Sexual healings*

« Champagne facials » Faut-il vraiment que je commente?

*Marvin pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font

Aujourd’hui, parlons cul.

Oui, carrément.

Allez, osons et écrivons sur le sexe, l’orgasme, les bites, les vagins, le plaisir simulé ou non, les anatomies, la mouille, la bandaison, la demi-molle et toutes ses variantes.

Ne soyez ni choqués, ni interloqués: vous devez être un peu blasés, à force d’en voir défiler partout non, des sexes au garde-à-vous?

A force de libérer la parole sur le cul, à force d’entretenir les femmes et les hommes via magazines et pubs en tous genre des bienfaits du sexe, est arrivé ce qui devait arriver: il sert à vendre tout et n’importe quoi, jusqu’à l’indigestion.

Tout doit être sexuel. Connoté. Bien mouillé ou bien dur selon les aspirations.

Le drame du siècle, c’est qu’il faut jouir et gare aux femmes qui ne connaitraient pas l’orgasme multiple ou aux hommes qui banderaient mous.

Mais la solution existe:

GuideRestosVoir2014

Projeter tous les fantasmes sur la bouffe.

Ha le mauvais goût de cette pub… J »avoue que je frise l’indigestion mais qui suis-je pour juger de l’esthétique d’une huitre et de la comparaison opportune à une vulve, ou non? Tous les goûts sont dans la nature, tous les goûts sont dans ma nature qu’il nous susurrait, Jacques.  Ça vous remue dans vos slips? Parlons-en, et reprenons un peu d’huitres toujours (décidément…)

Le problème de la pub, c’est exactement comme pour le cul: faut que ce soit bien dosé et ça demande du doigté.

Je n’ai aucun problème à voir la corrélation évidente entre les plaisirs de bouche et ceux de la chair. Oh non.

Combien de jolis repas n’ont pas trouvé une prolongation évidente sous la couette?

Combien de chouettes jus n’ont pas fait naitre quantités d’idées lubriques? (et de bébés quelques mois plus tard, ahem).

Avec un verre de vin, et une assiette alléchante on se détend. On prend des libertés de vocabulaire, la langue claque plus facilement sur le palais, les yeux brillent, les pupilles se dilatent, les joues rosissent, la peau devient plus réceptive et on salive. Exactement les mêmes phénomènes que l’excitation sexuelle. Pas pour rien qu’on emmène le/la personne convoité(e) au resto, vive la confusion des désirs et plaisirs ultérieurs.

Bien évidemment que sexe et nourriture sont indissociables: ils n’ont pas juste cette fonction essentielle de maintenir en vie, de perpétuer l’espèce mais ils amènent du plaisir.

Parler de vin s’avère très proche de parler de cul: y a les préliminaires, respirer humer avant le moindre contact. Puis justement ce contact, la surprise de la température de la texture de la douceur ou non. Une fois mis en bouche, on savoure. Jusqu’à la dernière goutte. On en redemande, parfois.

Pour autant, faut-il en faire étalage?

Il y a une grosse différence entre célébration du plaisir et vulgarité beauf.

Et je dis pas ça parce que j’adore le pinard, mais clairement y en a peut-être une qui fait plus envie que l’autre non, dans ces deux images?

morteau

Un peu de retenue, un peu d’ombre pudique ne ferait pas de mal. De subtilité.

Vive l’érotisme.

Une jarretelle qui claque
dans la tête comme une paire de claques

Conserver du mystère, accepter aussi que ça ne marche pas toujours. Foutre la paix aux gens sur leurs goûts ou dégoûts, et ne pas leur coller de pression sur la jouissance obligatoire.  Les chefs de cuisine sont devenus des rocks stars, garçons sexys et tatoués que les midinettes en chaleur et les ménagères aux âges variables rêveraient de se taper sur le plan de travail.

Quand ils font monter les blancs d’œufs, ce sont les téléspectateurs/trices qui se pâment.

La pâte à pain malaxée par leurs mains manucurées et ce sont des dizaines de paires de seins qui s’érigent.

Quand ils troussent la volaille, y aurait des cuisses qui s’ouvriraient ostensiblement que ça m’étonnerait même pas.

Les vignerons, même les vignerons deviennent ces garçons sexys qui ont un tel rapport sensuel à la terre que forcément au pieu ça doit être quelque chose.Un mec qui passe son temps près de jus tièdes, à caresser des douelles ça te libère l’imaginaire.

Je ne me fais plus trop d’illusions, cela dit. Depuis que j’ai vu apparaitre successivement les mots métrosexuels (qui n’est pas un monsieur qui baise dans le métro, non), gastrosexuel (rien à voir avec le transit, mais bien avec le sujet qui nous occupe, les mains. Ha), et même sexygénaire. Je prends deux secondes pour ce dernier, comme il est récent: le sexygénaire est un mot formé par la contraction de « sexy » et de « sexagénaire ». Nous sommes donc heureux d’apprendre que nos amies les personnes âgées ont visiblement encore du sex-appeal et la vie sexuelle qui va avec. Nous qui pensions qu’à ces âges avancés regarder « questions pour un champion » en buvant une tisane était le climax de leurs jouissances, ouf ! Heureusement qu’on a inventé un mot pour nous rassurer, dites-donc!

Absurde? Stupide? Merdique?

Je vous le fais pas dire.

Instrumentaliser le sexe pour vendre la bouffe ou le vin et vice versa, ça me gave.

Et quand je suis gavée, j’ai plus envie. Je ne bande plus, voilà.

Arrêtez de nous prendre pour des cons. Oui, dans les deux sens du terme.

Dernière minute, allez-lire ça. Analyse plus poussée et plus digitale, on n’a pas tous les mêmes méthodes pour obtenir le même résultat. Hinhin.

Pour se dé-stresser, écoutons cette perle sur laquelle je suis retombée ce matin. Non, ne me demandez pas où je vais chercher tout ça.

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Vin au féminin: mes couilles, oui*

*la vulgarité, ce sont elles qui ont commencé

Une énième initiative « pour les femmes » ce matin. Fabienne attire mon attention sur le tenue de « Vins au Féminin » un trophée visant à récompenser les vins de femmes, par les femmes, pour les femmes. Je n’avais pas beaucoup d’espoir sur l’intelligence et la pertinence de ce type d’organisation. Mais ça a dépassé toutes mes espérances. Jugez plutôt de la gueule de la fiche de dégustation proposées aux « Girls only ».

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B.I.B !

Je sais pas pourquoi, je trouvais ça puissamment sexy.

Aujourd’hui j’avais envie de parler de choses sérieuses: on ne contrarie pas les envies de femme enceinte, c’est comme ça. Serrez les dents, et attendez que ça passe donc.

Il y a quelque jours, sur facebook, j’ai vu passer une infographie marketing sur le pinard.

Rien que le mot infographie me file des boutons, habituellement, et le mot marketing m’irrite tout autant. Mais j’ai aussi mes côtés psychopathe de l’info, même si ça va me faire mal, faut que je dissèque. Lire la suite

50 shades of wine*

Avertissement: ce billet risque de contenir du vocabulaire explicite, voire des propos qui pourraient choquer les moralisateurs rigoristes. Mineurs et autres âmes sensibles sont priés de fermer l’onglet, merci.

*huhu, pardon.

Les accords mets-vins, tout le monde en fait, c’est super mainstream. Les accords musique-vins, déjà dépassés, qu’on préfère la flûte ou la basse. Mais n’oublie-t-on pas un accord* essentiel, pour ne pas dire fondamental?
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