Prendre du temps…

Je réécoute beaucoup Dire Straits en ce moment. J’utilise à dessein « réécouter », car d’une part je l’ai beaucoup fait (merci la culture musicale familiale, éclectique et foutraque mais qui m’a filé de sacrées bases), de l’autre on ne peut pas juste « entendre » Dire Straits à la radio, par hasard. On ne peut pas, pour la simple et bonne raison que Dire Straits ne passe quasiment plus en radio. Trop longs, les morceaux? Sans doute une question d’époque. Tout doit aller vite, être efficace, formaté, court. Alors tu parles si on a le temps de se fader des solos de guitare. Rentable, droit au but. Lire la suite

Proust, et la musique du pif

J’étais une grande lectrice. Petite, je lisais partout: dans mon lit au réveil, en avalant mes céréales, sur la route de l’école (en marchant, oui, combien de fois fus-je tirée, arrachée d’une page par le bruit strident d’un klaxon. Hé ho, c’est qui ce con qui me coupe en plein exploit chevaleresque). Je lisais dans la cour de l’école, à part, isolée sous un arbre ou les fesses calées sur un banc dur. Je lisais tout ce qui me tombait entre les mains. Lectures imposées de l’école, livres de la bibliothèque, où je fouinais, tous les après-midi, à la recherche de n’importe quoi de nouveau et d’excitant, les poche trouvés pour 10 francs sur une brocante, achetés par dix. Les vieux bouquins de ma mère, Hauts de hurle vent et autres classiques cornés. Les Club des 5, puis plus tard les Barbara Cartland et les San Antonio de ma mamie. Puis, il y a eu Marcel. 

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J’ai lu: Entre les vignes

wp-1473494209586.jpegC’est la rentrée littéraire !

Et c’est plutôt une bonne nouvelle: hors des guides traditionnels ou moins il y a aussi des bouquins traitant de vins d’une autre façon, plus sensible.

J’ai reçu cette semaine « Entre les vignes » opus à trois signatures: Guillaume Laroche, Henri Annoni, Frédéric Henri.

« Conversations libres avec des vigneronnes et vignerons de Bourgogne » en est le sous-titre. Lire la suite

La positive attitude

Qu’est-ce que vous n’aimez pas chez vous?

Les cons!

Oui, mais chez vous?

Y a parfois des cons qui viennent chez moi

On pourrait penser qu’avec Internet, le monde du vin serait plus libre: de goûter ce que bon lui semble, de donner son avis, de critiquer. Après tout, puisque désormais il est très facile de mettre en ligne ses impressions, pourquoi se contenter de les partager seulement avec un cercle restreint d’amis? Lire la suite

Sexistes, les trophées du vin?

On évoquait la possibilité de faire un Trophée « Machos du vin » avec un tire-bouchon zizi en guise de récompense. Ça existe. Hé ouais

Hier, le monde de la bédé a été un peu secoué. En gros, pour la faire courte, au Grand prix de la bédé d’Angoulême, sur trente nommés, zéro femme. Tollé général, évidemment réaction immédiate des autrices (une centaine). Et défection d’auteurs masculins pour dénoncer le manque de représentation féminine. Angoulême a plié de mauvaise grâce concédant de nommer quelques femmes en plus des hommes déjà nommés. Lire la suite

Marmaille et pinard !

Je vous rassure tout de suite, il ne va pas être question de filer du pif dans le bib’ à ces chers petits anges démons sortis des enfers, mais plutôt de répondre à une question courante quand on a des gosses:
Quelle bouteille choisir de l’année de naissance de ces petits êtres délicats baveux et braillards quand on a dans la tête de la boire avec eux, pourquoi pas à leurs dix-huit ans? *

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Sur les marchés: le doc formidable!

Une fois n’est pas coutume je vais dire du bien d’une émission de télé. Ouais, tout arrive.

Je suis tombée dessus par hasard, et c’était formidable. Pas moins. Le pitch n’est pas compliqué, il s’agit d’aller sur les marchés. D’où le titre du doc, pas con. Sur les marchés donc, mais pas seulement. De l’échoppe-scène de théâtre du maître-fromager Sten Marc du marché de Morlaix, on passe au pré où paissent en quasi liberté les pies noires de Ronan, jeune agriculteur bio. Sten a un rêve: composer un plateau de fromages 100% breton. D’où l’idée d’emmener ces agriculteurs passionnés avec lui, et de les aider à produire des fromages de qualité. Bien sûr, c’est bucolique. Et ça fait rêver. Les petits cochons gratouillés sous le ventre qui se font bomber la panse avec le petit-lait.

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