2017, nous voilà !

vini

Pourquoi cette photo d’illustration? Et bien, parce que nous sommes en 2017, ça y est on a survécu (pensées aux Michel), et qu’il est d’usage de tirer un bilan de l’année écoulée avant de plonger dans la suivante. Lire la suite

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Ma semaine en clichés (2)

Le resto de la semaine:

Après une journée de balade, nous arrivons à Durbuy. Et nous posons au bord de l’eau, à la taverne 1331. Nous commandons nos plats, du vin, et un apéro. Nous le sirotons tranquilles trois minutes environ: c’est là qu’on nous amène nos assiettes – sans accompagnement de pain, d’ailleurs – au lance-pierre. Aucune excuse « vous n’avez pas fini l’apéro? ». Aucun empressement à au moins s’occuper du vin commandé. Souhaitions-nous de l’eau, peut-être? On ne nous l’a pas demandé. Et on n’a pas eu l’occasion de le faire, les serveurs disparaissant mystérieusement après être passés à notre table. La bouteille de vin, commandée à l’apéro, est  arrivée alors que nous finissions nos truites. Décidés à ne pas nous énerver, puisqu’il faisait si beau, nous envisagions de finir le vin tranquille, puis de commander un dessert. Les trente minutes – au bas mot – d’attente pour débarrasser nos assiettes, puis la disparition de tous serveurs (donc impossible de passer commande du moindre dessert) nous a découragé. Point d’orgue? Nous avons du nous lever pour aller chercher un serveur en salle afin de régler l’addition. Plats corrects, mais service qui fait plouf. Ballot, quand on est au bord de l’eau.

Taverne 1331

Rue du Comte Theodule d’Ursel 14

6940 Durbuy

Le chenin de la semaine:

saven

Comme quoi, tout n’est pas tout blanc tout n’est pas tout noir: bu à l’adresse au-dessus, ce très joli chenin à pleine maturité, pile à la bonne température (sûrement pas fait exprès). Le nez te bourre le pif de poire et de safran, avec un côté légèrement oriental. Puis la bouche reprend un peu de tenue, plus fruit, moins d’épices, et une finale clapante. 2007 n’étant pas l’année la plus dégueu qui soit pour ce genre de vins, mais ça n’explique pas tout.

Le test de la semaine:

tomates

Je n’avais jamais fait de tomates confites, bien que grande fan de ce genre de grignotes. Et c’est super simple:  on coupe en 4 les tomates (plus ou moins de la même taille), on enlève le trognon (?!), on épépine avec les doigts. On place face bombée contre la plaque du four, huilée. On saupoudre de sel, de sucre, et d’huile + les épices que l’on souhaite (romarin, sauge, basilic, ail haché… moi j’ai mis du thym et une feuille de laurier) => au four à 100° pendant au moins 5h, 6h si les tomates sont grosses. On laisse refroidir puis on met en bocal (préalablement bouilli 5 min, puis refroidi) et on couvre de ce qui reste d’huile de cuisson + huile d’olive. C’est prêt! Je réfléchis à en faire une prochaine fois aromatisées au gingembre. Ma passion coupable.

Le malbec  de la semaine:

cahors

C’est du malbec, certes, mais c’est avant tout un super cahors. Remettre l’église au milieu du village, et l’AOP à sa juste place. Ceci dit, le vin, c’est aussi fait pour être bu, sans chichis, parce qu’il y en a marre des salamalecs. Parce qu’on a beau faire toute la comm’ qu’on veut, le dernier qui a parlé c’est le vigneron, et c’est lui qui a raison. C’est du chouette vin d’appellation, ça ne coûte pas dix balles, c’est juteux à souhait, déclinaison de cerises noires et de mûres. Et moi j’dis, quand je lis tout ce que je lis,  la grande sagesse c’est: la fermer, et reprendre un verre de ça!

La syrah de la semaine:

cayas

On parle trop peu des vins suisses. On dit rarement leur grande originalité, leur finesse et leurs cépages parfois très étonnants. Ici, ce n’est pas le raisin qui fait l’OVNI, puisqu’il s’agit d’une syrah, une habituée des bonheurs divers, mais le vin en lui-même. Riche, velouté, presque caractériel: ce jeune freluquet a besoin d’un bon coup de carafe sur le pif pour se discipliner, pour faire fondre ses dernières résistances. Car une dizaine d’années de cave ne l’a pas assagi, il est fougueux, comme un étalon. Sa robe sombre et  son nez annoncent la couleur, sa bouche est poivrée, le fruit derrière se fait prier, puis apparait, mordant. Très belle syrah, pas besoin de tortiller du cul pour admettre ça.

