subtil, cher lecteur de mon cœur?

L’avantage du billet d’humeur, c’est de pouvoir digresser et sauter du coq à l’âne.

La blogo vin s’est enflammée ces deux derniers jours: ça m’a gavée. En gros, la parution d’un livre que je n’ai pas encore lu mais ça ne saurait tarder a déclenché un genre de guerre mondiale des opinions, plutôt en dessous de la ceinture, plutôt pas très argumentées. Bref, il ne faisait pas bon se promener sur les réseaux cette semaine. Atmosphère puante. Putride même. Lire la suite