Ma semaine en clichés

Le mantra de la semaine:

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Mon nouveau mantra, (et probablement pour bien plus qu’une semaine) dégotté sur un champagne pas trop à mon goût (Champagne Chopin, brut nature, bulle manquant un poil de finesse ). Lire la suite

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En attendant

cropped-1944.jpgC’est pas moi, c’est vous!

Oui, bon, ok, c’est moi ma très grande faute. Un mois, un mois presque complet que je n’avais pas remis les papattes ici. Pas faute de n’avoir rien à dire, ou de ne rien avoir bu d’intéressant: juste pas le temps. Les foutues journées ne faisant toujours que vingt-quatre foutues heures, et mon satané cerveau quémandant ses huit bonnes heures de sommeil…

Ceci dit, vous n’en avez peut-être rien à carrer, et  vous auriez raison. En guise de pardon, un survol de ce qui se goûte bien là, tout de suite maintenant (je préfère vivre de mon vivant, tant qu’à faire).

Une surprise de boite-à-lettres, vin vers lequel je n’aurais pas été spontanément. J’aurais eu tort: sans me surprendre, il a le confort du vieil amant qu’on retrouve, des baisers faciles et des odeurs familières. On repart comblée, gentiment heureuse, avec la fatigue amoureuse qui tombe sur les reins: c’est bien!

barmes

Les vins du Jura, c’est mon Amérique à moi (peut-être qu’elle est trop bien pour moi, et alors?). Quand on vous offre du divin, quand on vous met des étoiles plein les yeux, il ne faut pas craindre le retour du bâton(nage). Ce chardonnay, ample, mignon, titillant la langue et l’intellect, faisant resurgir des goûters chez mamy, la bonne tartine de beurre frais, quelques abricots en guise de garniture, ça vaut tout.

divin

Je ne suis plus jeune fille en fleurs depuis longtemps, pourtant j’irais bien refaire un tour du côté de ce coquin là. Les Acacias, fleurs faussement graciles et entêtantes, à la légère note poivrée, on en cueillerait des brassées. Finalement la jeunesse, c’est très surfait: là, c’est la maturité qui s’exprime. De caractère mais sans l’avoir mauvais, puissant mais maîtrisé, ce n’est pas du cahors, c’est un poème élégant.

cahors

L’effronté fronton est ce joli petit jus qui vous claque dans la bouche, vous retapisse le palais de mûres mûres, et vlan que je te flanque cerises, puis macis, puis un poil de zan pour compléter l’affaire. Moi je suis raide: c’est bon quand ça file droit.

gui

Agitant ses grelots
Elle avança
Et prononça ce mot:
Aldérica!

Presque. Sur un malentendu: comme celui de la contre-étiquette (et mes contre, tu les aimes mes contre?) vraisemblablement mal collée, annonçant pour ce blanc gracieux et sauvage à la fois « carignan et mourvèdre ». Le maccabeu riait sous cape, je m’y suis fait prendre, la victime était si belle, et le crime si gai.

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Et on termine avec une belle paire: l’une est fluide, souple, se faufile comme une anguille, violette entre les dents, langue rose à peine dardée, c’est la Fleurie. L’autre, bien campé sur ses deux pieds, solide, joue les maîtres de cérémonie. Trois coups et bam, entrée en scène. Le beaujolais a trouvé de merveilleux acteurs: profitons-en!

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Des couilles et du S&X

wpid-img_20150821_223926.jpg« Hé mais les bouteilles que tu goûtes, tu les choisis avec combien de grammes dans le sang » me fis-je héler par un vigneron sudiste dont – parce que je suis une gentille fille- je préserverai l’anonymat.

Le gaillard s’avisait de mon alcoolisme latent après que j’eus partagé successivement des « couilles d’âne » et puis un « lapin de Noël ». Hors contexte, ça peut troubler. Les coupables, les voici: Lire la suite

L’hummer du samedi: triple boum

Allons bon, voilà que wordpress me propose d’écrire « sans distraction »: plutôt rigolo quand on sait comment je rédige. Entre deux averses, trois cafés, un « maman, elle est où ma DS », quatre claquement de portes… Bref c’est l’humeur du samedi, back dans vos bacs (à fleurs). J’ai le mood primesautier et positif, en ce moment: le soleil, l’été, les gens, les amis? Une conjugaison parfaite: pourvu que ça dure. Ce sera donc un billet d’humeur sans gueulante et râlerie, c’est ouf, je sais. Causons vrai. Lire la suite

VDV #74: le vin qui a des haltères *

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*un thème musclé *

Ce mois, c’est l’excellent – pas moins, il est très bien, lisez son blog- Fred du Vortex qui nous impose:

Soyez les chantres des vins simples qui vous désaltèrent. Le blanc vif qui, à grandes gorgées, dissout le gras de la tartiflette hivernale. Le rouge qui glisse et dessale le palais d’un casse-croûte saucisson jambon cru pâté fromage. Le rosé « bien frais, bien agréable » qui, sous le cagnard de l’été, évite la déshydratation devant le barbecue brûlant. Pour cela, il suffit de rédiger un texte avec une petite photo sur votre vin de soif. Dans ce petit texte, n’oubliez pas :- D’annoncer le thème des Vendredis Du Vin. – De Faire un lien vers le blog du président du mois (ma pomme) et vers le blog des Vendredis du Vin. Publier votre participation le Vendredi 27 mars sur votre blog, sur la page Facebook des Vendredis du Vin et sur celle de l’événement. Si vous n’avez pas de blog, ou pas de compte Facebook, vous pouvez m’envoyer vos textes et photos par mail (ftruchon.ft@gmail.com) ou poster votre participation en commentaire ici. Sur Twitter, vous pouvez publier avec le hashtag #VDV.