VDV #78: Peau(x) !

Et pan! Peau!

C’est le thème VDV de ce mois de septembre.  La, les peaux. De raisin, de zob, de balle, peau de chagrin, peau de lait, d’albâtre ou d’ébène: les expressions et qualificatifs ne manquent pas, et permettent de mêler le vin et les mots.

Parlez-moi donc de ces peaux usées, burinées, des mains, des pieds, du hâle des vigneron(ne)s. De celles de ces baies épaisses ou diaphanes, qui contiendront -peut-être- l’essence du vin. De la peau en vinification?  Des ces vins que vous buvez à fleur-de-peau, de ceux qui vous tannent, de ceux qui vous donnent la peau velours. De ceux qui en sont presque une seconde. Parlez-moi de ces minutes-là, de ce que ça fait à votre peau, juste avant la chair. Mettez-vous dans la peau d’un personnage du vin, pourquoi pas? Osez, écrivez, racontez: vos mues, vos transformations, vos peaux diverses et vivantes. Il n’y a que les morts qui ont tous la même peau, pas vrai Boris?

On peut donc partir dans plusieurs directions, j’en ai pris trois.  Lire la suite

Des couilles et du S&X

wpid-img_20150821_223926.jpg« Hé mais les bouteilles que tu goûtes, tu les choisis avec combien de grammes dans le sang » me fis-je héler par un vigneron sudiste dont – parce que je suis une gentille fille- je préserverai l’anonymat.

Le gaillard s’avisait de mon alcoolisme latent après que j’eus partagé successivement des « couilles d’âne » et puis un « lapin de Noël ». Hors contexte, ça peut troubler. Les coupables, les voici: Lire la suite

Hummer de mai: j’écris ce qui me plait

Ce billet d’humour et d’humeur va être complètement décousu (de fil blanc). Je pose en vrac mes idées là, pour pas qu’elles se barrent à Kouda. 

Je regardais ces petites meufs, iphones à la main, selfiant à tour de bras, gloussant pour les beaux yeux d’un Kevin ou d’un Kendji, dans leurs jeans savamment troués. Comme un réflexe m’est venu: « Pfff, je portais les mêmes à 15 ans » avant de me souvenir que ma mère m’avait dit exactement pareil à cette époque. Rien ne change au fond, on évolue, le mascara quand il coule s’enfonce un peu dans les rides, on continue à glousser pour les beaux yeux d’un Laurent ou d’un Thierry, sauf qu’on ne porte plus de jeans troué.

Le temps passe. Le temps file. Le temps fait tout: il apaise, rassure, colle une furieuse part de doute aussi: comment je serai dans cinq ans, dans dix ? Lire la suite

L’Hummer du Premier samedi de l’Année*

Caption #1

*en vous la souhaitant bonne

2015 est déjà là, et moi sonnée. La fin d’année fut… épique on dira. Fatigue, pression, fou-rires parfois nerveux, parfois ultra-communicatifs, les derniers jours de l’an sont des montagnes russes au boulot. De la difficulté d’être toujours disponible, pédago, souriante. Parce que si l’on a les habitués, cette période particulière est aussi celle de ceux qui ne poussent que très rarement ou jamais la porte d’un caviste. Ils arrivent avec des idées, parfois des a priori, et c’est à nous à expliquer, à redire, qu’on n’est pas forcément plus chers, qu’il faut se laisser guider, que demander un conseil n’a rien de péjoratif, c’est notre taf. Lire la suite

Vini Birre Ribelli, en express

wpid-dsc_6383.jpgHier déjà avait lieu et  aujourd’hui se tient encore le salon Vins et bières rebelles à Bruxelles. Une première pour salon qui veut rassembler le meilleur du vin nature, bio, rebelle. wpid-img_20141207_183606.jpg Patrick est une partie de l’organisation: hier on le sentait stressé même si la foule se pressant derrière le stands montre  que cette portée sur les fonds baptismaux s’est plutôt très bien déroulée.

