De profundis clamavi: lis ça, donc.

Le livre le plus rock de la rentrée?

D’Olif on connaît la plume trempée dans l’encre, virtuelle ou non (et pas ailleurs, qu’allez-vous imaginer?). On sait l’expertise du sieur en ce qui concerne les crus du Jura et d’ailleurs, et les coins à champignons. On ne l’ignore pas non plus, c’est un pratiquant de l’humour libre, et naturiste de surcroît. Autant de bonnes raisons qui,  à l’annonce de la sortie imminente d’un nouvel ouvrage du Jurassien, me faisaient trépigner: il me tardait de voir à quelle sauce il allait manger (quoi). Lire la suite

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Rousset-Peyraguey, l’ilot pirate

278Et un vigneron de plus à croquer ici. Une visite complètement imprévue, en réalité. Je ne voulais pas « charger » mon programme de vacances, laisser des plages de liberté pour les gosses.

Sauf que, d’où je logeais je n’étais qu’à 10 minutes de sauternes.

Tentant. Sans réfléchir trop, une évidence s’est imposée: sil y a un bonhomme à aller voir à Sauternes, c’est lui. Lire la suite

Dans quel état j’erre*

*billet philo, bonjour

J’ai goûté un tas de trucs de façon décousue, ces derniers temps, donc tout mettre dans un billet relève un peu de la gageure. Vous me connaissez, les défis j’adore ça. Allez hop. Cinq vins, cinq questions:

A Rotalier, n’y-a-t-il que Ganevat?

Ben non. Même si Ganevat est une valeur sûre, même s’il paraît que se procurer des bouteilles est super compliqué (au rythme où je vois passer des photos de bouteilles sur facebook, c’est-à-dire minimum 3 sur une semaine, soit j’ai des amis ultra-débrouillards ou très fan, ou bien ça l’est pas tant ou bien, autre possibilité, les buveurs « anti-conformistes » sont aussi buveurs d’étiquettes que les autres. Ceci est un gros troll velu, merci de le laisser en liberté). Lire la suite

Un beau bordal, des beaux bordeaux*

*le retour des titres de la honte

Ce billet va parler de bordeaux: ne vous enfuyez pas en courant, il ne sera plus question du livre-dont-on-ne-prononce-plus-le-nom (sous peine de se faire admonester par un camp ou l’autre, mon côté crypto-complotiste-de-droite enfin révélé, le monde a le droit de savoir, mais je préfère que ça reste entre nous) mais bien de vin.

Le vrai, le qui coule dans les verres et les gosiers, parce que zut, l’essence d’un blog vin ce n’est pas de disséquer les guerres intestines qui régissent le petit monde de la toile, en sus une fois qu’on y met le nez, c’est tout de même vachement moins plaisant que de déboucher une bonne bouteille de pif.

L’essence du blog vin, c’est de parler de vin(s). Lire la suite

Areni-que ta mère*

*la fatigue

Humeur du jour, bonjour.

Février est un mois affreux: il est petit, laid, biscornu et pourtant n’en finit pas. On aurait bien envie de printemps, de terrasse, de premiers rayons de soleil. Au contraire, il faut se ré-emmitoufler. Je plaid coupable: je suis une frileuse qui aime le froid, à petite dose parce que la nature s’endort, parce que ça fait du bien, de cocooner.

On peut ressortir ce genre de vieux machins rassérénant. Lire la suite

Meyer vs Faller, le match*

faller2*ha ben tiens, pas de jeu de mot, je dois couver un truc.

Ce qu’il y a donc, disais-je dans le précédent billet de très bien avec l’Alsace, c’est qu’on est sans cesse confrontés à ses propres clichés.  Manque de curiosité, paresse, ras-le-bol du passage obligé sur les belges-qui-sont-tellement-friands-d’Alsace et l’image qu’en donnent les restaurateurs, en tous cas ici: ha, les pinot noir glacés et oubliables des restos chinois (en aparté, cette histoire de rouge glacé, on en reparlera: je ne vous félicite pas les alsaciens), les gewurtz plein de sucres qu’on vous sert à l’apéro, en n’omettant pas de glisser une aspirine avec la note quand on est un peu pro.

J’exagère ?

Pas mon genre. Lire la suite

Naturel ou Naturae? *

*s’il y avait un choix à faire…

Tiens, c’est samedi matin: offrons nous une bonne tranche de LOL, comme disent les djeuns.

gb

Oh, du vin sans soufre ajouté et sans additif!

Bien.

Lisons plus loin: « vignes cultivées en lutte raisonnée ». Donc pas en bio. Encore moins en biodynamie.

Si j’approfondis ça veut donc dire qu’il n’y a pas d’additifs et pas de soufre, mais qu’en amont les vignes elles peuvent être traitées. Peut-être moins qu’en agriculture conventionnelle, mais tout de même. Y aurait pas comme une légère contradiction?On vous vend un vin « propre » puisque, allez soyons clairs, le consommateur lambda qui va lire « sans additif » le comprendra comme ça, mais dont les raisins eux ne le sont pas… Ça fait rêver.

Et le nom de ce vin?

Naturae. Comme, comme… Oui, bingo! Un nom qui évoque fortement la nature, les zoziaux, courir nus dans les champs, tout ça.

Utiliser ce terme sur une étiquette de pinard, ce n’est pas anodin…

Le nature est à la mode, même si c’est une niche (couché Médor).

Rappel là, de ce que c’est vraiment au juste.

Et j’en profite pour encore le marteler bien fort: un vin nature n’est pas toujours forcément exempt de soufre ajouté.

Ce serait bien de ne pas caricaturer, donc.

Bien qu’il n’existe pas encore un vrai statut protégé « vin nature » ou « naturel » il est utile de rappeler que TOUS les vignerons qui en font bien le font à partir de raisins vinifiés a minima en bio. Ce qui paraît tout de même logique: pour avoir un vin « propre » à l’arrivée, il est impératif que sa matière première soit propre au départ, non?

Continuons d’explorer cette contre et là,  logiquement vous êtes aussi morts de rire que moi: une date de péremption. Bon, concédons-lui un petit quelque chose: c’est plutôt une date de préférence de consommation. Soit. Mais donc, que risque-t-on si on boit ce vin le 1 août 2014? La mort lente par asphyxie? Je sais pas, hein je me pose la question.

Notons que si on voulait faire du mauvais esprit, pousser les gens à consommer rapidos, c’est aussi les obliger à  en racheter régulièrement. Malin.

Serait-ce uniquement  marketing? Allons bon, Gégé  (pas celui qui a des problèmes de continence, l’autre)serait-il aussi cynique?

Ai-je besoin de préciser que ces vins (on est loin de la prod artisanale, plusieurs centaines de milliers de quilles) sont destinés à garnir les linéaires de vos grandes surfaces préférées?

Je laisse chacun tirer ses conclusions.