Bien entendu, fidèle à moi-même, je n’ai pas pu m’empêcher de fiche un jeu de mot dans le titre, il me pardonnera, hein, Fredou?

Il a raison: les gens sont à cran, on a bien besoin, en ce début de printemps d’un immense câlin autour du vin, sans intellectualiser, sans tomber dans les sempiternels et fatigants débats, on a besoin de ces jus clairs avalés en moins-de-deux, et de grosse marrade avec les potes.

Alors quoi, lequel?

Du rouge léger qui glisse?

Du rosé frais comme un baiser ?

Du blanc simple, mais suffisamment nerveux pour pas que tu molisses?

Mettez-m’en un, mettez m’en deux, mettez m’en trois! Au diable les varices !

Commençons par le rouge. 

Drôle d’étiquette, je sais. Drôle d’histoire. Je reçois un échantillon: on me dit, tu verras, c’est le petit frère du château, on a voulu faire une cuvée un peu facile, plus accessible. Je goûte: c’est épatant ! Plein de fruit, avec une fraîcheur à laquelle je ne m’attendais pas. Ça claque, et ça coule tout seul: la bouteille est vidée en trois-quart d’heure maxi. Puis je reçois un coup de fil:

« Ecoute, on a un souci. Notre étiquette est trop ressemblante avec celle d’un autre vin, et même si ce n’est pas dans la même appellation, on va devoir ré-étiquetter, sans doute renommer ce vin. »

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indice

Procédures, quand vous nous tenez. Ce n’est pas le premier vigneron qui doit y faire face, au Mas del Périé Fabien a du par exemple renommer sa cuvée La Pièce. Du coup, le vin restera mystère, jusqu’à ce que cette histoire d’étiquettes soit réglée. Mais promis, je vous en parle dès que c’est possible.

En blanc, je voulais du tonique, du frais, du vif, du qu’on boit sans craindre le mal de crâne et sans regret.

Paf je l’ai ! Un vin de moselle, qu’on boit même sans tonnelle, la vie est belle! La toute jeune vigneronne Eve – et son père, et ses frères- produisent rouges, blancs et effervescent. Elle est même devenue une Tronche, la nana.

De nana à ananas, il n’y a qu’un auxerois (pardon). Celui-ci issu des plus vieilles vignes du domaine bluffe. Son fruit exotique, son charme, sa légèreté, comme une bulle de printemps qui t’éclate à la gueule. T’en redemandes, forcément. Y en a plus, forcément.

Go on Eve, on tient la genèse d’une belle histoire!

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Domaine des Béliers, la vigne aux oiseaux, AOP Moselle

Au printemps, au printemps et mon coeur et ton coeur sont repeints au vin blanc: on va donc se rincer au rosé. Celui-là, déjà, il s’affiche classe avec sa jolie bouteille à bouchon verre, s’il-vous-plait. Tu sens bien que c’est pas la quille vulgaire et sucraillonne des soirées campings. Alors, tarin dedans, tu t’attends à de la rectitude, presque de la sévérité bourgeoise. T’as tort: des petits fruits rouges te titillent, tu vas plus loin, sur la langue la fraise s’éparpille, tes papilles frisent, c’est bon, c’est simple comme une belle tranche de pain beurrée de frais. Clap clap, font les palais en émoi.

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chateau de la Négly, la Natice, AOP Languedoc 2014

Trois vins de soif, de plaisir, de bonheur, de simplicité.

Un mot à ajouter?

Ah oui: picolez !

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Non, t’es Pélissols Jef*

peli

*pardon Jacques Brel

J’aime beaucoup cette photo. Et ce n’est pas parce que c’est moi qui l’ait prise, je vous vois venir. Non, j’aime bien, parce que quoi qu’en dise Vincent, le type du cliché, elle est à son image. Lui prétend qu’il a une sale tronche, moi qu’il est juste concentré. Elle est prise « sur le vif », sans prévenir: je connais de toute façon peu de vignerons vraiment à l’aise devant un objectif. C’est pas leur job. Il est assis sur la table, après un moment resté debout à m’expliquer ses vins. Y avait des chaises: il a choisi de s’asseoir comme ça, comme on ferait chez soi. Ça m’a plu, cette décontraction apparente.

Les bouteilles, à droite sur la photo, à l’esthétique pensée, sobre. Lire la suite

L’herbe coupée, et le vin avec*

herbe*mais le vin, on le coupe pas, hein

Il n’y a sans doute pas de plaisir équivalent à celui de savourer un bon bouquin avec un excellent verre de vin. Ou deux.

Encore faut-il bien les choisir. Pour le vin, ceux qui lisent régulièrement ce blog sont tout à fait armés pour en dégoter. Un bon bouquin, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval (essayez plutôt en librairie), un très bon bouquin, c’est rare et un excellent, encore plus.

J’en tiens un. Oui, parmi la foultitude de parutions, de machins brochés et de parpaings poussifs, une pépite.  Lire la suite