Quand la sève monte … *

* J’ai même pas honte

S’il y a bien une constante chez moi, c’est que j’ai toujours aimé écrire. Pas (que) pour la sensation physique de créer quelque chose à partir de rien, mais aussi pour avancer, expliquer, décrire, exorciser, faire marrer ou plus simplement analyser des choses que j’ai du mal à disséquer quand elles ne sont que des pensées désorganisées.  Ecrire m’a permis de mieux comprendre ce qui m’entourait: à tel point même que j’ai réussi à en faire un second métier, et ça, on ne va pas se mentir c’est de la balle. Lire la suite

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Alsace, 3 coups de cœur

Gros besoin d’une mise au vert, de tout couper, internet, téléphone, sollicitations diverses… De l’air, du bon, du beau! C’est donc naturellement que notre « retraite » nous a conduit (encore) en Alsace: parce qu’on y mange bien, boit bien, les paysages sont superbes, les gens chouettes, … Bref, c’est l’Alsace quoi.

Je vous la fais courte: voici 3 coups de coeur. Pour lire l’Alsace en plus long et pas moins large, allez donc faire un tour ici ou là .

Manger à midi, super bien, pour 15 €? 

J’en ai déjà parlé ici, Am Lindeplatzle vaut vraiment le détour: assiettes intelligentes, généreuses, précises, service au poil, et carte des vins maline elle aussi. Atout supplémentaire: la possibilité de manger plat ou menu du jour à des sommes très modiques considérant la qualité de ce qu’il y a dans l’assiette. Ce jour là, une entrée légère et parfumée avant un plat consistant qui pour une fois, porte bien son nom. Un café, et l’affaire était faite!

L’entrée; une tarte potimarron aux épices, chorizo, salade de mâche aussi belle que bonne

Am Lindenplatzel
Adresse : 71 Rue Principale, 67140 Mittelbergheim, France
Téléphone : +33 3 88 08 10 69

 Faire du hors-piste, ça peut payer

A Mittelbergheim, on compte plus d’un·e vigneron·ne sacrément doué·e: c’est par un concours de circonstances que nous fîmes connaissance d’André. Avec un R, qui veut dire Rohrer. Nous goûtions avec délice son hors-piste, au restaurant sus-cité. Et il se trouve que lui s’y sustentait. Trêve d’allitérations, Rohrer fait bon, bio bien sûr, et plein de personnalité. Une paire d’heures en sa compagnie, quelques vins dégustés, l’évocation du fiston qui suit les pas du pater: y a de quoi donner soif.

Des jolis jus, pleins, ronds, avec des finales précises, y a pas grand chose à jeter, même si j’avoue un faible pour ce sacré pinot noir.

Domaine André Rohrer
Adresse : 22 Rue des Vosges, 67140 Mittelbergheim
Téléphone: 03 88 08 97 23

Prendre son temps, selon la saison

C’est par hasard (et pas rasés) que nous avons poussé la porte du restaurant « le temps des saisons ». Une devanture guère engageante, certes, en bord de route pas folichonne; ça n’avait franchement pas de quoi émerveiller. Une fois à l’intérieur, c’est une autre histoire: salle confortable et gaie, service affable et souriant, et surtout, le meilleur plat de poisson mangé depuis longtemps.

Enfin, enfin, un poisson un peu travaillé, hors du rôti/ sauté/ bouilli + sauce insipide. Fondant, moelleux, croquant, goûteux… Ça, c’est cuisiner! En prime, des plats enfants à la hauteur, même si gourmandise oblige, lesdits volatiles ont bien tenté de nous piquer nos œufs, preuve en est. Il faut dire que le colonnata est un vrai attrape-gourmets.

On souligne aussi la pertinence de la carte des vins, où ce chardonnay impeccable ne nous a pas longtemps fait de l’œil.

davAussitôt vu, presqu’aussitôt bu, avec le poisson, il faisait la Paire.*

Restaurant le temps des Saisons
Adresse: 101 route de Saverne – 67205 Oberhausbergen
Téléphone: 03 88 56 29 30

 

Bref, notez ces adresses dans vos calepins.
Et si le cœur vous en dit, poussez donc le bouchon en Alsace, on y est toujours bien.

