Never mind the bojo!

*merci Remy, pour le titre

Ha, Novembre, ses premiers brouillards matinaux, son crachin, les trottoirs mouillés dans les villes tentaculaires, et son beaujolais nouveau. Paf !

Le beaujolais nouveau, porté au pinacle par certains, honni par d’autres, ne laisse jamais indifférent. C’est sûr.

C’est la semaine où, accessoirement je souffre -pas toujours en silence- tant le journaliste lambda s’en donne à cœur joie, à coup de micro-trottoir et d’interviews de comptoir à rabâcher des clichés mille fois éculés. On en écrit à son sujet, de kilomètres de commentaires, le plus souvent désagréables.

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Nespresso de la bouffe: c’est non!

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Automne-hiver 2015

J’aime manger. Plus que ça: j’aime la bouffe, la nourriture, le produit. J’aime sentir l’odeur des choses, apprécier leurs couleurs, leurs textures. J’aime choisir, imaginer comment je vais associer, mitonner, créer, m’inspirer de, refaire comme.

J’aime poigner dans la pâte à pain, j’aime mettre la main à la pâte, littéralement. D’abord – c’est quelque chose de très égoïste- parce que c’est éminemment sensuel. La première chose que je fais en cuisinant à la maison c’est ôter mes chaussures. Sentir le sol sous mes pieds, sans talons, sans rien entre carrelage et peau. Lire la suite

Le véritable Boulet de Liège*

*et contre toute attente: il ne s’agit pas de moi.

Pas de mystère: je tiens très fort à ma belgitude, et plus encore à mon côté liégeois. Car … et bien ça ne se raconte pas, ça se vit, c’est impalpable. Liège, c’est ma ville, mon coeur, mes racines, ma langue, mon accent. Liège, la cité ardente, les franchimontois, la citadelle, les potales d’Outremeuse, la fosse aux Lions, le Randaxhe… Le meilleur moyen de découvrir tout ça, c’est bien évidemment de venir: visiter le Carré, voir li Torè, boire un peket (ou quatre) au 15 août, faire la guindaille quoi. Lire la suite

T’as soif? Y a pas d’sushis *

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Home-made, t’as vu

*pardon

Le sushi: j’avoue, comme beaucoup de monde visiblement, je craque pour ces petites choses rondes et jolies. Evidemment, les maîtres-sushi les élèvent au rang d’oeuvres d’art, et sans doute n’avons nous accès en général qu’à une forme assez brute de ce qu’ils devraient être, mais lancez-moi la première boulette de riz si vous n’en mangez pas quand même.

Le sushi est devenu en très peu de temps un plat presque courant chez nous: maki, nigiri, temari sont des termes qu’on connait.

Non? Bref résumé: Lire la suite

Le sot terne, c’est fou!

Quand on commence à me connaitre un peu, on sait que deux choses me soûlent profondément: les gens qui font du bruit en mastiquant, et les débats sans fin du mondovino. Qu’y-a-t-il de plus chiant que deux pros du vin qui se foutent sur la gueule? Trois pros du vin qui se foutent sur la gueule. 
Mais, et c’est pour ça que je prends le clavier, le débat en cours depuis quelques jours me fait penser que peut-être, il y a quelque chose à en tirer.
Acte un: Nicolas poste cet article sur son blog.

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La crème du gratin*

*sous vos applaudissements

L’amour est une chose compliquée: bien sur, on pense à ses débuts. On se voit, on se plait, on se tourne autour. On hésite, et puis grande inspiration: on se lance!

Ah, le délicat objet de notre affection pourrait bien ne pas partager la délicieuse ardeur que l’on ressent, il pourrait d’un geste, d’un mot faire tout capoter.

Ce premier écueil évité, quand il/ elle a dit oui, nous nageons telles des écrevisses soules dans un bouillon de félicité. Cette phrase ne veut rien dire, c’est pas grave, je suis un artiste contemporain. Lire la suite

My bloody valentine*

*ben quoi?

J’aime beaucoup l’Italie. Hormis quand ils jouent comme des clettes au ballon rond, même si on n’a pas le droit de le dire. Comme on n’a pas le droit de dire non plus que les français ont quand même été favorisés pas mal par l’arbitrage.

Qui aime bien charrie bien.

Trêves de plaisanterie, sinon je sens que mon cher Ornithorynque va se fâcher, j’ai cru comprendre qu’elle n’aime guère les performances footballistiques.

J’aurais bien trop peur qu’elle ne me fume.

Alors que c’est tellement mieux de fumer de la mozzarella (quelle intro, quel talent, quelle percussion, mesdames messieurs). Lire la suite

Je suis ritale, et je le reste*

*et dans le verbe et dans le geste (ce qui fait tout de même beaucoup de personnes à vivre dans ma tête, si on compte la flamande et la wallonne).

C’est très frustrant d’être attachée à une cave, parfois. Remballez les images salaces, point de SM ici, mais un constat: avoir un magasin fixe, qui requiert ma douce et lumineuse présence, presque chaque jour de la semaine, c’est très frustrant parce que je ne peux pas faire tous les voyages dont je rêve. Dont l’Italie. Oh, j’en ai sûrement une vision un peu biaisée, un peu romantique échevelée, pleine de clichés et de vespa, d’oliviers et de gens qui gueulent pour un oui pour un non. Lire la suite