Pour cause d’emploi du temps surchargé je n’y ai fait qu’un bref saut mais voici les choses vues et bues dont quelques coups de coeur.

On entame avec Skerk, vin du Frioul qui comme chacun sait se situe dans le Nord de l’italie. wpid-dsc_6377.jpgLes blancs sont vins de macération (deux mois durant) ce qui leur donne un goût tout à fait particulier.  J’ai aimé la malvasia, mais le coup de coeur va à l’assemblage où le pinot grigio se fait séducteur.  Vin rouge en dessous des blancs.

wpid-img_20141207_182854.jpgLe temps de faire la bise à Philippe, le tenancier géant du Lieu du vin et … ha oui, on a beau être dans un salon belge, y a du frenchie en masse.  Les parisiens Antonin et madame, la ligérienne Eva et monsieur, Antoine le dealer de vin et sa compagne, on dégotte même du blogueur jurassique en pleine forme et conférence. wpid-dsc_6410-1.jpg Mais zou, on enchaîne sur la plus belle découverte du salon.  

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Tous les vins, chez Elio Sandri, que ce soit l’assemblage des trois cépages rouges, ceux vinifiés séparément, tous sont remarquablement construits.  Frais, plein de fruits, gourmands pour reprendre une expression mode.  Le barolo 2007, avec son côté un peu retour en forêt d’automne, son fruit discret mais juste ce qu’il faut et sa finale longue achèvent de me convaincre. « On prend le temps de sortir les barolos quand on peut les boire ». Mettez-m’en un magnum ou deux!

Plus loin,  la Morandina présente deux barbera d’asti, l’un en cuve inox, l’autre passé en fûts. wpid-dsc_6403.jpgBien foutus, ma préférence va au premier, pour le joli fruit.  La surprise viendra d’un muscat pétillant à 5 degrés, chouette comme tout pour les apéros d’été (oui c’est encore loin mais soyons prévoyants).

Toujours en Italie, grand sud, un tout petit monsieur âgé présente trois vins. Le premier, en assemblage de negro amaro et malvasia nera est un concentré d’olives noire.  Le parfum, le goût et même le gras du vin tout rappelle la perle noire.  Fou.  Mon gros crush va au primitivo, du même monsieur.wpid-dsc_6401.jpg  C’est exactement le vin dont on imagine les raisins en plongeant le nez dans le verre. Cuits par le soleil, rôtis, c’est délicieux et suave. Elle avait un joli nom mon guiiiiiiiideuh.

Je vous ai dit que ça regorgeait de français ? Goûté avec plaisir les chinon du domaine de l’R, adoré Cornelie 2008 en haut-médoc,  loupé France Gonzalves en beaujo, qui chaque fois que j’y suis passée était absente du stand…

Le français est parfois culotté, on le sait. Il faut ça, pour venir présenter de la bière française sur un salon belge, non ? Le défi m’effraie pas Pierre et Laurence.

wpid-dsc_6390.jpgSouriants et détendus, avec Noisette le bichon, ils présentent Étienne, une bière d’apero et Océane.  La première est plaisante, mais c’est surtout la seconde qui récolte mon vote.  Aromatisée au gingembre, cette bière en biodynamie est très équilibrée, ni lourde ni piquante comme on pourrait le craindre.  Tout de suite, elle m’a donné envie de sushis, de sashimis, et de cuisine fine mais pleine de goût.  Bref, très très belle surprise.wpid-dsc_6388.jpg Si les français se mettent à faire de la bonne bière, où va le monde ? Il ne nous restera plus qu’à faire du bon vin. Ahem.

Grosse gamme chez Stéphano Belloti, des blancs au top, des rouges qui m’ont un peu moins botté (haha, oui, la Botte, tu es consterné lecteur, tu peux). Néanmoins, je retiens ceci.  Femme toute nue, et grand plaisir.  wpid-dsc_6419.jpg

Il était déjà temps pour moi de m’eclipser: trop court mais c’est la vie d’artiste.

Une dernière tronche pour la route, le François Adam, caviste-resto-comique de Papplevignes.wpid-img_15803302116555-1.jpg

On était bien, tintin.

Si vous avez un peu de temps, foncez donc sur ce salon. Sinon… ben il faudra attendre l’année prochaine.