*Romain Paire, du domaine des Pothiers, en côtes-roannaises

 

2018: me voilà

pexels-photo-785171.jpegJe me rends compte avec horreur (bon, ok, c’est pour y mettre un peu d’emphase, plutôt avec étonnement) que je n’ai pas mis les pieds (les doigts?) sur ce blog depuis le début de l’année. Je n’ai donc pu – tradition oblige – vous souhaiter toutes les bonnes choses qu’on se souhaite en ce début d’année. Evidemment, c’est le temps qui court (qui nous rend sérieux) le responsable: à peine ai-je le temps en ce moment d’avaler un sandwich en quatrième vitesse devant un écran, pour gagner quelques précieuses minutes et ainsi arriver à terminer mes journées en ayant coché toutes les cases de mes to-do lists.  Lire la suite

Un guide des vins vegan et végétaliens

Il est – sur les réseaux sociaux – une posture assez fréquente qui est de critiquer pour le simple plaisir de critiquer, en appelant « idéologie » ce qu’on défonce et surtout (et c’est là mon régal) sans avoir lu une ligne de l’article, voire du livre incriminé. La mauvaise foi n’a jamais tué personne certes, me direz-vous, et vous n’aurez sûrement pas tort.

Pas de ça ici: j’ai lu le Guide Brachet de la première à la dernière page. Lire la suite

Déméter, encore une femme du Vin?

Autre parution de cette rentrée littéraire, à la même maison d’édition que le « (mal) traité de dégustation » d’Olif, voici le  « Précis à l’usage de ceux qui pensent que Déméter n’est qu’une déesse grecque ».

Passées les considérations pratiques  – boudiou quelle idée de faire un titre aussi long sur un si petit bouquin – que contient-il? Lire la suite

De profundis clamavi: lis ça, donc.

Le livre le plus rock de la rentrée?

D’Olif on connaît la plume trempée dans l’encre, virtuelle ou non (et pas ailleurs, qu’allez-vous imaginer?). On sait l’expertise du sieur en ce qui concerne les crus du Jura et d’ailleurs, et les coins à champignons. On ne l’ignore pas non plus, c’est un pratiquant de l’humour libre, et naturiste de surcroît. Autant de bonnes raisons qui,  à l’annonce de la sortie imminente d’un nouvel ouvrage du Jurassien, me faisaient trépigner: il me tardait de voir à quelle sauce il allait manger (quoi). Lire la suite

L’invisible: un docu inratable

« L’essentiel est invisible pour les yeux ». Décidément, on ne se quitte plus Saint-Ex et moi. Trêve de billevesées: cette citation illustre un film-documentaire que j’ai eu la chance de visionner il y a quelques jours, bien calée dans mon canapé.


Écouteurs sur les oreilles, après trois minutes, j’étais happée. Il faut dire que le propos m’intéresse: l’Alsace (je vous ai déjà soûlé avec l’Alsace, ses paysages magnifiques, ses vigneron.ne.s fantastiques, ses vins, ses spätzles, ses fromages, ses gens? Non hein). Mais l’Alsace, seul, c’est un peu court même si c’est long, surtout à pied: le parti pris ici est de parler de ce qui ne se voit pas, et qui fait la magie des vins, cette espèce de vibration, d’émotion, on dit bien comme on veut, qui donne un caractère spécial et tout à fait unique à chaque pinard. Lire la suite

Prendre du temps…

Je réécoute beaucoup Dire Straits en ce moment. J’utilise à dessein « réécouter », car d’une part je l’ai beaucoup fait (merci la culture musicale familiale, éclectique et foutraque mais qui m’a filé de sacrées bases), de l’autre on ne peut pas juste « entendre » Dire Straits à la radio, par hasard. On ne peut pas, pour la simple et bonne raison que Dire Straits ne passe quasiment plus en radio. Trop longs, les morceaux? Sans doute une question d’époque. Tout doit aller vite, être efficace, formaté, court. Alors tu parles si on a le temps de se fader des solos de guitare. Rentable, droit au but. Lire la suite

Proust, et la musique du pif

J’étais une grande lectrice. Petite, je lisais partout: dans mon lit au réveil, en avalant mes céréales, sur la route de l’école (en marchant, oui, combien de fois fus-je tirée, arrachée d’une page par le bruit strident d’un klaxon. Hé ho, c’est qui ce con qui me coupe en plein exploit chevaleresque). Je lisais dans la cour de l’école, à part, isolée sous un arbre ou les fesses calées sur un banc dur. Je lisais tout ce qui me tombait entre les mains. Lectures imposées de l’école, livres de la bibliothèque, où je fouinais, tous les après-midi, à la recherche de n’importe quoi de nouveau et d’excitant, les poche trouvés pour 10 francs sur une brocante, achetés par dix. Les vieux bouquins de ma mère, Hauts de hurle vent et autres classiques cornés. Les Club des 5, puis plus tard les Barbara Cartland et les San Antonio de ma mamie. Puis, il y a eu Marcel. 

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