Sous les pavés, la vigne … et l’amour dans l’air *

Ceci est du muscat, prenez et buvez en tous!

*on n’est pas des hippies mais presque.

Sous vos yeux ébahis, me revoici à poster un article. Oui, je sais, ça fait longtemps, je vous délaisse, je vous néglige.

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Vini Birre Ribelli, en express

wpid-dsc_6383.jpgHier déjà avait lieu et  aujourd’hui se tient encore le salon Vins et bières rebelles à Bruxelles. Une première pour salon qui veut rassembler le meilleur du vin nature, bio, rebelle. wpid-img_20141207_183606.jpg Patrick est une partie de l’organisation: hier on le sentait stressé même si la foule se pressant derrière le stands montre  que cette portée sur les fonds baptismaux s’est plutôt très bien déroulée.

Pour cause d’emploi du temps surchargé je n’y ai fait qu’un bref saut mais voici les choses vues et bues dont quelques coups de coeur.

On entame avec Skerk, vin du Frioul qui comme chacun sait se situe dans le Nord de l’italie. wpid-dsc_6377.jpgLes blancs sont vins de macération (deux mois durant) ce qui leur donne un goût tout à fait particulier.  J’ai aimé la malvasia, mais le coup de coeur va à l’assemblage où le pinot grigio se fait séducteur.  Vin rouge en dessous des blancs.

wpid-img_20141207_182854.jpgLe temps de faire la bise à Philippe, le tenancier géant du Lieu du vin et … ha oui, on a beau être dans un salon belge, y a du frenchie en masse.  Les parisiens Antonin et madame, la ligérienne Eva et monsieur, Antoine le dealer de vin et sa compagne, on dégotte même du blogueur jurassique en pleine forme et conférence. wpid-dsc_6410-1.jpg Mais zou, on enchaîne sur la plus belle découverte du salon.  

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Tous les vins, chez Elio Sandri, que ce soit l’assemblage des trois cépages rouges, ceux vinifiés séparément, tous sont remarquablement construits.  Frais, plein de fruits, gourmands pour reprendre une expression mode.  Le barolo 2007, avec son côté un peu retour en forêt d’automne, son fruit discret mais juste ce qu’il faut et sa finale longue achèvent de me convaincre. « On prend le temps de sortir les barolos quand on peut les boire ». Mettez-m’en un magnum ou deux!

Plus loin,  la Morandina présente deux barbera d’asti, l’un en cuve inox, l’autre passé en fûts. wpid-dsc_6403.jpgBien foutus, ma préférence va au premier, pour le joli fruit.  La surprise viendra d’un muscat pétillant à 5 degrés, chouette comme tout pour les apéros d’été (oui c’est encore loin mais soyons prévoyants).

Toujours en Italie, grand sud, un tout petit monsieur âgé présente trois vins. Le premier, en assemblage de negro amaro et malvasia nera est un concentré d’olives noire.  Le parfum, le goût et même le gras du vin tout rappelle la perle noire.  Fou.  Mon gros crush va au primitivo, du même monsieur.wpid-dsc_6401.jpg  C’est exactement le vin dont on imagine les raisins en plongeant le nez dans le verre. Cuits par le soleil, rôtis, c’est délicieux et suave. Elle avait un joli nom mon guiiiiiiiideuh.

Je vous ai dit que ça regorgeait de français ? Goûté avec plaisir les chinon du domaine de l’R, adoré Cornelie 2008 en haut-médoc,  loupé France Gonzalves en beaujo, qui chaque fois que j’y suis passée était absente du stand…

Le français est parfois culotté, on le sait. Il faut ça, pour venir présenter de la bière française sur un salon belge, non ? Le défi m’effraie pas Pierre et Laurence.

wpid-dsc_6390.jpgSouriants et détendus, avec Noisette le bichon, ils présentent Étienne, une bière d’apero et Océane.  La première est plaisante, mais c’est surtout la seconde qui récolte mon vote.  Aromatisée au gingembre, cette bière en biodynamie est très équilibrée, ni lourde ni piquante comme on pourrait le craindre.  Tout de suite, elle m’a donné envie de sushis, de sashimis, et de cuisine fine mais pleine de goût.  Bref, très très belle surprise.wpid-dsc_6388.jpg Si les français se mettent à faire de la bonne bière, où va le monde ? Il ne nous restera plus qu’à faire du bon vin. Ahem.

Grosse gamme chez Stéphano Belloti, des blancs au top, des rouges qui m’ont un peu moins botté (haha, oui, la Botte, tu es consterné lecteur, tu peux). Néanmoins, je retiens ceci.  Femme toute nue, et grand plaisir.  wpid-dsc_6419.jpg

Il était déjà temps pour moi de m’eclipser: trop court mais c’est la vie d’artiste.

Une dernière tronche pour la route, le François Adam, caviste-resto-comique de Papplevignes.wpid-img_15803302116555-1.jpg

On était bien, tintin.

Si vous avez un peu de temps, foncez donc sur ce salon. Sinon… ben il faudra attendre l’année prochaine.

Les portes de la (g)Loire #4

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Le joli château de Brézé

Suite et fin de ma virée Loire. Il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte. Même à regrets. Parce que oui, des gens passionnés j’en ai rencontré un paquet sur peu de jours. Aussi bien du côté de la vigne que du comptoir, ou simplement derrière les verres. La grande communauté des gens du vin, réunie, même si on n’est pas toujours d’accord a ceci de formidable qu’on s’y sent toujours accueilli. Quitte à s’étriper parfois (enfin, au sens littéral, on n’est pas des sauvages). Lire la suite

Les portes de la (g)Loire #1 *

022

Verre qui a beaucoup souffert

*belgitude, quand tu nous tiens

Comment on résume quatre jours de dégustation? Difficilement. Parce qu’on (mon acolyte et moi même) a goûté roots: des blancs, puis des rouges, des blancs à nouveau, des moelleux, des Loire, des pas Loire, des soufrés, des sans, des qui font souffrir (heureusement, assez peu)…

Donc, on reprend jour par jour, on fait le listing puis on secoue bien et on remet dans l’ordre. Pour que ce soit plus simple, j’ai entrepris de reclasser les vins dans leurs régions respectives même si je ne les ai pas goûté forcément au même endroit. Vu la masse de vins dégustés, on va se la jouer cool, en plusieurs billets, histoire de ne pas vous infliger un seul long et unique pensum indigeste. Lire la suite

Tous les chenins mènent en Loire*

*j’ai honte, mais la honte c’est bon.

Encore trois dodos et on y est!

Où ça? En Loire, pardi. Pour le salon des vins de Loire, et ses nombreux « off ».

Cinq jours, entiers, plongée dans le pinard jusqu’au cou. Des blancs, des rouges, effervescents, des ligériens et pas que, des rosés, des sans soufre, des conventionnels, des vins de coop et d’artisans, du vin partout partout partout. A mille et un visages. Lire la suite